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Maître Hassan KOHEN
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Cour d’appel de Paris, le 12 septembre 2025, n°21/08514

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La Cour d’appel de Paris a statué le 26 septembre 2025, au sein du Pôle 6 – Chambre 13, dans une instance relevant du contentieux social. La décision s’inscrit formellement dans les canons de l’arrêt d’appel, comme l’attestent les mentions « COUR D’APPEL DE PARIS » et « ARRÊT DU 26 septembre 2025 », et l’identification procédurale « Numéro d’inscription au répertoire général : S N° RG 21/08514 ». Le litige trouve son origine dans un jugement du 30 août 2021, critiqué devant la juridiction d’appel, ce que consigne la mention « Décision déférée à la Cour : jugement rendu le 30 Août 2021 […] RG n° 19/00407 ».

Le déroulement procédural est rigoureusement tracé. L’arrêt précise d’abord que, « En application des dispositions de l’article 945-1 du code de procédure civile », l’affaire a été débattue « en audience publique, les parties ne s’y étant pas opposées ». Il est en outre indiqué que « Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour », conformément au schéma du conseiller rapporteur. Le prononcé a eu lieu « par mise à disposition de l’arrêt au greffe de la cour », « dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile », et l’arrêt est « CONTRADICTOIRE ». Ces mentions déterminent la question juridique essentielle, centrée sur la régularité formelle de l’instance d’appel social et la portée des garanties attachées à la publicité des débats, au contradictoire et aux modalités du prononcé.

La solution tient à la conformité de la procédure aux exigences du code de procédure civile. Les mentions « en audience publique » et « les parties ne s’y étant pas opposées » confirment le cadre de l’article 945-1. L’indication « par mise à disposition de l’arrêt au greffe de la cour » sous l’empire de « l’article 450 du code de procédure civile » assure l’efficacité du prononcé. Le caractère « CONTRADICTOIRE » parachève l’ensemble et consacre la régularité du débat. La chaîne de validité se clôt enfin par la remise de la minute, ainsi qu’il est dit « à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire ».

I. Le cadre procédural de l’arrêt d’appel social

A. Les débats publics et le rôle du rapporteur (article 945-1)

L’arrêt rappelle d’abord l’assise légale du déroulement des débats: « En application des dispositions de l’article 945-1 du code de procédure civile ». Cette mention situe la procédure dans le régime propre au contentieux social d’appel, qui autorise l’audition par un conseiller rapporteur, sous réserve de l’absence d’opposition des parties. L’énoncé « en audience publique, les parties ne s’y étant pas opposées » atteste le double respect de la publicité et du consentement procédural minimal requis.

Le texte ajoute que « Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour ». Cette précision n’est pas de pure forme. Elle signifie que le rapporteur n’épuise pas la fonction juridictionnelle; il en restitue l’économie aux juges délibérants, garants de la collégialité. Le dispositif « chargé du rapport » s’articule ainsi avec la publicité des débats et l’information loyale de la formation. Il en résulte une garantie de lisibilité du cheminement décisionnel, compatible avec l’économie des audiences sociales et les droits de la défense.

B. Le prononcé par mise à disposition et ses conditions (article 450)

La Cour choisit un mode de prononcé expressément prévu par le code: « par mise à disposition de l’arrêt au greffe de la cour ». Cette modalité est encadrée par « les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile ». Deux exigences en découlent. D’abord, l’information préalable des parties, qui évite toute surprise sur la date du prononcé. Ensuite, la fixation d’un point de départ certain pour les délais de recours, participant de la sécurité juridique.

La chaîne de validité se prolonge jusqu’à la conservation de la minute: « à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire ». Cette mention renseigne sur le dépôt matériel et la traçabilité de l’acte juridictionnel. Elle participe de l’authenticité et conditionne l’obtention de grosses exécutoires, en assurant la disponibilité d’un original intégral, signé, opposable et contrôlable. Le formalisme n’est donc pas gratuit; il soutient l’exécution et l’exercice des voies de recours.

II. La portée des garanties énoncées

A. Le caractère contradictoire et la protection des droits de la défense

Le dispositif comporte une affirmation claire: l’arrêt est « CONTRADICTOIRE ». La formule, classique, ne relève pas d’une simple clausule. Elle traduit l’idée que chaque partie a été mise en mesure d’être entendue, d’être informée, et de contester utilement les prétentions adverses. Elle fixe un standard de validité qui conditionne l’impartialité objective et s’inscrit dans la logique de la loyauté procédurale.

Cette garantie se combine avec le régime de l’article 945-1. La mention « les parties ne s’y étant pas opposées » renforce la légitimité du mode de débat retenu et neutralise un grief potentiel tiré d’une atteinte aux droits de la défense. Le contradictoire n’est pas altéré par l’intervention d’un conseiller rapporteur, puisque « Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour ». La Cour d’appel de Paris articule ainsi efficacité des débats et conservation des garanties substantielles.

B. Intelligibilité, traçabilité et contrôle juridictionnel

La décision se veut intelligible pour ses destinataires. Les mentions « AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS », « COUR D’APPEL DE PARIS » et « ARRÊT DU 26 septembre 2025 » ancrent la décision dans son autorité et son origine, gages de lisibilité externe et de respect du principe de publicité. L’identification précise de la procédure, avec « Numéro d’inscription au répertoire général : S N° RG 21/08514 » et la référence à la décision attaquée, assure la traçabilité contentieuse et l’effectivité du contrôle ultérieur.

Cette intelligibilité n’est pas qu’informative. L’indication « par mise à disposition de l’arrêt au greffe de la cour » et le renvoi « dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile » sécurisent le point de départ des délais et l’accès matériel à la décision. Elle facilite l’exercice des voies de recours, limite les contestations sur la date du prononcé et clarifie les responsabilités. Le droit au juge y gagne en prévisibilité, tandis que la sécurité des transactions juridictionnelles se trouve consolidée.

Au total, l’arrêt articule forme et garantie avec sobriété. Les mentions relatives à la publicité, au contradictoire et au prononcé forment un ensemble cohérent, lisible et opératoire. Le recours à l’article 945-1 n’affaiblit pas la collégialité, puisqu’il est pallié par le compte rendu du rapporteur et le contrôle du délibéré. Les choix formels opérés par la Cour d’appel de Paris répondent enfin aux impératifs de célérité et de sécurité juridique, sans sacrifier l’exigence d’un procès équitable.

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