Tribunal judiciaire de Limoges, le 13 janvier 2026, n°25/00638

Le tribunal judiciaire de Limoges, par un jugement du 13 janvier 2026, a statué sur la recevabilité d’une contestation formée par une débitrice. Celle-ci avait saisi la commission de surendettement, laquelle avait élaboré des mesures imposées le 28 janvier 2025. La débitrice, ayant reçu notification le 7 février 2025, a contesté ces mesures par un courrier du 10 avril 2025. La question de droit portait sur la recevabilité d’une contestation formée hors du délai légal. Le juge a déclaré cette contestation irrecevable pour cause de tardiveté.

I. L’irrecevabilité fondée sur le non-respect du délai légal.

Le juge rappelle que le recours contre les mesures imposées est soumis à un délai strict de trente jours. Ce délai court à compter de la notification de la décision de la commission à la personne concernée. En l’espèce, la notification a eu lieu le 7 février 2025, date de signature de l’avis de réception. La contestation, datée du 10 avril 2025, excède largement ce délai.

La solution est une application pure et simple de la lettre des textes. “la contestation n’ayant pas été formée dans le délai de trente jours prévu par les dispositions précitées, elle sera déclarée irrecevable” (Motifs). Le juge ne dispose d’aucun pouvoir pour étendre un délai légal impératif. La sanction de la forclusion est automatique et ne requiert aucune appréciation du bien-fondé de la contestation.

II. La portée de la décision sur la procédure de surendettement.

La déclaration d’irrecevabilité n’emporte pas la fin de la procédure de surendettement. Le jugement renvoie le dossier devant la commission pour “poursuite de la procédure”. Cela signifie que les mesures imposées initialement, non contestées valablement, retrouvent leur plein effet. La débitrice est donc liée par le plan d’apurement établi.

Sur la valeur de cet arrêt, il confirme le caractère rigoureux des règles de procédure en matière de surendettement. La portée est claire : le non-respect du délai de trente jours prive définitivement le débiteur de la possibilité de contester les mesures. Cette solution garantit la sécurité juridique des plans adoptés par la commission.

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