Cabinet Kohen Avocats, droit du travail

Avocat accident du travail à Paris : indemnisation, CPAM et faute inexcusable

La présomption d'imputabilité protège la victime, la CPAM indemnise, et la faute inexcusable de l'employeur ouvre la réparation intégrale des préjudices personnels : trois niveaux à activer dans le bon ordre.

Réponse rapide et confidentielle. Analyse de vos documents et premier cadrage de votre dossier, à Paris et dans toute l'Île-de-France.

Maître Hassan Kohen, avocat en droit du travail à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit du travail et contentieux prud'homal.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

La présomption protège

Accident au temps et au lieu du travail : le lien est présumé, sans preuve à apporter par la victime.

La CPAM n'est qu'un socle

Indemnités journalières et rente ne couvrent pas tout : les préjudices personnels restent à conquérir.

La faute inexcusable change tout

Majoration de la rente et réparation des préjudices personnels : la clé de l'indemnisation réelle (L. 452-1 CSS).

Réponse rapide

L'accident du travail suppose un événement soudain survenu par le fait ou à l'occasion du travail : la présomption d'imputabilité dispense la victime de prouver le lien. La CPAM prend en charge les soins et verse des indemnités journalières sans carence, puis un capital ou une rente selon l'IPP. La faute inexcusable de l'employeur (L. 452-1 du Code de la sécurité sociale), manquement à l'obligation de sécurité en pleine conscience du danger, ouvre la majoration de la rente et la réparation des préjudices personnels devant le pôle social du tribunal judiciaire. Le cabinet Kohen Avocats conduit les trois niveaux. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

L'accident du travail, expliqué

L'accident du travail est régi par le Code de la sécurité sociale : présomption, indemnisation CPAM et faute inexcusable s'articulent dans un ordre précis. Tout ce qu'il faut comprendre.

Définition

La présomption d'imputabilité, pilier du régime

Ce qui est couvert, et comment.

1

Un événement soudain survenu par le fait ou à l'occasion du travail, au temps et au lieu de travail.

2

Présomption d'imputabilité : la victime n'a pas à prouver le lien avec le travail.

3

L'accident de trajet (domicile-travail) bénéficie d'un régime voisin.

4

Déclaration par l'employeur dans les quarante-huit heures ; la victime peut déclarer elle-même.

L'employeur peut contester l'opposabilité de la prise en charge ou le caractère professionnel : la défense du dossier commence dès l'instruction CPAM, pas au contentieux.

Le choix décisif

CPAM, puis faute inexcusable

Le socle automatique et la réparation réelle.

L'indemnisation CPAM

  • Soins, hospitalisations et appareillages pris en charge.
  • Indemnités journalières sans délai de carence.
  • Capital ou rente selon le taux d'IPP fixé après consolidation.

La faute inexcusable

  • Manquement à l'obligation de sécurité, conscience du danger : la définition jurisprudentielle.
  • Majoration de la rente au maximum.
  • Réparation des préjudices personnels : souffrances, esthétique, agrément, perte de chances.

Le conseil du cabinet : la CPAM verse puis se retourne contre l'employeur (action récursoire) ; la faute inexcusable ne coûte rien à la victime et change l'ordre de grandeur de l'indemnisation. Elle se plaide presque systématiquement quand la sécurité a fait défaut.

Les indices de faute inexcusable :

Absence de formationMatériel défaillantAlertes ignoréesDéfaut d'EPIPrécédents connus

Votre défense

Comment le cabinet vous accompagne

De la déclaration à la réparation intégrale.

Étape 1

Analyse de la décision

Déclaration, certificat initial, décision CPAM : vérification des qualifications et délais.

Étape 2

Contestations CPAM

Refus de prise en charge, taux d'IPP : commission médicale et pôle social.

Étape 3

Faute inexcusable

Preuve du manquement et de la conscience du danger ; conciliation puis pôle social.

Étape 4

Chiffrage des préjudices

Expertise médicale, poste par poste, jusqu'à la réparation effective.

Le cabinet propose un premier rendez-vous d'analyse au tarif d'une consultation, suivi d'un devis forfaitaire écrit : honoraires transparents, stratégie chiffrée.

Chronologie

De l'accident à la réparation

Les étapes et délais du parcours.

Accident et déclaration

Employeur : quarante-huit heures ; certificat médical initial précis.

Instruction CPAM

Reconnaissance du caractère professionnel ; observations possibles.

Soins et IJ

Prise en charge à 100 %, indemnités journalières sans carence.

Consolidation et IPP

Taux fixé ; contestation médicale possible.

Faute inexcusable

Tentative de conciliation CPAM puis saisine du pôle social.

Expertise et réparation

Préjudices personnels évalués et liquidés ; CPAM subrogée contre l'employeur.

Préparer le dossier

Les pièces utiles à réunir

Du fait accidentel à la preuve du manquement.

Déclaration d'accident du travail et certificat médical initial.

Décisions CPAM reçues et notifications de taux.

Témoignages des collègues présents.

Photos des lieux, du matériel, des équipements.

Consignes, formations et documents de sécurité existants.

Alertes antérieures : courriels, CSE, registre.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

15 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Accident du travail reconnu comment ?

Un accident du travail suppose un événement soudain, survenu par le fait ou à l'occasion du travail, et une lésion corporelle ou psychique. L'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale considère comme accident du travail, quelle qu'en soit la cause, l'accident survenu par le fait ou à l'occasion du travail. Lorsque la lésion apparaît au temps et au lieu du travail, elle bénéficie d'une présomption d'imputabilité. La Cour de cassation rappelle que "l'accident survenu au temps et au lieu du travail est présume être un accident du travail, sauf a établir que la lésion à une cause totalement étrangère au travail" (Cass. 2e civ., 11 juill. 2019, n° 18-19.160, Bulletin). La présomption couvre les malaises cardiaques, chutes, troubles psychiques soudains et toute lésion contemporaine de l'exécution du travail. La discussion porte alors sur les preuves de l'événement et la qualité des réserves émises par l'employeur. Le cabinet vous accompagne dans la constitution du dossier et le contentieux devant le pôle social du tribunal judiciaire si la caisse refuse la qualification.

Que faire dans les premières 24 heures ?

Prevenez immédiatement l'employeur par écrit, consultez un médecin et obtenez un certificat médical initial précis. Ce certificat ouvre les droits aux indemnités journalières prévues par l'article L. 433-1 du Code de la sécurité sociale, lesquelles sont versées sans délai de carence des le lendemain de l'arrêt. Notez l'heure exacte, le lieu, la tache réalisée, l'identité des témoins, les photos disponibles et tout élément de sécurité manquant. Si un danger grave et imminent existait, l'article L. 4131-1 du Code du travail vous autorisé a vous retirer après alerte de l'employeur. Conservez chaque échange écrit et tout document permettant d'établir la matérialité des faits. La présomption d'imputabilité s'applique pleinement lorsque "l'accident survenu au temps et au lieu du travail est présume être un accident du travail" (Cass. 2e civ., 11 juill. 2019, n° 18-19.160, Bulletin). Le cabinet intervient des les premières heures pour sécuriser les preuves et anticiper la phase d'instruction CPAM.

L'employeur doit-il déclarer l'accident ?

Oui. L'employeur doit déclarer l'accident à la CPAM dans les 48 heures suivant la connaissance des faits, conformément aux articles L. 441-1 et suivants du Code de la sécurité sociale. Il peut joindre des réserves motivées, mais celles-ci ne valent que si elles sont précises et circonstanciées. L'article R. 441-7 du Code de la sécurité sociale prévoit que la caisse dispose de trente jours francs pour statuer ou engager des investigations en cas de réserves motivées émises par l'employeur. Des réserves vagues ou tardives n'imposent aucune instruction complémentaire. Si l'employeur tarde, le salarié peut déclarer lui-même l'accident. La présomption posée par l'article L. 411-1 demeure et la Cour de cassation veille à son application stricte (Cass. 2e civ., 11 juill. 2019, n° 18-19.160, Bulletin), sanctionnant les juges qui ajoutent des conditions au texte. Le cabinet vous accompagne dans la rédaction des réserves utiles ou, côté salarié, dans la contestation des réserves abusives de l'employeur.

Combien de temps la CPAM met-elle à répondre ?

L'article R. 441-7 du Code de la sécurité sociale fixe a trente jours francs le délai dont dispose la CPAM pour statuer après réception de la déclaration et du certificat médical initial. Ce délai court à compter de la réception complète des pièces. Lorsque la caisse engage des investigations ou reçoit des réserves motivées de l'employeur, elle doit notifier l'ouverture d'une phase complémentaire de soixante-dix jours pour mener une enquête contradictoire. La durée totale d'instruction peut alors atteindre cent jours. Pendant cette phase, le dossier doit être mis a disposition des parties afin de garantir la contradiction. La Cour de cassation rappelle que la présomption d'imputabilité couvre toute la période d'incapacité jusqu'a la consolidation, et que les arrêts de travail prescrits dans cette continuité restent imputables à l'accident initial (Cass. 2e civ., 17 fev. 2011, n° 10-14.981, Bulletin). Le cabinet vous aide a respecter les délais et a structurer le dossier soumis à la CPAM.

Comment contester un refus CPAM ?

Le recours commence devant la commission de recours amiable de la caisse, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision (articles L. 142-4 et R. 142-1 du Code de la sécurité sociale). Le silence garde pendant deux mois vaut décision implicite de rejet. En cas de rejet ou de silence, le dossier peut être porte devant le pôle social du tribunal judiciaire dans un nouveau délai de deux mois. Le recours doit établir la matérialité de l'accident, son caractère professionnel et son lien avec le travail au sens de l'article L. 411-1 du Code de la sécurité sociale. La Cour de cassation veille à ce que la présomption d'imputabilité soit pleinement appliquée : "l'accident survenu au temps et au lieu du travail est présume être un accident du travail, sauf a établir que la lésion à une cause totalement étrangère au travail" (Cass. 2e civ., 11 juill. 2019, n° 18-19.160, Bulletin). Le cabinet vous accompagne pour la commission de recours amiable et le pôle social, en construisant la preuve la plus solide.

Qui paie pendant l'arrêt de travail ?

Pendant l'arrêt, l'assurance maladie verse des indemnités journalières au titre de la législation accident du travail. L'article L. 433-1 du Code de la sécurité sociale précisé qu'elles sont payées à partir du premier jour suivant l'arrêt, sans distinction entre jours ouvrables, dimanches et jours fériés, et donc sans délai de carence. Le taux évolue au cours de l'arrêt : il est releve après une durée fixée par décret. L'employeur peut compléter le salaire selon la convention collective, le contrat ou un usage. La journée de l'accident reste intégralement à la charge de l'employeur. La présomption d'imputabilité couvre toute la période d'incapacité : la Cour de cassation juge qu'elle "s'étend pendant toute la durée d'incapacité de travail précédant soit la guérison complète soit la consolidation de l'état de la victime" (Cass. 2e civ., 17 fev. 2011, n° 10-14.981, Bulletin). Le cabinet vérifie l'attestation de salaire, la base de calcul et le complément employeur dus.

Que signifié faute inexcusable de l'employeur ?

La faute inexcusable suppose, selon l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, que l'employeur avait ou aurait du avoir conscience du danger auquel le salarié était expose et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver. Elle peut résulter d'un défaut de formation, d'équipements de protection insuffisants, de consignes inadaptées, d'une surcharge connue ou d'alertes ignorées. La Cour de cassation rattache cette faute au manquement à l'obligation de sécurité : "l'employeur est tenu envers celui-ci d'une obligation de sécurité de résultat... le manquement à cette obligation a le caractère d'une faute inexcusable, au sens de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, lorsque l'employeur avait ou aurait du avoir conscience du danger auquel était expose le salarié, et qu'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'en préserver" (Cass. soc., 28 fev. 2002, n° 99-17.201, Bulletin). Le bénéfice de la faute inexcusable est de droit lorsque le risque a été signalé à l'employeur, en application de l'article L. 4131-4 du Code du travail (Cass. 2e civ., 8 juill. 2021, n° 19-25.550, Bulletin). Le cabinet évalué la solidité du dossier et engage l'action en reconnaissance devant le pôle social.

Quels préjudices demander en faute inexcusable ?

L'article L. 452-3 du Code de la sécurité sociale ouvre, en plus de la majoration de rente ou de capital prévue par l'article L. 452-2, la réparation des souffrances physiques et morales, du préjudice esthétique, du préjudice d'agrément et de la perte ou diminution des possibilités de promotion professionnelle. Depuis la décision du Conseil constitutionnel du 18 juin 2010, la victime peut également solliciter la réparation des préjudices non couverts par le livre IV du Code de la sécurité sociale (frais d'aménagement, assistance par tierce personne avant consolidation, perte de droits à la retraite). La Cour de cassation veille à la spécificité des postes : "le préjudice d'agrément réparable... est constitue par l'impossibilité pour la victime de continuer a pratiquer régulièrement une activité spécifique sportive ou de loisir... sont réparables... les souffrances physiques et morales non indemnisées au titre du déficit fonctionnel permanent" (Cass. 2e civ., 28 fev. 2013, n° 11-21.015, Bulletin). Le cabinet chiffre chaque poste, mobilise une expertise médicale judiciaire si nécessaire et obtient une indemnisation complète.

Accident de trajet ou accident du travail ?

L'article L. 411-2 du Code de la sécurité sociale qualifie d'accident de trajet l'accident survenu pendant le trajet aller-retour entre la résidence (principale, secondaire stable ou lieu habituel pour motifs familiaux) et le lieu du travail, ou entre le lieu du travail et le lieu habituel des repas. Le trajet doit être normal et non interrompu pour un motif personnel étranger aux nécessites essentielles de la vie courante. Le détour est admis pour un covoiturage régulier. Le régime d'indemnisation est proche de l'accident du travail mais la protection contre le licenciement pendant l'arrêt n'est pas identique. La distinction devient décisive si le dossier débouche sur une inaptitude. La Cour de cassation rappelle que les règles protectrices des articles L. 1226-7 et suivants du Code du travail "sont applicables au salarié victime d'un accident du travail, autre qu'un accident de trajet" (Cass. soc., 10 fev. 2016, n° 14-21.243). Le cabinet apprécie la qualification et engage si besoin la requalification en accident du travail devant la juridiction de sécurité sociale.

Peut-on être licencié pendant un arrêt accident du travail ?

L'article L. 1226-9 du Code du travail interdit à l'employeur de rompre le contrat pendant une période de suspension liée à un accident du travail ou une maladie professionnelle, sauf faute grave du salarié ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l'accident. Toute rupture prononcée en violation de ces règles est nulle. La Cour de cassation l'affirmé clairement : "au cours des périodes de suspension du contrat de travail du salarié consécutives à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'employeur ne peut rompre ce contrat que s'il justifie soit d'une faute grave de l'intéressé, soit de son impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l'accident ou à la maladie, toute rupture du contrat de travail prononcée en méconnaissance de ces dispositions étant nulle" (Cass. soc., 14 nov. 2018, n° 17-18.891, Bulletin). Le salarié peut alors obtenir sa réintégration ou des indemnités majorées devant le conseil de prud'hommes. Le cabinet conteste tout licenciement irrégulier et obtient les conséquences indemnitaires de la nullité.

Que faire après une consolidation avec séquelles ?

La consolidation marque la stabilisation des lésions, sans signifier la fin du dossier. La caisse fixe alors un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) qui ouvre droit à une rente ou à un capital selon le seuil de l'article L. 434-2 du Code de la sécurité sociale. La Cour de cassation précisé que la rente indemnise "d'une part, les pertes de gains professionnels et l'incidence professionnelle de l'incapacité, d'autre part, le déficit fonctionnel permanent" (Cass. 2e civ., 28 fev. 2013, n° 11-21.015, Bulletin). Les autres postes restent indemnisables si une faute inexcusable est reconnue. La consolidation ouvre aussi la discussion sur la reprise du travail, l'aptitude, les restrictions et l'inaptitude éventuelle. La présomption d'imputabilité cesse à la consolidation : la rechute doit alors être rattachée médicalement à l'accident initial pour rouvrir des droits (article L. 443-2 du Code de la sécurité sociale). Le cabinet relit la décision, conteste un taux insuffisant et active les bonnes voies.

Comment contester le taux IPP ?

Le taux d'incapacité permanente partielle est fixe par le médecin-conseil de la CPAM en application de l'article L. 434-2 du Code de la sécurité sociale. Il doit refléter les séquelles, l'age, l'état général, les aptitudes et la qualification professionnelle. La contestation passe par la commission médicale de recours amiable dans le délai de deux mois suivant la notification, puis devant le pôle social du tribunal judiciaire (article R. 142-8). Le tribunal peut ordonner une consultation médicale judiciaire pour reapprecier le taux au vu de l'ensemble des pièces médicales. La Cour de cassation rappelle que la rente compensé le déficit fonctionnel permanent et l'incidence professionnelle, ce qui suppose une évaluation rigoureuse (Cass. 2e civ., 28 fev. 2013, n° 11-21.015, Bulletin). Un taux trop bas privé la victime d'une rente proportionnée. Le cabinet construit la contestation avec un dossier médical complet, des avis spécialises et la description du poste.

Que se passe-t-il en cas d'inaptitude ?

L'avis d'inaptitude du médecin du travail impose à l'employeur une obligation de reclassement adaptée aux préconisations médicales. Pour une inaptitude d'origine professionnelle, l'article L. 1226-10 du Code du travail obligé l'employeur a proposer un emploi approprie au sein de l'entreprise ou du groupe. L'article L. 1226-12 du même code permet la rupture seulement si l'employeur justifie de l'impossibilité de reclasser, du refus du salarié ou d'une mention expresse du médecin du travail excluant tout maintien dans l'emploi. L'indemnité spéciale de licenciement (L. 1226-14) est alors due, ainsi que l'indemnité compensatrice de préavis. La Cour de cassation rappelle, même pour un salarié protège, la compétence du juge judiciaire pour "rechercher si l'inaptitude du salarié avait ou non une origine professionnelle et accorder, dans l'affirmative, les indemnités spéciales prévues à l'article L. 1226-14 du code du travail" (Cass. soc., 11 sept. 2019, n° 17-31.321, Bulletin). Le cabinet défend vos droits face à un reclassement insuffisant.

L'employeur peut-il contester la prise en charge ?

L'employeur peut contester l'opposabilité de la décision de prise en charge ou le caractère professionnel de l'accident. Cette contestation suppose des réserves précises et circonstanciées, conformément à l'article R. 441-7 du Code de la sécurité sociale, ou des éléments objectifs réunis pendant l'instruction. Même après une décision définitive de prise en charge à son égard, l'employeur conserve le droit de contester, dans le cadre d'une action en faute inexcusable, le caractère professionnel de l'accident pour échapper à la majoration. La Cour de cassation tolère cette discussion limitée dans les rapports employeur-salarié. L'employeur ne peut toutefois pas détruire la présomption posée par l'article L. 411-1 sans preuve d'une cause totalement étrangère au travail (Cass. 2e civ., 11 juill. 2019, n° 18-19.160, Bulletin). Une contestation mal préparée fragilisé sa défense en faute inexcusable. Le cabinet défend l'opposabilité de la décision pour le salarié ou structure une contestation utile pour l'employeur.

Quand faut-il consulter un avocat ?

Consultez des qu'un refus CPAM intervient, qu'un taux IPP parait sous-évalué, qu'une expertise médicale est annoncée, que l'employeur émet des réserves, qu'un licenciement est envisage pendant l'arrêt ou que la faute inexcusable est plausible. Les délais sont courts : deux mois pour saisir la commission de recours amiable et le pôle social (articles L. 142-4 et R. 142-1 du Code de la sécurité sociale). La Cour de cassation a étendu la présomption d'imputabilité à toute la période d'incapacité (Cass. 2e civ., 17 fev. 2011, n° 10-14.981, Bulletin) et la nullité couvre tout licenciement prononce pendant la suspension du contrat hors faute grave ou impossibilité (Cass. soc., 14 nov. 2018, n° 17-18.891, Bulletin). Anticiper permet de préserver chaque droit. L'article L. 4131-4 du Code du travail offre même la faute inexcusable de droit lorsque le risque a été signalé à l'employeur (Cass. 2e civ., 8 juill. 2021, n° 19-25.550, Bulletin). Le cabinet construit la preuve, fixe la stratégie et porte les recours dans les délais.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

Synthèse pratique

Situations, preuves et recours : le tableau.

Pour chaque situation : les preuves à réunir, les conséquences juridiques et le recours adapté.

SituationPreuves à réunirConséquence juridiqueRecours
Refus de prise en charge par la CPAM (caractère professionnel contesté)Déclaration AT, certificat médical initial, attestations de collègues, registre des accidents, courriels horodatésPossibilité de rétablir la présomption d'imputabilitéCRA dans 2 mois, puis pôle social dans 2 mois
Cessation prématurée des indemnités journalièresCertificats médicaux d'arrêt, avis du médecin conseil, dossier médical complet, comptes rendus spécialistesPrésomption d'imputabilité jusqu'à consolidation (Cass. 2e civ. 9 juill. 2020)CRA dans 2 mois, puis pôle social, expertise médicale possible
Contestation du taux d'incapacité permanenteDossier médical, comptes rendus opératoires, sapiteur privé, barème indicatif annexé au CSSRévision possible du taux et de la renteContentieux technique article L. 142-2 CSS, expertise judiciaire
Faute inexcusable de l'employeur (alertes ignorées, défaut de prévention)Document unique, alertes CSE, fiches d'exposition, plan de prévention, registre des AT/MP, antécédents d'accidentsMajoration de rente + indemnisation des préjudices personnels (DFP, souffrances, esthétique, agrément)Conciliation devant la CPAM puis pôle social, prescription biennale interrompue
Indemnisation complémentaire post-revirement 2023 (DFP, souffrances après consolidation)Rapport d'expertise médicale, évaluation distincte du DFP, attestations sur les souffrances enduréesIndemnisation distincte du DFP non couvert par la rente (Ass. plén. 20 janv. 2023)Demande au pôle social, base article L. 452-3 CSS
Subrogation de la CPAM contre l'employeurDécision de reconnaissance de la faute inexcusable, décompte des sommes avancées, capital représentéRecouvrement intégral auprès de l'employeur (article L. 452-3-1 CSS)Action subrogatoire portée par la caisse, audience devant le pôle social

Issus de la pratique du cabinet

Cas pratiques anonymisés chiffrés.

Des dossiers types, avec montants bruts indicatifs.

Dossier 1 : chute depuis un échafaudage

Ouvrier du bâtiment victime d'une chute de cinq mètres depuis un échafaudage non sécurisé. Taux d'IPP fixé à 38 % après consolidation. Plainte pénale parallèle pour mise en danger de la vie d'autrui et blessures involontaires. Saisine de la CPAM en conciliation sur la faute inexcusable, échec, puis pôle social.

Issue : reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur (défaut de garde-corps, absence de plan de prévention, alertes du CSE non traitées), majoration de rente au taux maximal, indemnisation complémentaire de 168 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent (revirement Ass. plén. 20 janv. 2023), des souffrances endurées, du préjudice esthétique permanent, du préjudice d'agrément et de la perte de chance professionnelle.

Durée : vingt-quatre mois, expertise comprise.

Dossier 2 : refus de prise en charge

Salariée victime d'un malaise prolongé sur son poste, déclaration AT établie tardivement par l'employeur, refus initial de la CPAM au motif d'une cause étrangère. Constitution du dossier : attestations de quatre collègues présents, courriel horodaté envoyé par la victime quinze minutes avant le malaise, antécédents médicaux limités, expertise médicale ordonnée par le pôle social.

Issue : reconnaissance du caractère professionnel après saisine de la commission de recours amiable et du pôle social, taux d'IPP fixé à 18 %, rente versée rétroactivement sur seize mois, soit 24 200 euros de rappel d'IJ et 14 800 euros annuels de rente.

Durée : seize mois.

Dossier 3 : agression d'un salarié par un tiers

Conducteur de bus victime d'une agression physique par un usager. Antécédents documentés au sein de la société (cinq agressions en dix-huit mois sur la même ligne). Document unique mentionnant le risque d'agression. Saisine de la conciliation infructueuse, action devant le pôle social.

Issue : reconnaissance de la faute inexcusable au motif que l'employeur avait conscience du risque particulier d'agression et n'avait pas pris de mesures de protection adaptées (vidéosurveillance différée, refus de changement de ligne, absence de formation spécifique). Majoration de rente, indemnisation complémentaire de 78 000 euros au titre du syndrome post-traumatique sévère, des souffrances morales et du préjudice d'agrément.

Durée : dix-huit mois.

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