Cabinet Kohen Avocats, droit de la famille

Avocat rupture de PACS à Paris : droits, biens et logement

Le PACS se rompt vite, parfois unilatéralement ; ses conséquences, elles, durent : indivision à dénouer, logement à arbitrer, créances entre partenaires à prouver, enfants à organiser devant le JAF.

Réponse rapide et confidentielle. Première lecture de vos pièces et stratégie remise avant tout engagement, à Paris et dans toute l'Île-de-France.

Maître Hassan Kohen, avocat en droit de la famille à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit de la famille.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

Cinq modes de rupture

Déclaration conjointe, rupture unilatérale signifiée, mariage, décès : l'article 515-7 organise tout, y compris contre votre gré.

L'indivision, vrai sujet

À défaut de clause contraire, les biens acquis ensemble sont indivis : la sortie se négocie ou se judiciarise.

Les créances se prouvent

Apports, remboursements, travaux financés : le partenaire qui a payé doit le prouver, relevés à l'appui.

Réponse rapide

Le PACS se rompt par déclaration conjointe ou par déclaration unilatérale signifiée par commissaire de justice, ainsi que par mariage ou décès (article 515-7 du Code civil). La convention initiale et le régime choisi (séparation ou indivision, article 515-5) commandent le sort des biens et du logement ; les créances entre partenaires se règlent selon le dernier alinéa de l'article 515-7, preuve à l'appui. La rupture n'a aucun effet automatique sur les enfants communs : le JAF se saisit si besoin. Le cabinet Kohen Avocats relit la convention, reconstitue les comptes et dénoue l'indivision. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

La rupture de PACS, expliquée

Le PACS est régi par les articles 515-1 et suivants du Code civil : la rupture est simple, ses conséquences patrimoniales ne le sont pas. Tout ce qu'il faut comprendre.

Le cadre

Une rupture rapide, parfois subie

Les modes de rupture et leurs effets immédiats.

1

Déclaration conjointe des partenaires : la voie amiable.

2

Déclaration unilatérale, signifiée par commissaire de justice : aucune justification exigée.

3

Mariage de l'un des partenaires ou des deux : rupture de plein droit.

4

Décès : dissolution automatique, avec des droits successoraux très limités.

La convention de PACS est le contrat originel : relue avant toute démarche, elle révèle le régime applicable (séparation des patrimoines ou indivision) et les clauses sur le logement. C'est elle qui cadre la liquidation.

Le patrimoine

Indivision, logement, créances

Les trois contentieux types de l'après-PACS.

Indivision et logement

  • Biens acquis ensemble : indivis à défaut de clause contraire (article 515-5).
  • Sortie d'indivision : rachat, vente ou partage judiciaire.
  • Bail commun, logement propriété d'un seul : chaque cas a sa solution.

Créances entre partenaires

  • Apports, remboursements de crédit, travaux : se prouvent par relevés.
  • Compensation réglée selon l'article 515-7, dernier alinéa.
  • La reconstitution comptable précède toute négociation.

Le conseil du cabinet : la rupture unilatérale ne se bloque pas, mais ses conséquences se préparent. Avant toute signification, la reconstitution des flux et la stratégie logement évitent de subir deux fois.

Les questions à trancher rapidement :

Régime de la conventionSort du logementComptes et crédits communsCréances réciproquesOrganisation des enfants

Votre accompagnement

Comment le cabinet vous accompagne

De la relecture de la convention au partage.

Étape 1

Lecture de la convention

Régime patrimonial, clauses logement, biens indivis : le cadre exact.

Étape 2

Reconstitution comptable

Apports, remboursements, travaux : les créances se chiffrent sur relevés.

Étape 3

Stratégie de sortie

Rachat, vente, partage amiable ou judiciaire : l'option chiffrée la plus sûre.

Étape 4

Enfants si besoin

Saisine du JAF : résidence, contribution, droits de visite.

Le cabinet propose un premier rendez-vous d'analyse au tarif d'une consultation, suivi d'un devis forfaitaire écrit ; stratégie remise avant tout engagement, sans promesse de résultat.

Chronologie

De la décision au partage

Le parcours type d'une rupture de PACS.

Lecture de la convention

Régime, clauses, biens : l'état des lieux juridique.

Rupture

Déclaration conjointe ou signification unilatérale ; enregistrement.

Inventaire

Biens, comptes, crédits, créances réciproques documentés.

Négociation

Partage amiable, rachat de part, vente : les options chiffrées.

Judiciaire si blocage

Partage judiciaire de l'indivision ; JAF pour les enfants.

Exécution

Actes signés, comptes soldés, situation des enfants stabilisée.

Préparer le dossier

Les pièces utiles à réunir

La convention d'abord, les flux ensuite.

Convention de PACS enregistrée et attestation.

Pièces d'identité des deux partenaires.

Titres de propriété ou bail du logement.

Relevés des comptes communs et personnels utiles.

Tableaux d'amortissement des crédits et preuves d'apports.

Éléments sur les enfants communs le cas échéant.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

12 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Comment rompre un PACS à l'amiable ?

La rupture conjointe est la voie la plus apaisée et la plus rapide. Les deux partenaires remettent ou adressent une déclaration écrite conjointe à l'officier d'état civil de la mairie où le PACS a été enregistré. Pour les PACS conclus devant notaire depuis 2017, la déclaration est remise au notaire rédacteur. L'article 515-7 du Code civil encadre cette procédure. La rupture prend effet entre les partenaires dès l'enregistrement et à l'égard des tiers à compter de la publicité aux registres d'état civil. Aucune motivation n'est exigée. Le cabinet rédige la déclaration, vérifie le respect des conditions et accompagne la liquidation patrimoniale qui suit. Pour des partenaires sans bien commun et sans enfant, l'opération peut être bouclée en cinq à sept semaines.

Peut-on rompre le PACS unilatéralement et que se passe-t-il ?

Oui. Chaque partenaire peut rompre seul le PACS sans motiver sa décision et sans préavis. Il signifie la rupture à l'autre partenaire par commissaire de justice (ex-huissier), puis adresse une copie à l'officier d'état civil ou au notaire dépositaire de la convention (article 515-7 du Code civil). La rupture prend effet à la signification entre partenaires. La voie unilatérale ne suppose ni faute ni délai, mais l'abus dans les conditions de la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur (article 1240 du Code civil). Le cabinet conseille rarement de procéder par signification sans préparer en amont la sortie patrimoniale : sécurisation des comptes, déménagement organisé, état liquidatif anticipé. Une rupture brutale, signifiée sans préparation, expose à des contre-mesures rapides de l'autre partenaire.

Comment sortir d'une indivision sur le logement après la rupture ?

La sortie de l'indivision est régie par les articles 815 et suivants du Code civil. Aucun indivisaire ne peut être contraint de demeurer dans l'indivision et chacun peut provoquer le partage à tout moment. Trois options sont ouvertes. Le partage amiable se conclut chez le notaire par un état liquidatif authentique : valorisation du bien, attribution à l'un des partenaires moyennant soulte, ou licitation à un tiers. L'attribution moyennant soulte suppose que l'attributaire dispose des fonds ou puisse souscrire un emprunt pour racheter la quote-part de l'autre. Le partage judiciaire est ouvert si l'amiable échoue : l'un des partenaires assigne l'autre devant le juge aux affaires familiales en partage. La procédure est plus longue (douze à dix-huit mois) et plus coûteuse. Une période d'indivision conventionnelle peut aussi être négociée temporairement, par exemple pour permettre à l'un des partenaires de reconstituer un apport ou pour attendre la sortie d'études d'un enfant. Le cabinet identifie l'option la plus protectrice avant toute saisine.

Peut-on demander une indemnité d'occupation après la rupture ?

Oui. Lorsqu'un seul partenaire occupe le logement indivis après la séparation, il est en principe redevable d'une indemnité d'occupation envers l'indivision. L'article 815-9, alinéa 2, du Code civil énonce que l'indivisaire qui jouit privativement de la chose indivise est, sauf convention contraire, redevable d'une indemnité. Le montant correspond généralement à la valeur locative du bien. Un coefficient de précarité de 20 à 30 % est souvent appliqué pour tenir compte du caractère temporaire de l'occupation. L'indemnité court à compter du jour où la jouissance devient effectivement privative, c'est-à-dire à compter du départ effectif de l'autre partenaire et pas nécessairement à compter de la rupture du PACS. La preuve de la date de départ est essentielle : courrier de changement d'adresse, justificatif de nouveau bail, témoignages. Le cabinet documente cette date dès la première consultation.

Le partenaire qui a payé seul l'emprunt peut-il réclamer une créance ?

La règle est nuancée. Le partenaire qui a remboursé seul un emprunt destiné à l'acquisition du logement de la famille ne peut prétendre à une créance que pour ce qu'il a payé au-delà de ses facultés contributives. La Cour de cassation l'a posé clairement : les paiements effectués par M. K... l'avaient été en proportion de ses facultés contributives, [il] participaient de l'exécution de l'aide matérielle entre partenaires et [...] il ne pouvait prétendre bénéficier d'une créance à ce titre (Cass. 1re civ., 27 janv. 2021, n° 19-26.140, publié au Bulletin). Pour calculer la créance éventuelle, il faut comparer ce que chaque partenaire a effectivement payé avec sa quote-part de revenus sur la durée du PACS. Si un partenaire a payé proportionnellement à ses revenus supérieurs, il a exécuté son obligation d'aide matérielle (article 515-4 du Code civil) et n'a aucune créance. Le contentieux passe donc d'abord par une comptabilité rigoureuse, pas par une simple addition des mensualités. Le cabinet refuse les dossiers où la créance n'est pas mathématiquement démontrable : la jurisprudence est trop défavorable au demandeur insuffisamment préparé.

Le PACS prévoit-il un préavis ou un délai de réflexion ?

Non. Contrairement au divorce qui obéit à des délais procéduraux, la rupture du PACS est libre et sans préavis, qu'elle soit conjointe ou unilatérale. L'article 515-7 du Code civil ne pose aucun délai entre la décision et la prise d'effet. La rupture conjointe prend effet dès l'enregistrement de la déclaration commune. La rupture unilatérale prend effet à la signification par commissaire de justice. Aucun délai de réflexion n'est imposé entre la décision de rompre et l'enregistrement, contrairement à la convention de divorce par consentement mutuel qui suppose un délai de quinze jours entre la réception du projet et sa signature. Cette absence de préavis est ambivalente : elle facilite les ruptures rapides, mais elle expose le partenaire surpris à des conséquences immédiates sur le logement, les comptes joints et les charges de la vie commune. Mieux vaut anticiper la sortie patrimoniale en amont d'une rupture unilatérale prévisible.

Que devient le compte joint à la rupture du PACS ?

Le compte joint repose sur un principe de solidarité : chaque cotitulaire peut disposer librement des fonds, même au-delà de sa quote-part théorique. La rupture du PACS n'emporte pas la clôture automatique du compte joint, qui obéit à la convention bancaire. À la séparation, chaque partenaire peut écrire à la banque pour demander la transformation du compte joint en compte indivis, ce qui supprime la possibilité d'agir seul mais ne dispense pas du consentement de l'autre pour clôturer. La pratique recommandée est plus radicale : un partenaire qui anticipe la rupture peut envisager de virer sa quote-part vers un compte personnel avant de déclarer la rupture, à condition de ne pas excéder sa contribution réelle. Le retrait abusif au-delà de la quote-part peut justifier une action en restitution. Pour la sortie du compte joint, l'idéal est un avenant écrit entre partenaires qui constate les soldes, l'origine des fonds et la répartition convenue. À défaut d'accord, le partage du solde repose sur la preuve de l'origine des dépôts. Le cabinet recommande de ne jamais clôturer un compte joint sans avoir gelé une photographie écrite des soldes, des dépôts et des prélèvements en cours.

Faut-il saisir un juge si on a des enfants en commun ?

La rupture du PACS n'a aucun effet automatique sur les enfants. L'autorité parentale demeure exercée en commun lorsque la filiation a été établie à l'égard des deux parents dans la première année de l'enfant (article 372 du Code civil). Aucune décision judiciaire n'est nécessaire pour cela. En revanche, l'organisation pratique de la vie de l'enfant doit être réglée. Si les parents s'entendent, ils peuvent rédiger une convention parentale et la soumettre à homologation au juge aux affaires familiales (article 373-2-7 du Code civil). L'homologation rend la convention exécutoire. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales est compétent (article 373-2-9 du Code civil). Il statue selon l'intérêt supérieur de l'enfant. Une convention non homologuée n'a aucune force exécutoire : elle ne permet ni de demander un commissaire de justice en cas d'inexécution, ni de bénéficier de l'intermédiation financière de la CAF pour la pension. Le cabinet recommande systématiquement l'homologation, même quand l'accord paraît stable.

Existe-t-il une prestation compensatoire après une rupture de PACS ?

Non. La prestation compensatoire, qui permet à l'un des époux divorcés de compenser une disparité créée par la rupture du mariage dans les conditions de vie respectives (article 270 du Code civil), n'est pas applicable au PACS. Cette absence est consubstantielle au régime du PACS : la séparation des patrimoines est le principe, l'aide matérielle ne crée pas un droit à un capital de compensation après rupture, et la jurisprudence refuse l'application analogique des règles du divorce. Les seules ressources patrimoniales mobilisables après la rupture sont les créances entre partenaires (article 515-7, dernier alinéa, du Code civil), l'indivision conventionnelle ou de fait, et les éventuelles donations entre partenaires (révocables ad nutum sauf clause contraire). Cette différence avec le divorce est l'un des arguments des partenaires qui préfèrent se marier après plusieurs années de PACS, notamment lorsque les ressources sont fortement inégales. Le cabinet aborde cette question dès la première consultation pour ajuster les attentes du client.

Peut-on annuler une rupture unilatérale jugée brutale ?

Non, la rupture unilatérale ne peut pas être annulée. Une fois signifiée par commissaire de justice, elle produit ses effets entre les partenaires et la dissolution du PACS est définitive. L'article 515-7 du Code civil ne prévoit aucune procédure d'annulation pour rupture brutale. En revanche, l'abus dans les conditions de la rupture peut engager la responsabilité civile de son auteur sur le fondement de l'article 1240 du Code civil. La jurisprudence admet l'octroi de dommages et intérêts lorsque la rupture est intervenue dans des circonstances brutales, vexatoires ou particulièrement humiliantes. Les juges examinent la durée du PACS, l'âge et l'état de santé du partenaire surpris, les conditions matérielles de la signification, l'attitude du partenaire rupteur, l'existence d'enfants ou d'investissements communs récents. Les indemnisations restent généralement modestes (entre 1 000 et 10 000 euros), sauf circonstances particulièrement choquantes. Le cabinet évalue la solidité du dossier avant toute action : une demande mal étayée peut être rejetée et exposer le demandeur à des frais irrécupérables.

Combien de temps prend une procédure de partage après la rupture ?

Le délai dépend du mode de rupture, de la présence d'un bien immobilier indivis et de la qualité de l'accord entre les partenaires. Pour une rupture amiable sans bien commun, l'opération est bouclée en cinq à sept semaines : déclaration conjointe, restitution mobilière, sortie du bail commun. Lorsqu'un bien immobilier est en indivision, le partage amiable prend trois à six mois : valorisation, négociation de la soulte, état liquidatif notarial, demande de prêt par l'attributaire le cas échéant. Le partage judiciaire devant le juge aux affaires familiales prend en général douze à dix-huit mois selon la juridiction et la complexité (audience d'orientation, expertise éventuelle, conclusions, audience de jugement). Le volet enfants relève d'un calendrier propre : audience JAF en trois à neuf mois selon les juridictions parisiennes. Les deux volets peuvent être conduits en parallèle. Le cabinet remet un calendrier prévisionnel dès la première consultation, qui est tenu sauf événement extérieur (refus de prêt, décès d'un partenaire, rupture brutale de la négociation amiable).

Faut-il prévoir une convention de PACS pour anticiper une rupture ?

Oui, la convention de PACS est l'outil principal d'anticipation. L'article 515-3-1 du Code civil prévoit que la convention est enregistrée en mairie ou chez le notaire, et qu'elle peut être modifiée à tout moment par avenant enregistré dans les mêmes formes. Trois clauses méritent une attention particulière. La clause de régime patrimonial choisit entre la séparation par défaut et l'indivision conventionnelle (article 515-5-1 du Code civil) : ce choix conditionne entièrement la liquidation à la rupture. La clause d'aide matérielle peut moduler le principe de proportionnalité aux facultés contributives en prévoyant un partage différent des charges courantes. La clause de remboursement préalable au partage peut sécuriser un partenaire qui apporte un capital initial pour l'acquisition du logement, en lui garantissant la restitution avant tout partage du surplus. Une convention bien rédigée évite des années de contentieux et protège le partenaire le plus exposé. Le cabinet rédige des conventions sur mesure, avec un volet financier chiffré et des clauses adaptées aux situations atypiques (grand écart de revenus, apport familial, projet immobilier à venir).

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

Synthèse pratique

Demandes, pièces et délais : le tableau.

Pour chaque étape : l'acteur, les pièces produites et le délai.

ÉtapeActeurPièces produitesDélai
Lecture de la convention de PACSCabinetConvention enregistrée, attestation de PACS, régime applicableUne à deux semaines selon la complexité
Reconstitution patrimonialeCabinet et clientRelevés bancaires, tableaux d'amortissement, factures de travaux, justificatifs d'apportsTrois à six semaines selon la durée du PACS
Déclaration de rupture conjointeOfficier d'état civil ou notaireDéclaration écrite signée par les deux partenairesEffet immédiat à l'enregistrement
Déclaration de rupture unilatéraleCommissaire de justiceActe de signification à l'autre partenaire, copie à l'officier d'état civilEffet à la signification, publicité dans la foulée
Partage amiable des biens indivisNotaire (si bien immobilier)État liquidatif notarial, valorisations, soultes chiffréesTrois à six mois selon la complexité
Saisine du JAF en partage judiciaireTribunal judiciaire de ParisAssignation, projet d'état liquidatif, pièces patrimonialesAudience d'orientation sous trois à six mois, suite procédurale variable
Saisine du JAF pour les enfantsJAF du tribunal judiciaireRequête, pièces des enfants, justificatifs de revenusAudience entre trois et neuf mois selon les juridictions

Issus de la pratique du cabinet

Cas pratiques anonymisés chiffrés.

Des dossiers types, avec montants et délais indicatifs.

Dossier 1 : rupture amiable, séparation des patrimoines

Pacte de huit ans, régime de séparation, location commune, deux comptes distincts, aucun bien immobilier. Décision conjointe de rompre, accord global préalable. Lecture de la convention, reconstitution comptable des dépenses du foyer, vérification de l'absence de créance significative.

Issue : déclaration conjointe en mairie, restitution équilibrée du mobilier, sortie du bail commun selon les règles de la loi du 6 juillet 1989. Aucune procédure judiciaire.

Durée totale : 5 semaines. Forfait honoraires.

Dossier 2 : indivision sur appartement, rupture unilatérale

Pacte de douze ans, régime d'indivision conventionnelle, appartement parisien acquis à 50/50, emprunts remboursés majoritairement par un partenaire. Rupture unilatérale signifiée par commissaire de justice. Reconstitution comptable approfondie : revenus respectifs, mensualités, charges, travaux.

Issue : application de la jurisprudence du 27 janvier 2021. Les remboursements proportionnels aux facultés contributives ne génèrent pas de créance. Indemnité d'occupation fixée pour l'occupant. Partage notarié avec attribution moyennant soulte.

Durée totale : 14 mois (négociation + état liquidatif notarial).

Dossier 3 : enfants mineurs, désaccord sur la résidence

Pacte de dix ans, deux enfants âgés de cinq et neuf ans, indivision sur la résidence principale. Rupture unilatérale entre partenaires en conflit. Désaccord sur la résidence des enfants et sur la contribution à l'entretien.

Issue : saisine du JAF du tribunal judiciaire de Paris, fixation de la résidence chez la mère, droit de visite élargi pour le père, contribution à l'entretien selon barème avec intermédiation CAF. Partage de l'indivision conduit en parallèle par voie notariale.

Durée totale : 18 mois (volet enfants + volet patrimonial).

Une rupture de PACS à organiser ou à subir ?

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