Tribunal judiciaire de Lyon, le 15 janvier 2026, n°25/03827

Le tribunal judiciaire de Lyon, dans son jugement du 15 janvier 2026, a condamné une copropriétaire à payer des charges impayées tout en rejetant les demandes de dommages-intérêts et de frais de syndic. La procédure a été initiée par le syndicat des copropriétaires pour obtenir le paiement de 2191,20 euros actualisés. La défenderesse contestait la dette en invoquant une erreur sur la propriété d’un garage et un litige ancien. La question de droit portait sur le bien-fondé de la créance et l’imputabilité des frais de recouvrement. La solution retient la validité de la dette principale mais écarte les accessoires non justifiés.

L’exigibilité des charges de copropriété est confirmée par la preuve des délibérations.

Le juge constate que la copropriétaire ne prouve pas l’inexactitude des décomptes fournis par le syndicat. Il relève que “les décomptes de charges sont dus tant pour le lot n°29 que pour le lot n°133” (Motifs, page 3). Cette solution affirme la force probante des pièces comptables du syndicat face à une contestation non étayée. La valeur de ce raisonnement est de rappeler que la charge de la preuve incombe au copropriétaire qui conteste. La portée est de sécuriser le recouvrement des charges en exigeant une contestation précise et documentée.

Les frais de syndic et les dommages-intérêts sont exclus car non conformes au cadre légal.

Le tribunal écarte les honoraires du syndic pour la procédure, car “l’article précité ne vise pas les honoraires versés au syndic pour la mise en œuvre d’une procédure judiciaire” (Motifs, page 4). Cette solution délimite strictement le champ de l’article 10-1 de la loi de 1965. Sa valeur est de protéger le copropriétaire contre des frais non prévus par la loi. La portée est d’interdire au syndicat d’imposer des honoraires contractuels non opposables au copropriétaire défaillant.

La demande de dommages-intérêts est rejetée faute de preuve d’une mauvaise foi caractérisée.

Le juge estime que le syndicat “ne démontre pas avoir subi un préjudice indépendant de ce retard” (Motifs, page 4). Cette solution rappelle le caractère exceptionnel des dommages-intérêts distincts des intérêts moratoires. Sa valeur est de subordonner cette sanction à une intention de nuire ou une résistance abusive établie. La portée est d’éviter une double indemnisation automatique du créancier en cas de simple retard de paiement.

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Hassan KOHEN
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