Avocat rupture de PACS à Paris : protéger vos droits, vos biens et votre logement

Réponse rapide. Pour rompre un PACS, il faut distinguer la formalité de dissolution et le règlement des conséquences. La dissolution peut être commune ou unilatérale. En cas de désaccord, un commissaire de justice signifie la décision à l’autre partenaire, puis l’officier d’état civil ou le notaire enregistre la dissolution. Les biens, le logement, les dettes, les enfants et les créances entre partenaires doivent être traités séparément.

La difficulté principale n’est pas toujours de mettre fin au PACS : c’est de savoir qui garde le logement, comment partager un bien indivis, comment prouver un apport personnel, que faire d’un compte joint, et comment organiser les enfants si la séparation crée un conflit parental.

Le Cabinet Kohen Avocats vous accompagne à Paris et en Île-de-France pour choisir la bonne voie, préparer les pièces, sécuriser la notification ou l’accord de dissolution, négocier la liquidation amiable et saisir le juge lorsque le partage, l’occupation du logement ou une demande indemnitaire bloque.

Dernière mise à jour le 30 avril 2026

Le cabinet relit la convention de PACS, chiffre les créances entre partenaires et organise la sortie d'indivision. Lecture des pièces, calendrier maîtrisé, sécurisation du logement et des enfants.

  • Indivision
  • Aide matérielle
  • Logement commun
  • Créances entre partenaires
  • JAF Paris

Convention de PACS

Régime patrimonial relu

Identification du régime applicable, des clauses spécifiques et des biens présumés indivis avant toute déclaration de rupture.

Logement et indivision

Sortie ordonnée

Partage amiable ou judiciaire, indemnité d'occupation, attribution moyennant soulte, sécurisation des emprunts en cours.

Créances entre partenaires

Comptabilité reconstituée

Reconstruction des flux bancaires, calcul des facultés contributives, application de la règle de l'aide matérielle.

Calendrier respecté

Décisions irréversibles protégées

Préparation des actes notariaux, signification par commissaire de justice, saisine du JAF en cas de désaccord.

Réponse rapide

Synthèse en 60 secondes

Le PACS se rompt par déclaration conjointe ou par déclaration unilatérale signifiée par commissaire de justice (article 515-7 du Code civil). La rupture met fin à l'aide matérielle pour l'avenir, mais ouvre la liquidation des biens indivis et des créances entre partenaires. Le logement commun, les remboursements d'emprunt et les financements personnels doivent être retracés avec précision. Maître Hassan Kohen lit la convention de PACS, chiffre les créances mobilisables et organise la sortie d'indivision.

La rupture du PACS est l'un des contentieux familiaux les plus sous-estimés. La séparation paraît simple parce que la loi prévoit un mode de rupture rapide, mais l'enjeu réel se déplace sur les conséquences patrimoniales : sort du logement commun, indivision sur un bien immobilier, remboursements d'emprunt assumés seul, dépenses pour l'autre partenaire, créances à faire reconnaître. Une rupture mal anticipée laisse des années de procédure et de pertes financières.

Le régime juridique est posé aux articles 515-7 et 515-7-1 du Code civil, complétés par l'article 515-3-1 du Code civil sur l'enregistrement de la convention et par les articles 815 et suivants du Code civil sur la sortie de l'indivision. Les enfants du couple relèvent du juge aux affaires familiales (article 373-2-9 du Code civil) car la dissolution du PACS n'a pas d'effet automatique sur l'autorité parentale ni sur la résidence.

Le Cabinet Kohen Avocats accompagne les partenaires qui veulent rompre vite mais sans fragiliser leur patrimoine. La méthode reste constante : lecture des pièces, identification du régime applicable (séparation ou indivision conventionnelle), chiffrage des créances, préparation du partage et, si nécessaire, saisine du juge.

Rupture unilatérale : les risques à anticiper

L'article 515-7 du Code civil prévoit cinq modes de rupture du PACS : la déclaration conjointe des partenaires, la déclaration unilatérale signifiée par commissaire de justice, le mariage de l'un des partenaires, le mariage des deux partenaires entre eux et le décès. Les deux premiers modes concernent l'écrasante majorité des séparations.

La déclaration conjointe est la voie apaisée. Les partenaires remettent ou adressent une déclaration écrite conjointe à l'officier d'état civil de la mairie où le PACS a été enregistré. Pour les PACS conclus devant notaire, la déclaration est remise au notaire rédacteur. La rupture prend effet entre les partenaires dès l'enregistrement par l'officier d'état civil ou le notaire, et à l'égard des tiers à compter de la publicité aux registres d'état civil.

La déclaration unilatérale exige la signification de la rupture à l'autre partenaire par commissaire de justice. Une copie de la signification est ensuite remise ou adressée à l'officier d'état civil ou au notaire. Cette voie est ouverte sans avoir à justifier d'un motif. Elle ne suppose ni faute, ni préavis légal. Pour autant, l'abus dans la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur si elle est intervenue dans des circonstances brutales ou vexatoires : la jurisprudence applique alors les règles classiques de la responsabilité civile, sans que la rupture elle-même soit remise en cause.

Le sort de l'aide matérielle est immédiat. La rupture met fin pour l'avenir à l'obligation d'aide matérielle posée par l'article 515-4 du Code civil. En revanche, les paiements effectués pendant la durée du PACS pour le logement de la famille restent imputables sur cette obligation et n'ouvrent pas droit à créance, comme l'a jugé la Cour de cassation : les partenaires liés par un pacte civil de solidarité s'engagent à une vie commune, ainsi qu'à une aide matérielle et une assistance réciproques. Si les partenaires n'en disposent autrement, l'aide matérielle est proportionnelle à leurs facultés respectives (Cass. 1re civ., 27 janv. 2021, n° 19-26.140, publié au Bulletin). Cette règle structure tout le contentieux des créances entre partenaires.

Indivision et logement : sortir du blocage

Le régime patrimonial des partenaires de PACS est posé par l'article 515-5 du Code civil. À défaut de clause contraire, chaque partenaire conserve l'administration, la jouissance et la libre disposition de ses biens personnels et reste tenu seul des dettes nées avant ou pendant le pacte. Les partenaires peuvent toutefois soumettre leurs acquisitions au régime de l'indivision dans la convention de PACS : c'est le régime conventionnel d'indivision.

Lorsque les partenaires ont acquis ensemble un bien immobilier, ce bien est en indivision régie par les articles 815 et suivants du Code civil. Aucun indivisaire ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision : chacun peut provoquer le partage à tout moment, en l'absence de convention d'indivision écrite à durée déterminée. Le partage peut être amiable si les partenaires s'accordent sur les comptes, judiciaire devant le juge aux affaires familiales si le désaccord persiste.

Le partenaire qui occupe seul le bien après la séparation est en principe redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision, calculée selon la valeur locative du bien et le pourcentage qui ne lui appartient pas. La règle est posée à l'article 815-9, alinéa 2, du Code civil : l'indivisaire qui jouit privativement de la chose indivise est, sauf convention contraire, redevable d'une indemnité. Cette indemnité court à compter du moment où la jouissance devient effectivement privative, c'est-à-dire à compter du départ de l'autre partenaire et pas nécessairement à compter de la rupture du PACS.

L'attribution préférentielle du logement n'est pas automatique pour les partenaires de PACS comme elle l'est pour les époux divorcés. Toutefois, les partenaires peuvent demander l'attribution préférentielle de leur résidence principale au juge si le partenaire survivant l'a expressément prévu par testament (article 515-6 du Code civil). En cas de séparation, l'attribution se négocie dans le cadre du partage : licitation, attribution moyennant soulte, maintien temporaire en indivision conventionnelle. Le cabinet identifie l'option la plus protectrice selon les revenus, la capacité d'emprunt et la présence d'enfants.

Point de vigilance. La rupture unilatérale prend effet à la signification par commissaire de justice. Aucun préavis légal ne s'applique entre partenaires de PACS, mais l'abus dans les conditions de la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur. Mieux vaut préparer la sortie patrimoniale avant la signification que la subir dans l'urgence.

Créances entre partenaires : prouver les paiements

Le contentieux le plus fréquent à la rupture concerne les créances entre partenaires. L'article 515-7, dernier alinéa, du Code civil énonce une règle d'évaluation : sauf convention contraire, les créances dont les partenaires sont titulaires l'un envers l'autre sont évaluées selon les règles prévues à l'article 1469 du Code civil, et peuvent être compensées avec les avantages que leur titulaire a pu retirer de la vie commune, notamment en ne contribuant pas à hauteur de ses facultés aux dettes contractées pour les besoins de la vie courante.

L'enjeu pratique est considérable. Un partenaire qui a financé seul l'apport d'un bien indivis, qui a remboursé seul les mensualités d'emprunt, ou qui a payé des travaux importants peut prétendre à une créance contre l'indivision, contre l'autre partenaire, ou contre les deux. La preuve incombe à celui qui réclame le paiement. Les juges examinent attentivement les flux bancaires, l'origine des fonds, l'écart de revenus entre les partenaires et la répartition des charges courantes.

La Cour de cassation a fixé une règle d'or qui domine tout ce contentieux. Lorsque le remboursement de l'emprunt destiné à l'acquisition du logement de la famille est proportionnel aux facultés contributives du partenaire payeur, ce remboursement participe de l'exécution de l'aide matérielle : la cour d'appel, qui a souverainement estimé que les paiements effectués par M. K... l'avaient été en proportion de ses facultés contributives, a pu décider que les règlements relatifs à l'acquisition du bien immobilier opérés par celui-ci participaient de l'exécution de l'aide matérielle entre partenaires et en a exactement déduit, sans inverser la charge de la preuve, qu'il ne pouvait prétendre bénéficier d'une créance à ce titre (Cass. 1re civ., 27 janv. 2021, n° 19-26.140, publié au Bulletin, formation de section).

La portée pratique de cette règle est lourde. Le partenaire qui a payé davantage parce qu'il gagnait davantage ne récupère rien à la rupture sur ce qui correspond à sa quote-part normale. Il ne peut espérer une créance que pour ce qu'il a payé au-delà de sa contribution proportionnelle. La preuve passe par une analyse fine des revenus respectifs sur toute la durée du pacte, des dépenses du foyer et des apports en capital. Le cabinet reconstitue cette comptabilité avant toute saisine du juge, pour évaluer la véritable assiette de créance.

Vous voulez chiffrer les créances avant de rompre ?

Première lecture de la convention et reconstitution comptable remises sous quarante-huit heures ouvrées. Devis forfaitaire écrit avant tout engagement.

Pièces à préparer pour votre dossier

Identité

  • Pièces d'identité des deux partenaires
  • Attestation de PACS
  • Convention de PACS enregistrée
  • Justificatifs de domicile

Régime patrimonial

  • Convention initiale ou modificative
  • Indivisions conventionnelles
  • Donations entre partenaires
  • Reconnaissances de dette

Revenus et flux bancaires

  • Avis d'imposition trois dernières années
  • Bulletins de salaire
  • Relevés bancaires complets
  • Tableaux d'amortissement des emprunts

Logement et enfants

  • Titre de propriété ou bail
  • Estimations notariales du bien indivis
  • Justificatifs de scolarité des enfants
  • Frais réels des enfants

Enfants communs : saisir le JAF si besoin

La rupture du PACS n'a aucun effet automatique sur les enfants communs. L'autorité parentale demeure exercée en commun, conformément à l'article 372 du Code civil, lorsque la filiation a été établie à l'égard des deux parents dans la première année de l'enfant. Aucune décision judiciaire n'est nécessaire pour faire perdurer cette autorité parentale conjointe après la séparation.

En revanche, l'organisation pratique de la vie de l'enfant doit être réglée. La résidence, le droit de visite et d'hébergement, la contribution à l'entretien et l'éducation peuvent être fixés à l'amiable par les partenaires, formalisés dans un document écrit, et soumis à homologation au juge aux affaires familiales en application de l'article 373-2-7 du Code civil. L'homologation rend la convention exécutoire et la dote de la même force qu'un jugement.

En cas de désaccord ou de simple impossibilité de s'entendre, le juge aux affaires familiales est compétent (article 373-2-9 du Code civil). La saisine se fait par requête, sans représentation obligatoire, mais l'assistance d'un avocat est vivement recommandée pour cadrer la demande et produire les preuves utiles. Le juge statue selon l'intérêt supérieur de l'enfant, en prenant en compte la pratique antérieurement suivie, l'aptitude de chaque parent et les sentiments exprimés par l'enfant capable de discernement.

La pension alimentaire pour les enfants se calcule selon les besoins des enfants et les ressources des parents (article 371-2 du Code civil). Depuis 2022, l'intermédiation financière est devenue le principe pour les pensions fixées par décision judiciaire ou par convention homologuée : la caisse d'allocations familiales devient l'intermédiaire entre le débiteur et le créancier, et sécurise le recouvrement automatique en cas d'impayé. Cette intermédiation doit être expressément demandée dans la convention ou la requête.

Convention de PACS : relire avant d'agir

La convention de PACS est le contrat originel des partenaires. Elle a été conclue lors de l'enregistrement du pacte (article 515-3-1 du Code civil) soit en mairie soit chez un notaire. Sa relecture est la première étape de toute rupture maîtrisée : elle indique le régime patrimonial choisi (séparation des patrimoines ou indivision des acquisitions), les éventuelles clauses sur le logement, les modalités d'aide matérielle convenues par les partenaires, et les biens éventuellement déclarés indivis.

Le régime conventionnel d'indivision (article 515-5-1 du Code civil) emporte des conséquences fortes. Les biens acquis pendant le pacte sont réputés indivis par moitié, sauf preuve contraire portée par celui qui revendique la propriété exclusive. Les partenaires peuvent personnaliser cette règle dans la convention : pourcentage différent, exclusion de certains biens, présomption affaiblie ou renforcée. La rédaction initiale, parfois bâclée, redevient cruciale au moment de la rupture.

Le régime de séparation reste la voie par défaut depuis la loi du 23 juin 2006. Chaque partenaire reste seul propriétaire des biens qu'il acquiert et seul tenu de ses dettes personnelles. Les achats faits en commun sont en indivision selon la quote-part de financement, qui doit être démontrée pièce par pièce. La séparation simplifie la rupture, mais multiplie le travail de preuve : l'absence d'indivision conventionnelle suppose une comptabilité rigoureuse de chaque mouvement.

Les clauses spécifiques méritent une attention particulière. Une clause d'indemnité d'occupation forfaitaire, une clause de remboursement préalable au partage, une clause de soulte automatique attribuant le bien à l'un des partenaires sont des instruments puissants qui s'imposent au juge en l'absence de fraude. Le cabinet relit la convention avant toute action et identifie les clauses mobilisables, qu'elles servent l'intérêt du client ou qu'il faille en désamorcer les effets.

Comment le cabinet vous accompagne

1

Première lecture des pièces

Lecture de la convention, identification du régime patrimonial, repérage des biens indivis et des créances mobilisables. Note écrite et calendrier remis avant tout engagement.

2

Reconstitution comptable

Analyse des relevés bancaires, calcul des facultés contributives, application de la jurisprudence sur l'aide matérielle, chiffrage prudent de la créance.

3

Choix du mode de rupture

Déclaration conjointe en mairie ou chez le notaire, ou signification unilatérale par commissaire de justice selon la dynamique du couple et la sécurité patrimoniale.

4

Partage amiable ou judiciaire

Coordination avec le notaire pour l'état liquidatif, négociation de la soulte et de l'indemnité d'occupation, ou saisine du juge aux affaires familiales si le désaccord persiste.

5

Volet enfants sécurisé

Convention parentale homologuée par le JAF si possible, requête JAF avec pièces complètes en cas de désaccord, intermédiation financière mise en place pour la pension.

Ce que le cabinet vérifie avant d'agir

Régime applicable

Identification du régime initial choisi dans la convention, repérage des clauses sur le logement et l'aide matérielle.

Patrimoine commun

Inventaire des biens indivis, valorisation des biens immobiliers, anticipation des soultes et des indemnités d'occupation.

Créances mobilisables

Calcul prudent du périmètre récupérable au regard de la règle d'aide matérielle, preuve par documents bancaires.

Volet enfants

Vérification de la situation parentale, anticipation d'une saisine JAF, préparation du dossier de pension et de résidence.

Tableau de synthèse : étapes, acteurs, pièces, délai

ÉtapeActeurPièces produitesDélai
Lecture de la convention de PACSCabinetConvention enregistrée, attestation de PACS, régime applicableUne à deux semaines selon la complexité
Reconstitution patrimonialeCabinet et clientRelevés bancaires, tableaux d'amortissement, factures de travaux, justificatifs d'apportsTrois à six semaines selon la durée du PACS
Déclaration de rupture conjointeOfficier d'état civil ou notaireDéclaration écrite signée par les deux partenairesEffet immédiat à l'enregistrement
Déclaration de rupture unilatéraleCommissaire de justiceActe de signification à l'autre partenaire, copie à l'officier d'état civilEffet à la signification, publicité dans la foulée
Partage amiable des biens indivisNotaire (si bien immobilier)État liquidatif notarial, valorisations, soultes chiffréesTrois à six mois selon la complexité
Saisine du JAF en partage judiciaireTribunal judiciaire de ParisAssignation, projet d'état liquidatif, pièces patrimonialesAudience d'orientation sous trois à six mois, suite procédurale variable
Saisine du JAF pour les enfantsJAF du tribunal judiciaireRequête, pièces des enfants, justificatifs de revenusAudience entre trois et neuf mois selon les juridictions

Cas pratiques anonymisés chiffrés

Dossier 1 : rupture amiable, séparation des patrimoines

Pacte de huit ans, régime de séparation, location commune, deux comptes distincts, aucun bien immobilier. Décision conjointe de rompre, accord global préalable. Lecture de la convention, reconstitution comptable des dépenses du foyer, vérification de l'absence de créance significative.

Issue : déclaration conjointe en mairie, restitution équilibrée du mobilier, sortie du bail commun selon les règles de la loi du 6 juillet 1989. Aucune procédure judiciaire.

Durée totale : 5 semaines. Forfait honoraires.

Dossier 2 : indivision sur appartement, rupture unilatérale

Pacte de douze ans, régime d'indivision conventionnelle, appartement parisien acquis à 50/50, emprunts remboursés majoritairement par un partenaire. Rupture unilatérale signifiée par commissaire de justice. Reconstitution comptable approfondie : revenus respectifs, mensualités, charges, travaux.

Issue : application de la jurisprudence du 27 janvier 2021. Les remboursements proportionnels aux facultés contributives ne génèrent pas de créance. Indemnité d'occupation fixée pour l'occupant. Partage notarié avec attribution moyennant soulte.

Durée totale : 14 mois (négociation + état liquidatif notarial).

Dossier 3 : enfants mineurs, désaccord sur la résidence

Pacte de dix ans, deux enfants âgés de cinq et neuf ans, indivision sur la résidence principale. Rupture unilatérale entre partenaires en conflit. Désaccord sur la résidence des enfants et sur la contribution à l'entretien.

Issue : saisine du JAF du tribunal judiciaire de Paris, fixation de la résidence chez la mère, droit de visite élargi pour le père, contribution à l'entretien selon barème avec intermédiation CAF. Partage de l'indivision conduit en parallèle par voie notariale.

Durée totale : 18 mois (volet enfants + volet patrimonial).

Honoraires et accompagnement forfaitaire

Le Cabinet propose un premier rendez-vous d'analyse au tarif d'une consultation. Cette rencontre comprend la lecture de la convention de PACS, l'identification du régime applicable, le repérage des créances mobilisables, l'estimation des coûts notariaux et la définition d'un calendrier réaliste. Une note écrite chiffrée est remise avec un devis forfaitaire pour la suite.

L'accompagnement d'une rupture de PACS fait l'objet d'une convention d'honoraires écrite. Le forfait varie selon le régime patrimonial choisi initialement, la présence d'un bien immobilier indivis, l'ancienneté du pacte et la nécessité de saisir le juge aux affaires familiales. Les frais notariaux liés au partage et les frais de commissaire de justice pour la signification sont distincts et chiffrés en supplément.

Le cabinet peut également intervenir à la demande d'un partenaire qui vient de recevoir une signification de rupture unilatérale. Le délai de réaction est court : la sortie de l'indivision peut être provoquée immédiatement par l'autre partenaire, et le retrait des sommes d'un compte joint peut s'opérer rapidement. Une consultation rapide permet de sécuriser les avoirs, organiser le départ du logement le cas échéant et préparer le partage.

Maître Hassan Kohen, avocat au Barreau de Paris

Avocat référent

Hassan Kohen, avocat au Barreau de Paris

Maître Hassan Kohen accompagne les partenaires de PACS qui rompent leur pacte à Paris et en Île-de-France. Le cabinet relit la convention initiale, chiffre les créances entre partenaires, organise le partage des biens indivis et saisit le juge aux affaires familiales en cas de désaccord sur le logement, sur les enfants ou sur la liquidation. La méthode privilégie la sortie patrimoniale ordonnée plutôt que la confrontation, sans renoncer à la fermeté quand les intérêts du client le commandent.

  • Barreau de Paris
  • 11 rue Margueritte 75017 Paris
  • Droit de la famille
  • Sortie d'indivision

Première étape avec le cabinet

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Questions fréquentes

Douze réponses aux questions les plus fréquentes sur la rupture du PACS : modes de rupture, indivision et logement, créances entre partenaires, enfants communs, compte joint, indemnité d'occupation et calendrier procédural.

Comment rompre un PACS à l'amiable ?

La rupture conjointe est la voie la plus apaisée et la plus rapide. Les deux partenaires remettent ou adressent une déclaration écrite conjointe à l'officier d'état civil de la mairie où le PACS a été enregistré. Pour les PACS conclus devant notaire depuis 2017, la déclaration est remise au notaire rédacteur. L'article 515-7 du Code civil encadre cette procédure. La rupture prend effet entre les partenaires dès l'enregistrement et à l'égard des tiers à compter de la publicité aux registres d'état civil. Aucune motivation n'est exigée. Le cabinet rédige la déclaration, vérifie le respect des conditions et accompagne la liquidation patrimoniale qui suit. Pour des partenaires sans bien commun et sans enfant, l'opération peut être bouclée en cinq à sept semaines.

Peut-on rompre le PACS unilatéralement et que se passe-t-il ?

Oui. Chaque partenaire peut rompre seul le PACS sans motiver sa décision et sans préavis. Il signifie la rupture à l'autre partenaire par commissaire de justice (ex-huissier), puis adresse une copie à l'officier d'état civil ou au notaire dépositaire de la convention (article 515-7 du Code civil). La rupture prend effet à la signification entre partenaires. La voie unilatérale ne suppose ni faute ni délai, mais l'abus dans les conditions de la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur (article 1240 du Code civil). Le cabinet conseille rarement de procéder par signification sans préparer en amont la sortie patrimoniale : sécurisation des comptes, déménagement organisé, état liquidatif anticipé. Une rupture brutale, signifiée sans préparation, expose à des contre-mesures rapides de l'autre partenaire.

Comment sortir d'une indivision sur le logement après la rupture ?

La sortie de l'indivision est régie par les articles 815 et suivants du Code civil. Aucun indivisaire ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision et chacun peut provoquer le partage à tout moment. Trois options sont ouvertes. Le partage amiable se conclut chez le notaire par un état liquidatif authentique : valorisation du bien, attribution à l'un des partenaires moyennant soulte, ou licitation à un tiers. L'attribution moyennant soulte suppose que l'attributaire dispose des fonds ou puisse souscrire un emprunt pour racheter la quote-part de l'autre. Le partage judiciaire est ouvert si l'amiable échoue : l'un des partenaires assigne l'autre devant le juge aux affaires familiales en partage. La procédure est plus longue (douze à dix-huit mois) et plus coûteuse. Une période d'indivision conventionnelle peut aussi être négociée temporairement, par exemple pour permettre à l'un des partenaires de reconstituer un apport ou pour attendre la sortie d'études d'un enfant. Le cabinet identifie l'option la plus protectrice avant toute saisine.

Peut-on demander une indemnité d'occupation après la rupture ?

Oui. Lorsqu'un seul partenaire occupe le logement indivis après la séparation, il est en principe redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision. L'article 815-9, alinéa 2, du Code civil énonce que l'indivisaire qui jouit privativement de la chose indivise est, sauf convention contraire, redevable d'une indemnité. Le montant correspond généralement à la valeur locative du bien. Un coefficient de précarité de 20 à 30 % est souvent appliqué pour tenir compte du caractère temporaire de l'occupation. L'indemnité court à compter du jour où la jouissance devient effectivement privative, c'est-à-dire à compter du départ effectif de l'autre partenaire et pas nécessairement à compter de la rupture du PACS. La preuve de la date de départ est essentielle : courrier de changement d'adresse, justificatif de nouveau bail, témoignages. Le cabinet documente cette date dès la première consultation.

Le partenaire qui a payé seul l'emprunt peut-il réclamer une créance ?

La règle est nuancée. Le partenaire qui a remboursé seul un emprunt destiné à l'acquisition du logement de la famille ne peut prétendre à une créance que pour ce qu'il a payé au-delà de ses facultés contributives. La Cour de cassation l'a posé clairement : les paiements effectués par M. K... l'avaient été en proportion de ses facultés contributives, [il] participaient de l'exécution de l'aide matérielle entre partenaires et [...] il ne pouvait prétendre bénéficier d'une créance à ce titre (Cass. 1re civ., 27 janv. 2021, n° 19-26.140, publié au Bulletin). Pour calculer la créance éventuelle, il faut comparer ce que chaque partenaire a effectivement payé avec sa quote-part de revenus sur la durée du PACS. Si un partenaire a payé proportionnellement à ses revenus supérieurs, il a exécuté son obligation d'aide matérielle (article 515-4 du Code civil) et n'a aucune créance. Le contentieux passe donc d'abord par une comptabilité rigoureuse, pas par une simple addition des mensualités. Le cabinet refuse les dossiers où la créance n'est pas mathématiquement démontrable : la jurisprudence est trop défavorable au demandeur insuffisamment préparé.

Le PACS prévoit-il un préavis ou un délai de réflexion ?

Non. Contrairement au divorce qui obéit à des délais procéduraux, la rupture du PACS est libre et sans préavis, qu'elle soit conjointe ou unilatérale. L'article 515-7 du Code civil ne pose aucun délai entre la décision et la prise d'effet. La rupture conjointe prend effet dès l'enregistrement de la déclaration commune. La rupture unilatérale prend effet à la signification par commissaire de justice. Aucun délai de réflexion n'est imposé entre la décision de rompre et l'enregistrement, contrairement à la convention de divorce par consentement mutuel qui suppose un délai de quinze jours entre la réception du projet et sa signature. Cette absence de préavis est ambivalente : elle facilite les ruptures rapides, mais elle expose le partenaire surpris à des conséquences immédiates sur le logement, les comptes joints et les charges de la vie commune. Mieux vaut anticiper la sortie patrimoniale en amont d'une rupture unilatérale prévisible.

Que devient le compte joint à la rupture du PACS ?

Le compte joint repose sur un principe de solidarité : chaque cotitulaire peut disposer librement des fonds, même au-delà de sa quote-part théorique. La rupture du PACS n'emporte pas la clôture automatique du compte joint, qui obéit à la convention bancaire. À la séparation, chaque partenaire peut écrire à la banque pour demander la transformation du compte joint en compte indivis, ce qui supprime la possibilité d'agir seul mais ne dispense pas du consentement de l'autre pour clôturer. La pratique recommandée est plus radicale : un partenaire qui anticipe la rupture peut envisager de virer sa quote-part vers un compte personnel avant de déclarer la rupture, à condition de ne pas excéder sa contribution réelle. Le retrait abusif au-delà de la quote-part peut justifier une action en restitution. Pour la sortie du compte joint, l'idéal est un avenant écrit entre partenaires qui constate les soldes, l'origine des fonds et la répartition convenue. À défaut d'accord, le partage du solde repose sur la preuve de l'origine des dépôts. Le cabinet recommande de ne jamais clôturer un compte joint sans avoir gelé une photographie écrite des soldes, des dépôts et des prélèvements en cours.

Faut-il saisir un juge si on a des enfants en commun ?

La rupture du PACS n'a aucun effet automatique sur les enfants. L'autorité parentale demeure exercée en commun lorsque la filiation a été établie à l'égard des deux parents dans la première année de l'enfant (article 372 du Code civil). Aucune décision judiciaire n'est nécessaire pour cela. En revanche, l'organisation pratique de la vie de l'enfant doit être réglée. Si les parents s'entendent, ils peuvent rédiger une convention parentale et la soumettre à homologation au juge aux affaires familiales (article 373-2-7 du Code civil). L'homologation rend la convention exécutoire. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales est compétent (article 373-2-9 du Code civil). Il statue selon l'intérêt supérieur de l'enfant. Une convention non homologuée n'a aucune force exécutoire : elle ne permet ni de demander un commissaire de justice en cas d'inexécution, ni de bénéficier de l'intermédiation financière de la CAF pour la pension. Le cabinet recommande systématiquement l'homologation, même quand l'accord paraît stable.

Existe-t-il une prestation compensatoire après une rupture de PACS ?

Non. La prestation compensatoire, qui permet à l'un des époux divorcés de compenser une disparité créée par la rupture du mariage dans les conditions de vie respectives (article 270 du Code civil), n'est pas applicable au PACS. Cette absence est consubstantielle au régime du PACS : la séparation des patrimoines est le principe, l'aide matérielle ne crée pas un droit à un capital de compensation après rupture, et la jurisprudence refuse l'application analogique des règles du divorce. Les seules ressources patrimoniales mobilisables après la rupture sont les créances entre partenaires (article 515-7, dernier alinéa, du Code civil), l'indivision conventionnelle ou de fait, et les éventuelles donations entre partenaires (révocables ad nutum sauf clause contraire). Cette différence avec le divorce est l'un des arguments des partenaires qui préfèrent se marier après plusieurs années de PACS, notamment lorsque les ressources sont fortement inégales. Le cabinet aborde cette question dès la première consultation pour ajuster les attentes du client.

Peut-on annuler une rupture unilatérale jugée brutale ?

Non, la rupture unilatérale ne peut pas être annulée. Une fois signifiée par commissaire de justice, elle produit ses effets entre les partenaires et la dissolution du PACS est définitive. L'article 515-7 du Code civil ne prévoit aucune procédure d'annulation pour rupture brutale. En revanche, l'abus dans les conditions de la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur sur le fondement de l'article 1240 du Code civil. La jurisprudence admet l'octroi de dommages et intérêts lorsque la rupture est intervenue dans des circonstances brutales, vexatoires ou particulièrement humiliantes. Les juges examinent la durée du PACS, l'âge et l'état de santé du partenaire surpris, les conditions matérielles de la signification, l'attitude du partenaire rupteur, l'existence d'enfants ou d'investissements communs récents. Les indemnisations restent généralement modestes (entre 1 000 et 10 000 euros), sauf circonstances particulièrement choquantes. Le cabinet évalue la solidité du dossier avant toute action : une demande mal étayée peut être rejetée et exposer le demandeur à des frais irrécupérables.

Combien de temps prend une procédure de partage après la rupture ?

Le délai dépend du mode de rupture, de la présence d'un bien immobilier indivis et de la qualité de l'accord entre les partenaires. Pour une rupture amiable sans bien commun, l'opération est bouclée en cinq à sept semaines : déclaration conjointe, restitution mobilière, sortie du bail commun. Lorsqu'un bien immobilier est en indivision, le partage amiable prend trois à six mois : valorisation, négociation de la soulte, état liquidatif notarial, demande de prêt par l'attributaire le cas échéant. Le partage judiciaire devant le juge aux affaires familiales prend en général douze à dix-huit mois selon la juridiction et la complexité (audience d'orientation, expertise éventuelle, conclusions, audience de jugement). Le volet enfants relève d'un calendrier propre : audience JAF en trois à neuf mois selon les juridictions parisiennes. Les deux volets peuvent être conduits en parallèle. Le cabinet remet un calendrier prévisionnel dès la première consultation, qui est tenu sauf événement extérieur (refus de prêt, décès d'un partenaire, rupture brutale de la négociation amiable).

Faut-il prévoir une convention de PACS pour anticiper une rupture ?

Oui, la convention de PACS est l'outil principal d'anticipation. L'article 515-3-1 du Code civil prévoit que la convention est enregistrée en mairie ou chez le notaire, et qu'elle peut être modifiée à tout moment par avenant enregistré dans les mêmes formes. Trois clauses méritent une attention particulière. La clause de régime patrimonial choisit entre la séparation par défaut et l'indivision conventionnelle (article 515-5-1 du Code civil) : ce choix conditionne entièrement la liquidation à la rupture. La clause d'aide matérielle peut moduler le principe de proportionnalité aux facultés contributives en prévoyant un partage différent des charges courantes. La clause de remboursement préalable au partage peut sécuriser un partenaire qui apporte un capital initial pour l'acquisition du logement, en lui garantissant la restitution avant tout partage du surplus. Une convention bien rédigée évite des années de contentieux et protège le partenaire le plus exposé. Le cabinet rédige des conventions sur mesure, avec un volet financier chiffré et des clauses adaptées aux situations atypiques (grand écart de revenus, apport familial, projet immobilier à venir).

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