Cabinet Kohen Avocats · Paris 17ᵉ

Maître Hassan KOHEN intervient en urgence, du commissariat à la cour d'assises. Première analyse stratégique offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Garde à vue, instruction, assises Fiche CNB avocat.fr
Maître Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Hassan KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Article 9-3 – Code de procédure pénale

Parler à un avocat 06 89 11 34 45

Article 9-3 du Code de procédure pénale

Définition, prescription de l’action publique et obstacle insurmontable

Mis à jour le 25 avril 2026.


Texte de loi

Article 9-3

Tout obstacle de droit, prévu par la loi, ou tout obstacle de fait insurmontable et assimilable à la force majeure, qui rend impossible la mise en mouvement ou l’exercice de l’action publique, suspend la prescription.

Source : Légifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

Consulter sur Légifrance

Application par la jurisprudence

Nota bene — art 9-3 CPP: la prescription est suspendue lorsqu’un obstacle légal ou un obstacle de fait insurmontable, assimilable à la force majeure, rend impossible de mettre en mouvement ou d’exercer l’action publique. La jurisprudence l’admet strictement: l’obstacle doit être extérieur, non imputable à l’autorité poursuivante, et la suspension ne joue que pour la durée exacte de l’empêchement. Exemples typiques reconnus: impossibilité matérielle ou légale d’agir, autorisation préalable manquante, secret-défense ou communication de données juridiquement bloquée. En pratique, la charge de prouver l’obstacle et sa durée pèse sur le parquet, à défaut la prescription court normalement.

La question pratique est donc simple : l’obstacle a-t-il vraiment empêché toute action, ou l’enquête pouvait-elle être engagée par des actes d’investigation ordinaires ? Si une plainte, une enquête, une information judiciaire ou des actes interruptifs étaient possibles, l’article 9-3 ne doit pas devenir un moyen général de neutraliser la prescription.


Jurisprudence récente sur l’article 9-3 CPP

Assemblée plénière, 16 janvier 2026, n° 25-80.258

La Cour de cassation, réunie en assemblée plénière et publiée au Bulletin comme au Rapport, rappelle que l’obstacle de fait doit rester exceptionnel. Dans cette affaire ancienne, la dissimulation du corps ne suffisait pas à suspendre la prescription dès lors qu’une suspicion d’infraction existait et que des investigations étaient possibles. L’arrêt est important pour la défense : il permet de soutenir que l’article 9-3 CPP ne s’applique pas lorsque l’autorité judiciaire pouvait déjà enquêter utilement.

Lire la décision officielle de la Cour de cassation.

Chambre criminelle, 12 juin 2025, n° 24-80.116

La chambre criminelle précise aussi que le manque de connaissances techniques des victimes ne constitue pas, à lui seul, un obstacle extérieur assimilable à la force majeure. Elle distingue cette analyse de la question du report du point de départ de la prescription lorsqu’il existe des manoeuvres de dissimulation rendant les faits impossibles à constater dans des conditions permettant l’exercice de l’action publique.

Lire la décision officielle de la Cour de cassation.


Comment contester l’application de l’article 9-3 CPP

En défense, l’analyse doit partir de la chronologie. Il faut identifier la date de commission des faits, les actes interruptifs éventuels, la date à laquelle l’obstacle aurait commencé, puis la date à laquelle il aurait cessé. Une suspension ne peut produire effet que pendant la période où l’action publique était réellement impossible.

Les pièces utiles sont notamment les plaintes, signalements, procès-verbaux, réquisitoires, ordonnances, expertises, courriers de parquet et décisions de classement ou de reprise d’enquête. Ces documents permettent de vérifier si le ministère public ou la partie civile disposaient déjà d’éléments suffisants pour agir.

Lorsque la prescription paraît acquise, l’argument doit être soulevé tôt : devant le juge d’instruction, la chambre de l’instruction ou la juridiction de jugement selon le stade de la procédure. L’enjeu est souvent décisif, car l’extinction de l’action publique met fin aux poursuites.


Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet.

Nous vérifions la prescription, les actes interruptifs, les obstacles invoqués et la stratégie procédurale adaptée.

Téléphone : 06 89 11 34 45

Prendre rendez-vous avec le cabinet

Le cabinet intervient à Paris et en Île-de-France, ainsi que devant les juridictions pénales sur l’ensemble du territoire.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    En savoir plus sur Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture