Cour d’appel de Lyon, le 17 décembre 2025, n°24/07613

La cour d’appel de Lyon, dans son arrêt du 17 décembre 2025, a infirmé une ordonnance de référé ayant condamné une locataire à verser une provision à son bailleur. Une société locataire avait été condamnée en référé à payer des loyers impayés, puis avait relevé appel de cette décision. En cours d’instance d’appel, une procédure de redressement judiciaire a été ouverte à l’encontre de cette société. La question de droit portait sur la recevabilité de la demande de provision après l’ouverture d’une telle procédure collective. La cour a déclaré la demande de provision irrecevable en raison de la procédure collective en cours.

L’office du juge des référés face à une procédure collective ouverte en cours d’instance.

La cour rappelle que l’instance en référé provision n’est pas interrompue par la survenance d’une procédure collective. Elle précise que seules les actions tendant au paiement de sommes d’argent ou en résolution de contrat sont visées par l’article L 622-21 du code de commerce. La demande de provision échappe à cette interruption car elle ne constitue pas une action en paiement définitif. Ce faisant, la cour affirme la spécificité de la procédure de référé, qui conserve sa nature provisoire.

L’impossibilité pour le juge des référés d’accorder une provision après l’ouverture du redressement judiciaire.

La cour énonce que l’arrêt des poursuites individuelles s’applique, la décision sur la créance appartenant désormais au juge-commissaire. Elle en déduit que le juge des référés ne peut plus accueillir la demande de provision. Cette solution a une valeur protectrice pour le débiteur en procédure collective, en centralisant le sort des créances entre les mains du juge-commissaire. La portée de cet arrêt est de préciser que le référé provision, bien que non interrompu, devient sans objet sur le fond.

Fondements juridiques

Article L. 2314-23 du Code du travail En vigueur

Pour les salariés mis à disposition qui remplissent les conditions mentionnées au 2° de l’article L. 1111-2, la condition de présence dans l’entreprise utilisatrice est de douze mois continus pour y être électeur. Les salariés mis à disposition ne sont pas éligibles dans l’entreprise utilisatrice.

Les salariés mis à disposition qui remplissent les conditions mentionnées au premier alinéa choisissent s’ils exercent leur droit de vote dans l’entreprise qui les emploie ou l’entreprise utilisatrice.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.
Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal

Maître Kohen, avocat à Paris en droit pénal et droit du travail, accompagne ses clients avec rigueur et discrétion dans toutes leurs démarches juridiques, qu'il s'agisse de procédures pénales ou de litiges liés au droit du travail.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

了解 Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris 的更多信息

立即订阅以继续阅读并访问完整档案。

继续阅读