Tribunal judiciaire de Lyon, le 22 janvier 2026, n°25/04403

Le tribunal judiciaire de Lyon, statuant selon la procédure accélérée au fond le 22 janvier 2026, a condamné un copropriétaire défaillant au paiement des charges impayées. Le syndicat des copropriétaires assignait le propriétaire pour obtenir le recouvrement de charges, des frais de syndic et des dommages-intérêts. Le défendeur, régulièrement cité, n’a pas comparu ni ne s’est fait représenter. La question centrale portait sur le bien-fondé des demandes du syndicat en l’absence du copropriétaire. Le juge a partiellement accueilli les prétentions du demandeur.

La recevabilité de la demande en paiement des charges est confirmée par la production de pièces justificatives. Le tribunal a estimé que le syndicat versait aux débats les procès-verbaux des assemblées générales, les budgets votés et les appels de provisions. Il a ainsi jugé «qu’il convient par conséquent de condamner» le copropriétaire à payer la somme de 3774,21 euros (Motifs). Cette solution rappelle la force probante des décisions d’assemblée générale et des décomptes individuels dans le contentieux des charges. Sa portée est de sécuriser la créance du syndicat, même en l’absence de contestation, dès lors que les documents comptables sont réguliers.

Le rejet de la demande relative aux frais de syndic révèle une application stricte des textes. Le juge a constaté que l’article 10-1 de la loi de 1965 «ne vise pas les honoraires versés au syndic pour la mise en oeuvre d’une procédure judiciaire» (Motifs). Il a également souligné l’inopposabilité du contrat de syndic au copropriétaire pour fonder une telle réclamation. La valeur de cette décision est de limiter les frais imputables au seul copropriétaire à ceux strictement nécessaires et prévus par la loi. Sa portée est d’inciter les syndics à ne pas répercuter leurs honoraires de contentieux sur le seul débiteur sans base légale claire.

L’octroi de dommages-intérêts pour résistance abusive consacre la faute du copropriétaire dans le non-paiement des charges. Le tribunal a retenu que le compte présentait «un solde débiteur depuis presque 3 années, sans tentative de régularisation» (Motifs). Il a considéré que cette carence, imposant au syndicat de supporter des frais de gestion, causait un préjudice à la collectivité. Cette solution affirme que le simple retard de paiement, lorsqu’il est prolongé, constitue une faute génératrice d’un préjudice distinct des intérêts moratoires. Sa portée est de renforcer la dissuasion contre les impayés chroniques dans les copropriétés.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.
Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal

Maître Kohen, avocat à Paris en droit pénal et droit du travail, accompagne ses clients avec rigueur et discrétion dans toutes leurs démarches juridiques, qu'il s'agisse de procédures pénales ou de litiges liés au droit du travail.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

Больше на Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

Оформите подписку, чтобы продолжить чтение и получить доступ к полному архиву.

Читать дальше