Tribunal judiciaire de Marseille, le 15 janvier 2026, n°25/03396

Le Tribunal judiciaire de Marseille, statuant en référé le 12 mars 2026, a constaté la résiliation d’un bail d’habitation pour impayés. La bailleresse, une société anonyme, avait assigné sa locataire défaillante après un commandement de payer resté infructueux. La question centrale portait sur la recevabilité de l’action et l’acquisition de la clause résolutoire. Le juge a déclaré l’action recevable et a prononcé la résiliation du contrat de location.

La recevabilité de l’action conditionne l’examen au fond de la demande en résiliation.

Le juge a vérifié le respect des délais légaux imposés par la loi du 6 juillet 1989. Il relève que “la SA UNICIL produit la notification à la CCAPEX en date du 24 février 2025 des impayés locatifs” (Motifs). Cette saisine, antérieure de plus de deux mois à l’assignation, satisfait aux exigences de l’article 24 II. La valeur de cette vérification est de s’assurer que le bailleur a respecté le processus de prévention des expulsions.

Le magistrat constate également la dénonciation de l’assignation à la préfecture six semaines avant l’audience. Il en déduit que “l’action de la SA UNICIL est donc déclarée recevable” (Motifs). Cette solution affirme le caractère impératif des formalités préalables à toute action en résiliation. La portée est de sanctuariser le dialogue et la prévention avant la voie judiciaire.

L’acquisition de la clause résolutoire est le second pilier de la décision ordonnant l’expulsion.

Le juge constate que le commandement de payer, délivré le 21 février 2025, est resté sans effet pendant plus de six semaines. Il en déduit que “la clause résolutoire est acquise de plein droit et le bail résilié à la date du 4 avril 2025” (Motifs). Le sens de cette décision est d’appliquer strictement la convention des parties. La valeur est de rappeler la force obligatoire des clauses contractuelles.

En conséquence, le juge ordonne l’expulsion et condamne la locataire au paiement d’une provision. Cette solution permet au bailleur de recouvrer la jouissance de son bien et les sommes dues. La portée de l’ordonnance est de mettre fin à la situation d’impayés par une mesure exécutoire par provision.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.
Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal

Maître Kohen, avocat à Paris en droit pénal et droit du travail, accompagne ses clients avec rigueur et discrétion dans toutes leurs démarches juridiques, qu'il s'agisse de procédures pénales ou de litiges liés au droit du travail.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

了解 Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris 的更多信息

立即订阅以继续阅读并访问完整档案。

继续阅读