Tribunal judiciaire de Grenoble, le 18 décembre 2025, n°25/04241

Le tribunal judiciaire de Grenoble, dans son jugement du 18 décembre 2025, statue sur une requête en rectification d’erreur matérielle et en interprétation d’un précédent jugement avant dire droit. Le litige oppose le propriétaire d’une parcelle enclavée à l’indivision voisine, à la suite d’une expertise ordonnée le 27 mars 2025 pour établir une servitude de tréfonds. La question de droit centrale porte sur la distinction entre la correction d’une simple erreur matérielle et une véritable demande d’interprétation ou d’extension de la décision initiale. Le tribunal fait droit à la rectification mais rejette intégralement les prétentions interprétatives de l’indivision.

La recevabilité de la rectification d’une erreur matérielle est admise.
Le juge constate que la mention de la parcelle AI numéro Cadastre 13 est une erreur manifeste.
Il relève que l’ensemble des parties s’accorde sur la parcelle réellement visée.
En application de l’article 462 du code de procédure civile, cette omission peut être réparée.
La valeur de cette solution est de rappeler le caractère objectif de l’erreur matérielle.
Elle ne nécessite aucune appréciation contentieuse du litige pour être corrigée.
La portée de la décision est de préserver la lisibilité et l’exactitude de la motivation.
Elle permet à l’expert de poursuivre sa mission sans ambiguïté sur les parcelles concernées.

Le refus d’interpréter le jugement pour étendre son objet est justifié.
Les requérants demandaient au tribunal de dire qu’un contrat stipule une servitude.
Ils sollicitaient également un jugement sur l’impossibilité de revenir sur cet acte.
Le juge rappelle que son rôle n’est pas de décrire un contrat mais de trancher un litige.
Ces demandes ne constituent pas une prétention au sens de l’article 4 du code de procédure civile.
Elles visent en réalité à étendre la mission de l’expert à des questions non pertinentes.
La valeur de ce rejet est de circonscrire strictement l’office du juge de l’interprétation.
Celui-ci ne peut ni ajouter à sa décision ni en modifier la portée.
La portée de cette solution est de sanctionner un détournement de la procédure.
Elle empêche une partie de contourner les voies de recours ordinaires pour obtenir un nouveau jugement.

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Hassan KOHEN
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