Cabinet Kohen Avocats, droit du travail
Avocat rupture conventionnelle à Paris : indemnité, homologation et contentieux
Un commun accord qui se négocie, se sécurise et parfois se conteste : consentement libre, indemnité minimale, rétractation de quinze jours et homologation DREETS encadrent strictement la rupture conventionnelle.
Réponse rapide et confidentielle. Analyse de vos documents et premier cadrage de votre dossier, à Paris et dans toute l'Île-de-France.
Maître Hassan Kohen
Avocat au Barreau de Paris — droit du travail et contentieux prud'homal.
Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)
Page mise à jour le 11 juin 2026.
Négocier au bon niveau
L'indemnité spécifique est un minimum légal : le supplément se négocie avec un dossier chiffré.
Sécuriser la procédure
Entretiens, Cerfa, délais : un vice de procédure expose au refus d'homologation ou à la nullité.
Contester si besoin
Pression, harcèlement, vice du consentement : la nullité se plaide et produit les effets d'un licenciement sans cause.
Réponse rapide
La rupture conventionnelle (article L. 1237-11 du Code du travail) suppose un consentement libre exprimé lors d'un ou plusieurs entretiens, une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement, un délai de rétractation de quinze jours calendaires puis l'homologation de la DREETS, dont le silence vaut acceptation. Le cabinet Kohen Avocats négocie les indemnités au-delà du minimum, sécurise chaque étape pour les employeurs et conteste les conventions viciées : pression, harcèlement, erreur sur les droits. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.
Comprendre votre situation
La rupture conventionnelle, expliquée
La rupture conventionnelle est encadrée par le Code du travail : consentement, indemnité, rétractation et homologation se vérifient point par point. Tout ce qu'il faut comprendre.
Le cadre
Quatre verrous de validité
Ce qui rend une convention solide ou fragile.
Un consentement libre, exprimé lors d'un ou plusieurs entretiens préalables (L. 1237-12).
Une indemnité spécifique au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (L. 1237-13).
Un délai de rétractation de quinze jours calendaires à compter de la signature (L. 1237-14).
L'homologation par la DREETS : silence gardé vaut homologation.
Le contentieux relève exclusivement du conseil de prud'hommes. En cas de refus d'homologation, le cabinet identifie le motif, corrige le vice régularisable et redépose une demande conforme, ou conteste le refus.
Le choix décisif
Sécuriser l'accord ou plaider la nullité
Deux interventions opposées, une même exigence de précision.
Négocier et sécuriser
- Chiffrage du dossier : ancienneté, préjudices, comparaison avec un contentieux.
- Indemnité supralégale : régime fiscal et social anticipé, différé France Travail calculé.
- Procédure verrouillée : entretiens, assistance, Cerfa, délais.
Contester la convention
- Vice du consentement : erreur, dol, violence ou pression caractérisée.
- Contexte de harcèlement moral : nullité encourue.
- Effets : la nullité produit ceux d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Le conseil du cabinet : ne signez rien le jour même. Le délai de rétractation existe, mais un consentement éclairé avant signature vaut mieux qu'une rétractation précipitée après.
Les points de vigilance avant signature :
Votre défense
Comment le cabinet vous accompagne
Côté salarié comme côté employeur.
Analyse de la convention
Cerfa, contrat, convention collective, bulletins : vérification complète des montants et délais.
Chiffrage de la négociation
Fourchette défendable, comparaison avec le contentieux, optimisation fiscale et sociale.
Sécurisation
Entretiens documentés, calendrier conforme, homologation suivie jusqu'à la DREETS.
Contentieux éventuel
Nullité pour vice du consentement ou contestation du refus d'homologation.
Le cabinet propose un premier rendez-vous d'analyse au tarif d'une consultation, suivi d'un devis forfaitaire écrit : honoraires transparents, stratégie chiffrée.
Chronologie
De l'entretien à l'homologation
Un séquencement précis, aux délais stricts.
Entretien(s) préalable(s)
Consentement discuté ; assistance possible des deux côtés.
Signature de la convention
Formulaire Cerfa ; montant au moins égal à l'indemnité légale.
Rétractation : quinze jours
Calendaires, à compter de la signature, par lettre.
Homologation DREETS
Instruction du dossier ; le silence vaut homologation.
Fin du contrat
À la date convenue, au plus tôt le lendemain de l'homologation.
Suites
Allocations France Travail, différé éventuel, contentieux prud'homal le cas échéant.
Préparer le dossier
Les pièces utiles à réunir
Pour négocier ou contester en connaissance de cause.
Projet de convention ou Cerfa signé.
Contrat de travail et convention collective.
Bulletins de salaire des douze derniers mois.
Échanges écrits autour de la proposition.
Éléments de contexte : pression, alerte, arrêt de travail.
Calcul de l'indemnité légale de référence.
Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.
FAQ
Questions fréquentes
14 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.
Qu'est-ce qu'une rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle est un mode amiable de cessation du contrat de travail a durée indéterminée. Elle résulte d'un accord écrit entre l'employeur et le salarié, exclusif du licenciement et de la démission, et n'autorisé aucune partie à l'imposer (article L. 1237-11 du Code du travail). La validité de la convention repose sur la liberté du consentement. La Cour de cassation rappelle que "si l'existence, au moment de sa conclusion, d'un différend entre les parties au contrat de travail n'affecte pas par elle-même la validité de la convention de rupture conclue en application de l'article L. 1237-11 du code du travail, la rupture conventionnelle ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties" (Cass. soc., 23 mai 2013, n° 12-13.865, Bulletin). La procédure se décline en quatre étapes : un ou plusieurs entretiens, la signature d'une convention écrite remise au salarié, un délai de rétractation de quinze jours calendaires, puis l'homologation par la DREETS. La date de rupture intervient au plus tot le lendemain de l'homologation. Le cabinet vous accompagne dans la négociation, la sécurisation de la convention et la contestation éventuelle devant le conseil de prud'hommes.
Quelles sont les étapes de la procédure ?
La procédure suit un sequencement précis. Les parties tiennent un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié peut se faire assister (article L. 1237-12 du Code du travail). La convention est ensuite signée et un exemplaire est remis au salarié. La remise matérielle d'un exemplaire conditionne la régularité de la procédure. La Cour de cassation juge que "seule la remise au salarié d'un exemplaire de la convention signe des deux parties lui permet de demander l'homologation de la convention et d'exercer son droit de rétractation en toute connaissance de cause" (Cass. soc., 3 juillet 2019, n° 17-14.232, Bulletin). Chaque partie dispose ensuite d'un délai de rétractation de quinze jours calendaires (article L. 1237-13 du Code du travail). A l'issue de ce délai, la partie la plus diligente adresse la demande d'homologation à la DREETS, qui dispose de quinze jours ouvrables pour contrôler les conditions de validité (article L. 1237-14 du Code du travail). Le silence vaut homologation. Le cabinet sécurise chaque étape et prévient les irrégularités qui exposeraient la convention à une nullité.
Quelle indemnité minimum en rupture conventionnelle ?
Réponse : Minimum légal : indemnité licenciement (article L1237-13). 1/4 mois salaire par année ancienneté jusqu'à 10 ans, puis 1/3 mois au-delà. Négociable à la hausse. Convention collective peut prévoir montant supérieur.
Peut-on se rétracter après signature convention ?
Réponse : Oui. Chaque partie dispose 15 jours calendaires à compter signature pour se rétracter (article L1237-13). Rétractation unilatérale, sans motif, par LRAR ou remise main propre. Annulé convention. Aucune indemnité due.
La DREETS peut-elle refuser homologation ?
L'autorité administrative dispose d'un délai d'instruction de quinze jours ouvrables, à compter de la réception de la demande, pour s'assurer du respect des conditions prévues par la loi et de la liberté de consentement des parties (article L. 1237-14 du Code du travail). En l'absence de notification dans ce délai, l'homologation est réputée acquise. La DREETS refuse l'homologation lorsqu'un vice du consentement apparaît, lorsque le montant de l'indemnité spécifique est inférieur au minimum légal, lorsque le délai de rétractation n'a pas été respecté ou lorsque le salarié est protège sans autorisation préalable de l'inspecteur du travail. La jurisprudence sanctionné notamment la demande d'homologation prématurée. La Cour de cassation juge qu' "une partie à une convention de rupture ne peut valablement demander l'homologation de cette convention à l'autorité administrative avant l'expiration du délai de rétractation de quinze jours prévu par le premier de ces textes" (Cass. soc., 13 juin 2018, n° 16-24.830, Bulletin). Le cabinet identifie le motif du refus, corrige le vice et redépose une demande conforme, ou conteste le refus devant le conseil de prud'hommes.
Peut-on négocier rupture conventionnelle pendant arrêt maladie ?
La négociation et la signature d'une rupture conventionnelle restent possibles pendant un arrêt maladie, qu'il soit de droit commun ou consécutif à un accident du travail. Aucune disposition n'interdit cette voie. La Cour de cassation a tranche la question pour l'inaptitude consécutive à un accident du travail : "sauf cas de fraude ou de vice du consentement, non allégué en l'espèce, une convention de rupture peut être valablement conclue par un salarié déclaré inapte à son poste à la suite d'un accident du travail" (Cass. soc., 9 mai 2019, n° 17-28.767, Bulletin). La même logique s'applique au salarié en arrêt pour maladie ordinaire. Le risque tient à la preuve d'un consentement libre. L'état de santé altérant la lucidité, la pression hiérarchique ou l'absence d'information loyale exposent la convention à une annulation pour vice du consentement (articles 1130 et suivants du Code civil). Le cabinet évalué la solidité du consentement et sécurise la convention pour neutraliser tout risque ultérieur de contestation.
Rupture conventionnelle ouvre-t-elle droits chômage ?
La rupture conventionnelle homologuée ouvre droit aux allocations chômage dans les mêmes conditions qu'un licenciement. Le salarié s'inscrit à France Travail (ex-Pôle emploi) et perçoit l'allocation d'aide au retour à l'emploi selon les règles de la convention d'assurance chômage en vigueur. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, définie à l'article L. 1237-13 du Code du travail, ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Cette équivalence justifie l'assimilation au licenciement pour le bénéfice des allocations. La Cour de cassation précisé les modalités de calcul du minimum : "Selon l'article L. 1237-13 du code du travail, la convention de rupture définit les conditions de celle-ci, notamment le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle qui ne peut pas être inférieur à celui de l'indemnité prévue à l'article L. 1234-9 du code du travail" (Cass. soc., 30 septembre 2020, n° 19-15.675, Bulletin). Un diffère d'indemnisation peut être appliqué en cas d'indemnité supralégale. Le cabinet anticipe ce diffère et sécurise le calendrier de prise en charge.
Peut-on contester rupture conventionnelle après homologation ?
La contestation reste ouverte après homologation. Le salarié ou l'employeur saisit le conseil de prud'hommes dans un délai de douze mois à compter de la date d'homologation, a peine d'irrecevabilité (article L. 1237-14 du Code du travail). Le motif principal est le vice du consentement, fonde sur les articles 1130 et suivants du Code civil. La pression, le dol ou la violence économique justifient l'annulation. La Cour de cassation précisé que la contestation aboutit lorsque l'employeur a "menace la salariée de voir ternir la poursuite de son parcours professionnel en raison des erreurs et manquements de sa part justifiant un licenciement et l'avait incitée, par une pression, a choisir la voie de la rupture conventionnelle" (Cass. soc., 23 mai 2013, n° 12-13.865, Bulletin). L'absence de remise d'un exemplaire signe ou la demande d'homologation prématurée entraînent également la nullité (Cass. soc., 3 juillet 2019, n° 17-14.232, Bulletin). L'annulation produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et ouvre droit aux indemnités correspondantes. Le cabinet évalué la solidité des griefs et engage l'action prud'homale.
Quelle fiscalité sur indemnité rupture conventionnelle ?
L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle bénéficie d'un régime fiscal et social favorable, sous conditions de plafonnement. Sur le plan fiscal, la fraction inférieure au plus élevé des deux montants suivants est exonérée d'impôt sur le revenu : deux fois la rémunération annuelle brute de l'année précédente, ou 50 % de l'indemnité perçue, dans la limite de six fois le plafond annuel de la sécurité sociale (article 80 duodecies du Code général des impôts). Sur le plan social, l'exonération de cotisations s'applique dans la limite de deux fois le PASS pour la fraction non assujettie à l'impôt. La CSG-CRDS reste due au-delà de l'indemnité légale de licenciement. Le minimum légal est garanti par l'article L. 1237-13 du Code du travail. La Cour de cassation rappelle que "l'article L. 1237-13 du code du travail prévoit comme montant minimal de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle celui de l'indemnité prévue à l'article L. 1234-9 du même code, de sorte que le calcul de ce minimum est celui fixe par les articles R. 1234-1 et R. 1234-2 de ce code" (Cass. soc., 30 septembre 2020, n° 19-15.675, Bulletin). Le cabinet optimise la négociation pour maximiser la part exonérée.
Combien de temps dure procédure complète ?
La durée totale d'une rupture conventionnelle s'étend de quatre a huit semaines selon le calendrier des parties et de l'administration. La phase de négociation et le ou les entretiens préparatoires (article L. 1237-12 du Code du travail) durent quelques jours à plusieurs semaines. Après signature, chaque partie dispose de quinze jours calendaires pour se rétracter (article L. 1237-13 du Code du travail). La demande d'homologation est ensuite adressée à la DREETS, qui dispose de quinze jours ouvrables pour statuer (article L. 1237-14 du Code du travail). Le silence vaut homologation. La date de rupture du contrat intervient au plus tot le lendemain de l'homologation. La Cour de cassation précisé que la rétractation est effective des l'envoi de la lettre : "une partie à une convention de rupture peut valablement exercer son droit de rétractation dès lors qu'elle adresse à l'autre partie, dans le délai de quinze jours calendaires qu'il prévoit, une lettre de rétractation" (Cass. soc., 14 février 2018, n° 17-10.035, Bulletin). Le cabinet pilote le calendrier pour éviter toute irrégularité procédurale.
L'employeur peut-il imposer rupture conventionnelle ?
La rupture conventionnelle ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties. L'article L. 1237-11 du Code du travail énoncé que "la rupture conventionnelle, exclusive du licenciement ou de la démission, ne peut être imposée par l'une ou l'autre des parties" . Toute pression, menace ou contrainte vicie le consentement et expose la convention à une annulation. La Cour de cassation l'a jugé avec netteté dans une affaire ou l'employeur avait reproche par écrit à la salariée divers manquements professionnels avant de lui suggérer une rupture amiable. La cour d'appel "exerçant son pouvoir souverain d'appréciation, a fait ressortir que le consentement de la salariée avait été vicie" (Cass. soc., 23 mai 2013, n° 12-13.865, Bulletin). L'existence d'un harcèlement moral n'invalide pas automatiquement la convention si le consentement reste libre (Cass. soc., 23 janvier 2019, n° 17-21.550, Bulletin). Mais il constitue un indice sérieux de pression, susceptible d'entraîner la nullité. Le salarié soumis à une pression peut refuser la convention, saisir le conseil de prud'hommes après signature ou négocier une indemnité supralégale. Le cabinet analyse les écrits et prépare la contestation.
Peut-on cumuler rupture conventionnelle et création entreprise ?
La rupture conventionnelle est compatible avec un projet de création ou de reprise d'entreprise. Elle ouvre droit aux allocations chômage, qui peuvent être maintenues partiellement pendant le lancement de l'activité, dans les conditions fixées par le règlement de l'assurance chômage. Le salarié qui créé son entreprise peut opter pour le maintien partiel de l'ARE en complément des revenus d'activité, ou pour le versement en capital de l'ARCE (aide à la reprise ou à la création d'entreprise), égal a 60 % du reliquat des droits. L'indemnité spécifique de rupture conventionnelle, définie à l'article L. 1237-13 du Code du travail, constitue un capital de démarrage utile pour financer le projet. En cas d'échec, le salarié retrouve le solde de ses droits chômage, dans les délais réglementaires, sous réserve des conditions d'éligibilité. La rupture conventionnelle homologuée ne fait pas obstacle à cette reprise des droits, contrairement à la démission classique. Le cabinet sécurise la négociation, optimise le calendrier au regard du projet entrepreneurial et coordonne les démarches avec France Travail.
Les salariés protégés peuvent-ils signer rupture conventionnelle ?
Réponse : Oui mais procédure spécifique. Autorisation préalable inspecteur travail requise (article L1237-15). Inspecteur vérifie liberté consentement. Délai instruction 15 jours. Refus possible si doute sur consentement libre. Recours possible devant ministre si refus.
Que faire si DREETS refuse homologation ?
Le refus d'homologation par la DREETS privé la convention de toute validité : la rupture est sans effet et le contrat de travail se poursuit dans les mêmes conditions (article L. 1237-14 du Code du travail). La première démarche consiste a identifier le motif du refus dans la notification administrative. Lorsque le vice est régularisable (montant insuffisant de l'indemnité, défaut de mention, oubli de signature), les parties peuvent signer une nouvelle convention. La jurisprudence impose alors un nouveau délai de rétractation : "lorsqu'une première convention a fait l'objet d'un refus d'homologation par l'autorité administrative, les parties doivent, a peine de nullité de la seconde convention de rupture, bénéficier d'un nouveau délai de rétractation" (Cass. soc., 13 juin 2018, n° 16-24.830, Bulletin). Si le refus repose sur un vice irréductible (consentement vicie, salarié protège sans autorisation, fraude), la rupture conventionnelle doit être abandonnée. L'employeur reste alors libre d'engager une procédure de licenciement, soumise au respect des règles de droit commun. Le contentieux du refus releve exclusivement du conseil de prud'hommes (article L. 1237-14 du Code du travail). Le cabinet analyse les motifs, redépose une convention conforme ou prépare l'action judiciaire.
Références
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.
Textes officiels
Synthèse pratique
Situations, preuves et recours : le tableau.
Pour chaque situation fréquente : les preuves à réunir, les conséquences et le recours adapté.
| Situation | Preuves à réunir | Conséquence juridique | Recours |
|---|---|---|---|
| Aucun entretien préalable ou un seul entretien escamoté | Échanges courriels, agendas, attestations, courriers de convocation absents | Nullité de la convention pour violation de l'article L. 1237-12 | Conseil de prud'hommes, action dans les 12 mois de l'homologation |
| Non-remise d'un exemplaire signé au salarié | Convention conservée uniquement par l'employeur, absence de récépissé | Nullité (Cass. soc. 3 juillet 2019) | Conseil de prud'hommes, requalification en licenciement sans cause réelle |
| Indemnité inférieure au minimum légal | Bulletins de paie, calcul du salaire de référence, ancienneté, convention collective | Nullité ou rappel de la différence selon les cas | Conseil de prud'hommes, calcul rectificatif par expertise comptable si nécessaire |
| Pression et menaces ayant conduit à la signature | SMS, courriels, attestations de collègués, certificats médicaux, arrêt maladie concomitant | Nullité pour vice du consentement (violence morale) | Conseil de prud'hommes, possibilité d'action en harcèlement parallèle |
| Antidatage de la convention | Date de l'envoi par e-mail, métadonnées, divergence avec la date d'entretien | Nullité si le salarié est privé du délai de rétractation | Conseil de prud'hommes, requalification en licenciement sans cause réelle |
| Refus d'homologation par la DREETS | Lettre de refus motivée, formulaire Cerfa transmis | Convention sans effet ; nouvelle convention possible avec nouveau délai | Reformulation du dossier ou contestation administrative selon le motif |
Issus de la pratique du cabinet
Cas pratiques anonymisés chiffrés.
Des dossiers types, avec montants bruts indicatifs.
Dossier 1 : nullité pour pression et requalification
Cadre commerciale de quarante-deux ans, neuf ans d'ancienneté, salaire brut mensuel de 4 200 euros. Après une réorganisation et plusieurs entretiens informels musclés, l'employeur propose une rupture conventionnelle avec une indemnité limitée au minimum légal. Saisine du conseil de prud'hommes après signature pour vice du consentement. Production d'échanges courriels démontrant la pression, attestations de collègués, certificat médical d'un arrêt pour syndrome anxio-dépressif quinze jours après signature. Issue : nullité prononcée, indemnité pour licenciement sans cause portée au plafond du barème (neuf mois), indemnité de préavis de trois mois, congés payés affectés. Total brut accordé : 53 800 euros. Durée : seize mois.
Dossier 2 : négociation à trois fois le minimum
Responsable juridique de cinquante-cinq ans, dix-huit ans d'ancienneté, salaire brut mensuel de 7 800 euros. Contexte : changement de gouvernance et perte de confiance réciproque, sans grief disciplinaire. Négociation directe, sans contentieux. Indemnité légale : environ 39 000 euros. Indemnité négociée : 118 000 euros, soit trois fois le minimum, structurée pour rester dans les plafonds d'exonération sociale et fiscale. Maintien de l'allocation chômage et conditions favorables pour la transition vers une activité indépendante. Durée : trois mois entre premier entretien et homologation.
Dossier 3 : annulation pour dol aux torts du salarié
Technicien spécialisé, sept ans d'ancienneté, salaire brut mensuel de 3 600 euros. Le salarié obtient une rupture conventionnelle à 22 000 euros en invoquant un projet de reconversion dans la formation. Trois mois plus tard, l'employeur découvre que le salarié a intégré un concurrent direct dès le lendemain de la rupture, en violation d'engagements verbaux. Saisine du conseil de prud'hommes par l'employeur. Issue : annulation pour dol, requalification en démission, condamnation du salarié à la restitution intégrale des 22 000 euros, plus 5 800 euros au titre du préavis non exécuté. Durée : quatorze mois.
Une rupture conventionnelle en vue ?
Avant de signer ou pour contester : contactez le cabinet. Nos avocats chiffrent la négociation, sécurisent la procédure et plaident la nullité quand elle est due.