Tribunal judiciaire de Marseille, le 5 mars 2026, n°25/05926

Parler à un avocat 06 89 11 34 45

Le Tribunal judiciaire de Marseille, statuant en référé le 5 mars 2026, était saisi par une bailleresse d’une demande de constat de la résiliation du bail pour défaut d’assurance. Le locataire, assigné par acte déposé à étude, n’a pas comparu. La question de droit portait sur la régularité de l’acquisition de la clause résolutoire fondée sur l’absence de justification d’une assurance locative. La solution retient que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont réunies au 25 juillet 2025.

I. L’acquisition de la clause résolutoire pour défaut d’assurance

Le juge rappelle que l’obligation d’assurance du locataire est une obligation de première importance. Il énonce que la régularisation tardive, même rétroactive, n’empêche pas l’application de la clause résolutoire.

En l’espèce, un commandement de justifier d’une assurance a été signifié le 24 juin 2025. Le locataire, non comparant, ne justifie pas de cette assurance.

Le juge constate que le commandement est demeuré infructueux pendant plus d’un mois. Il en déduit que “les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail sont réunies à la date du 25 juillet 2025” (Motifs).

La valeur de cette solution est de rappeler la rigueur de l’obligation d’assurance. La portée est de sanctionner fermement le locataire qui ne justifie pas de son assurance dans le délai légal.

II. La condamnation provisionnelle au paiement des sommes dues

Le juge constate que le locataire est redevable des loyers impayés jusqu’à la résiliation du bail. Il rappelle que le maintien dans les lieux constitue une faute civile ouvrant droit à réparation.

Le juge fixe l’indemnité d’occupation au montant du loyer et des charges, soit 521,21 euros. Il condamne le locataire à payer une provision de 9.743,77 euros selon le décompte arrêté au 7 janvier 2026.

Le juge précise que le locataire, non comparant, n’apporte aucun élément pour contester le principe ou le montant de la dette. La valeur de cette solution est de rappeler le caractère non sérieusement contestable de l’obligation de payer. La portée est de permettre au bailleur d’obtenir rapidement une provision pour ses impayés.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    Discover more from Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Subscribe now to keep reading and get access to the full archive.

    Continue reading