Depuis le 1er juillet 2026, les allocations d’assurance chômage ne sont pas revalorisées. Les montants applicables depuis le 1er juillet 2025 restent donc les références à contrôler sur votre notification France Travail.
Cette absence de hausse ne veut pas dire que chaque demandeur d’emploi touchera exactement la même somme que le mois précédent. Le montant versé dépend toujours de votre salaire journalier de référence, de vos périodes travaillées, de votre âge, de vos différés d’indemnisation, de votre situation de formation, d’une reprise d’activité et parfois d’une dégressivité.
Le bon réflexe n’est donc pas seulement de regarder le virement reçu. Il faut vérifier la notification d’ouverture de droits, le salaire journalier de référence, l’allocation journalière retenue et les jours indemnisés dans le mois.
Allocation chômage 2026 : quels montants restent inchangés ?
Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic n’a pas décidé de revalorisation au 1er juillet 2026. Service-Public confirme que les montants journaliers en vigueur depuis le 1er juillet 2025 restent applicables.
L’allocation minimale d’aide au retour à l’emploi reste fixée à 32,13 euros par jour. La partie fixe de l’ARE reste fixée à 13,18 euros par jour indemnisé. L’allocation plancher d’aide au retour à l’emploi formation reste fixée à 22,99 euros par jour.
Pour les allocataires concernés par la dégressivité, le plancher après réduction reste également un point de contrôle. Service-Public indique un plancher de 92,57 euros brut par jour.
Ces montants ne suffisent pas à calculer seuls votre allocation. Ils servent de repères. Le calcul réel dépend d’abord du salaire journalier de référence.
Comment France Travail calcule l’ARE ?
France Travail indique que l’allocation d’aide au retour à l’emploi est calculée à partir du salaire de référence, puis du salaire journalier de référence.
Le salaire journalier de référence est déterminé à partir des rémunérations perçues pendant une période de référence. Cette période est en principe de 24 mois pour les demandeurs d’emploi de moins de 55 ans et de 36 mois pour les demandeurs d’emploi de 55 ans ou plus.
Une fois le salaire journalier de référence calculé, France Travail compare deux résultats.
Le premier correspond à 40,4 % du salaire journalier de référence, augmenté de la partie fixe de 13,18 euros.
Le second correspond à 57 % du salaire journalier de référence.
Le montant le plus élevé est retenu, sous réserve des règles de minimum, de plafond, de prélèvements sociaux et, pour certains hauts revenus, de dégressivité.
La simulation chômage doit donc être utilisée comme une estimation. Elle ne remplace pas le contrôle de la notification, surtout lorsque votre parcours comporte des périodes d’arrêt maladie, d’activité partielle, de temps partiel, de contrats courts, de congés sans solde ou de reprise d’activité.
Pourquoi votre virement peut baisser sans revalorisation ?
Le montant journalier peut rester identique, mais le virement mensuel peut changer.
D’abord, tous les mois ne comportent pas le même nombre de jours indemnisables si France Travail applique des retenues, une reprise d’activité ou une régularisation.
Ensuite, un différé d’indemnisation peut décaler le début du paiement. Il peut être lié aux congés payés, à une indemnité supra-légale de rupture ou au délai d’attente.
Une reprise d’emploi, même courte, peut aussi modifier le montant versé. France Travail peut cumuler partiellement salaire et allocation, mais le calcul dépend des revenus déclarés et des justificatifs transmis.
Enfin, une régularisation peut intervenir après réception d’une attestation employeur corrigée, d’une fiche de paie oubliée ou d’une information nouvelle sur les périodes travaillées.
Il faut donc distinguer deux choses : le montant journalier de vos droits et le paiement réellement versé pour un mois donné.
Quels documents faut-il vérifier avant de contester ?
La première pièce à relire est la notification d’ouverture de droits. Elle précise normalement le salaire journalier de référence, le montant journalier de l’allocation, la durée d’indemnisation et les différés appliqués.
Il faut ensuite comparer cette notification avec les attestations employeur transmises à France Travail. Une erreur de date, de salaire, de motif de rupture ou de période travaillée peut modifier le calcul.
Les bulletins de paie des 24 ou 36 derniers mois doivent aussi être conservés. Ils permettent de vérifier les salaires pris en compte, les absences, les primes, les périodes non travaillées et les éventuelles incohérences.
Les relevés de situation France Travail sont utiles pour contrôler les jours indemnisés mois par mois. Ils permettent de comprendre si la difficulté porte sur le calcul initial ou seulement sur un paiement mensuel.
Lorsque le dossier comporte une rupture conventionnelle, un licenciement, une fin de CDD, une démission légitime ou une activité réduite, il faut conserver les documents de rupture, le solde de tout compte, les certificats de travail et les échanges avec l’employeur.
Que faire si la simulation et la notification ne correspondent pas ?
Une différence entre le simulateur et la notification n’est pas automatiquement une erreur. Le simulateur dépend des informations saisies. La notification dépend des données reçues par France Travail.
Il faut d’abord refaire la simulation avec les mêmes périodes, les mêmes salaires bruts et les mêmes dates que celles figurant sur les attestations employeur.
Si l’écart demeure, il faut demander à France Travail une explication écrite. Le message doit identifier le point précis : salaire journalier de référence, salaire de référence, nombre de jours pris en compte, différé, durée d’indemnisation ou montant journalier.
Il est préférable d’éviter une contestation vague. Une phrase comme « mon chômage est trop bas » permet rarement de débloquer le dossier. Il faut indiquer le montant attendu, le montant notifié et la pièce qui justifie la différence.
Si l’erreur vient de l’employeur, il faut lui demander une attestation France Travail rectifiée. Sans correction de la donnée source, France Travail peut maintenir le calcul initial.
Comment contester une erreur de calcul de l’allocation chômage ?
La contestation doit être écrite. Elle peut être adressée via l’espace personnel France Travail ou par courrier, selon la nature de la décision contestée.
Il faut joindre les pièces utiles : notification, bulletins de paie, attestations employeur, contrat de travail, documents de rupture, relevés de situation et simulation détaillée.
La demande doit rester factuelle. Elle doit expliquer quelle donnée est contestée et pourquoi elle modifie le montant de l’ARE.
Si la difficulté vient d’une attestation employeur erronée, le salarié peut demander à l’employeur la correction du document. Lorsque l’employeur refuse ou tarde, le litige peut aussi devenir prud’homal, car une attestation de fin de contrat inexacte peut bloquer ou réduire les droits du salarié.
Si France Travail réclame ensuite un trop-perçu ou suspend l’allocation, le dossier change de nature. Il faut alors vérifier la décision, le motif, le montant réclamé, les délais de réponse et les voies de recours.
Les erreurs fréquentes sur le calcul de l’ARE
La première erreur concerne les dates. Une date de fin de contrat, une période d’emploi ou une période d’absence mal renseignée peut modifier le salaire journalier de référence.
La deuxième erreur concerne les salaires. Certaines primes peuvent être prises en compte, d’autres non. Une paie absente ou mal déclarée peut fausser le calcul.
La troisième erreur concerne les périodes d’arrêt maladie, d’activité partielle ou de temps partiel. Elles doivent être analysées précisément, car elles peuvent modifier l’assiette ou la période de référence.
La quatrième erreur concerne les différés. Un différé lié à une indemnité de rupture ou aux congés payés peut donner l’impression que l’allocation est refusée, alors qu’elle est seulement décalée.
La cinquième erreur concerne la reprise d’activité. Une déclaration mensuelle incomplète ou tardive peut entraîner un paiement partiel, une régularisation ou une demande de remboursement.
Paris et Île-de-France : quand consulter rapidement ?
Une consultation devient utile lorsque le calcul est difficile à reconstituer, lorsque l’attestation employeur paraît fausse ou lorsque France Travail maintient une réponse qui ne correspond pas aux pièces.
À Paris et en Île-de-France, ces dossiers concernent souvent des ruptures conventionnelles, des licenciements, des fins de CDD, des cadres concernés par la dégressivité, des salariés ayant alterné temps plein et temps partiel, ou des salariés dont l’employeur a transmis une attestation incomplète.
Il faut préparer un dossier court : notification France Travail, attestation employeur, bulletins de paie, contrat, document de rupture, solde de tout compte, échanges écrits et relevés de paiement.
L’objectif est simple : identifier si l’erreur vient de France Travail, de l’employeur ou d’une lecture incomplète de la réglementation.
Sources utiles
- Service-Public : allocations d’assurance chômage, pas de revalorisation au 1er juillet 2026
- France Travail : comment est calculé le montant de mon allocation ?
- Service-Public : calcul du salaire journalier de référence
- Guide des simulateurs d’allocations et aides France Travail
- Décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage
- Avocats en droit social à Paris
- France Travail réclame un trop-perçu après une erreur d’attestation employeur
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