Tribunal judiciaire de Lille, le 8 janvier 2026, n°24/14230

Le tribunal judiciaire de Lille, dans un jugement réputé contradictoire du 8 janvier 2026, s’est prononcé sur une demande en résiliation de bail pour défaut de paiement et défaut d’assurance.

Un bailleur social avait donné à bail un logement à une locataire depuis octobre 2020. Un commandement de payer visant la clause résolutoire fut signifié en mai 2024 pour une dette locative.

La locataire n’ayant pas comparu, le bailleur a sollicité la constatation de la résiliation du bail et la condamnation de l’occupante.

La question de droit portait sur la validité du commandement de payer au regard du délai mentionné et sur l’acquisition de la clause résolutoire pour défaut d’assurance.

Le juge a constaté la résiliation du bail pour défaut d’assurance, mais a rejeté la demande fondée sur l’impayé locatif.

I. La nullité du commandement de payer pour vice de forme affectant la résiliation pour loyers

Le tribunal a sanctionné l’irrégularité du commandement de payer délivré par le bailleur. Il a estimé que le délai de six semaines mentionné dans l’acte avait nécessairement induit la locataire en erreur.

Le juge a ainsi écarté la demande de constat de la résiliation du bail pour défaut de paiement des loyers. Cette solution rappelle la rigueur formelle imposée au créancier dans la délivrance de cet acte.

La portée de cette décision est de protéger le débiteur contre toute ambiguïté dans les actes d’exécution. Le sens de la décision est de garantir l’information précise du locataire sur ses droits et obligations.

II. L’acquisition de la clause résolutoire pour défaut d’assurance et ses conséquences indemnitaires

Le tribunal a constaté que la locataire n’avait pas justifié de son assurance dans le mois suivant le commandement. Il a donc déclaré réunies les conditions d’acquisition de la clause résolutoire à la date du 16 juin 2024.

Le juge a condamné l’occupante sans droit ni titre au paiement de l’arriéré locatif et d’une indemnité d’occupation. Il a rejeté la demande de délais de paiement faute d’élément sur la situation de la débitrice.

La valeur de cette solution est de distinguer clairement les deux clauses résolutoires et leurs régimes respectifs. La portée est de rappeler l’obligation impérative pour le locataire de souscrire une assurance.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    Discover more from Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

    Continue reading