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Harcèlement par ex-conjoint : plainte, preuves, interdiction de contact et bracelet anti-rapprochement

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Les faits divers de mai 2026 le montrent à nouveau : après une séparation, le harcèlement ne se limite pas aux appels ou aux SMS. Il peut prendre la forme de passages répétés devant le domicile ou le travail, de centaines de messages, de virements de quelques centimes, de menaces, de surveillance des réseaux sociaux ou de violations d’une interdiction de contact.

Pour la victime, la question n’est pas seulement de savoir si le comportement est « toxique » ou « insistant ». La vraie question est juridique : faut-il déposer plainte, quelles preuves préparer, quelles mesures de protection demander, et dans quel cas le parquet peut aller jusqu’à un déferrement, un contrôle judiciaire, une interdiction de contact ou un bracelet anti-rapprochement ?

L’enjeu est immédiat. Un dossier de harcèlement par ex-conjoint se joue souvent sur la chronologie et la preuve. Un appel isolé ne suffit pas toujours. Une répétition documentée, des menaces, une dégradation de la santé, la présence d’enfants ou la violation d’une mesure déjà prononcée changent l’analyse.

Pour replacer ce sujet dans une défense pénale plus large, vous pouvez consulter notre page dédiée à l’avocat pénaliste à Paris.

Harcèlement moral par ex-conjoint : ce que dit le Code pénal

Le texte central est l’article 222-33-2-1 du Code pénal.

Il vise le fait de harceler son conjoint, son partenaire de Pacs ou son concubin par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de vie se traduisant par une altération de la santé physique ou mentale.

Le texte s’applique aussi lorsque les faits sont commis par un ancien conjoint, un ancien concubin ou un ancien partenaire de Pacs.

La peine dépend de la gravité des conséquences. Lorsque l’incapacité totale de travail est inférieure ou égale à huit jours, ou lorsqu’il n’y a pas d’ITT, le texte prévoit trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Lorsque l’ITT dépasse huit jours, ou lorsqu’un mineur était présent et a assisté aux faits, les peines montent à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Il existe aussi une aggravation spécifique lorsque le harcèlement a conduit la victime à se suicider ou à tenter de se suicider.

En pratique, le dossier ne se résume donc pas au nombre de messages. Le juge regarde la répétition, le contexte de séparation, l’effet sur la santé, l’éventuelle présence d’enfants, les antécédents de violences, et les mesures déjà prononcées.

Quels comportements peuvent justifier une plainte ?

Les situations les plus fréquentes sont les suivantes :

  • appels répétés, SMS, messages WhatsApp ou réseaux sociaux ;
  • insultes, menaces, chantage affectif ou financier ;
  • passages répétés près du domicile, du travail ou de l’école des enfants ;
  • création de faux comptes pour surveiller ou contacter la victime ;
  • virements bancaires symboliques accompagnés de messages ;
  • contacts avec les proches, l’employeur ou la nouvelle relation de la victime ;
  • violation d’une interdiction de contact ou d’une ordonnance de protection.

La répétition compte. Mais elle ne se réduit pas à un nombre mathématique. Dix messages menaçants envoyés en une nuit peuvent être plus graves que des contacts espacés et ambigus. À l’inverse, une victime peut avoir des centaines de messages sans que le dossier soit lisible si rien n’est trié, daté et expliqué.

La bonne méthode consiste à reconstituer une chronologie simple : date de séparation, premiers messages, menaces, plaintes ou mains courantes, certificats médicaux, interventions de police, décisions de justice, violations éventuelles.

Cette chronologie permet au parquet de comprendre le danger. Elle permet aussi à l’avocat de demander la bonne mesure : interdiction de contact, interdiction de paraître, contrôle judiciaire, téléphone grave danger, bracelet anti-rapprochement, ou ordonnance de protection devant le juge aux affaires familiales.

Porter plainte : commissariat, gendarmerie ou procureur ?

La victime peut déposer plainte dans un commissariat ou une gendarmerie. Elle peut aussi adresser une plainte écrite au procureur de la République.

En urgence, il ne faut pas attendre que le dossier soit parfait. Si l’ex-conjoint menace, se présente au domicile, suit la victime, tente d’entrer dans le logement ou viole une interdiction, l’appel au 17 reste prioritaire.

Ensuite, la plainte doit être structurée. Il faut éviter une plainte qui raconte seulement une ambiance générale. Les enquêteurs et le parquet ont besoin de faits datés.

Exemple utile :

« Le 14 mai à 8 h 12, il m’a écrit : ‘tu vas le payer’. Le même jour à 12 h 30, il est passé devant mon bureau. Le 15 mai, il a appelé 43 fois entre 21 h et 23 h. Le 16 mai, il a envoyé un virement de 0,01 euro avec le libellé ‘je te vois’. »

Cette manière de présenter les faits est plus efficace qu’une formule générale comme « il me harcèle depuis des semaines ».

Quelles preuves préparer ?

Le dossier doit contenir des pièces exploitables.

Il faut conserver les captures d’écran, mais aussi les messages originaux dans le téléphone. Une capture isolée peut être contestée. Une conversation complète, avec numéro, date, heure et continuité, est plus solide.

Il faut aussi réunir :

  • relevés d’appels ;
  • captures de messages avec date et heure visibles ;
  • courriels et messages vocaux ;
  • preuves de passages devant le domicile ou le travail ;
  • attestations de proches ou de collègues ;
  • certificats médicaux, arrêt de travail, suivi psychologique ;
  • récépissé de plainte ou de main courante ;
  • jugement, ordonnance de protection ou décision d’interdiction de contact ;
  • preuve d’une violation de cette interdiction.

Lorsque les faits se répètent sur plusieurs semaines, il est utile de préparer un tableau chronologique. Une ligne par fait. Date, heure, support, contenu, preuve disponible, témoin éventuel.

Cette méthode évite deux faiblesses fréquentes : noyer le parquet sous des centaines de captures non triées, ou déposer une plainte trop générale sans pièces directement lisibles.

Interdiction de contact : comment l’obtenir ?

L’interdiction de contact peut intervenir à plusieurs moments.

Avant le jugement, elle peut être ordonnée dans le cadre d’un contrôle judiciaire si le mis en cause est poursuivi. Elle peut aussi accompagner une alternative aux poursuites, une composition pénale ou une mesure décidée par le parquet.

Après jugement, elle peut figurer dans la condamnation, dans un sursis probatoire, dans une peine complémentaire ou dans le cadre de l’application des peines.

Sur le plan civil, le juge aux affaires familiales peut également prononcer une ordonnance de protection. Le ministère de la Justice rappelle que, lorsqu’il existe des violences vraisemblables et un danger grave et immédiat, une ordonnance provisoire de protection immédiate peut être rendue sous 24 heures, avec des mesures urgentes comme l’interdiction de rencontrer certaines personnes, de se rendre en certains lieux ou de détenir une arme. Voir la page officielle du ministère sur les violences au sein du couple.

Il ne faut donc pas opposer plainte pénale et ordonnance de protection. Les deux démarches peuvent se compléter. La plainte vise la poursuite de l’auteur. L’ordonnance de protection vise d’abord la sécurité immédiate de la victime et des enfants.

Bracelet anti-rapprochement et téléphone grave danger

Le bracelet anti-rapprochement permet de géolocaliser la personne protégée et l’auteur réel ou présumé de violences conjugales. Le ministère de la Justice précise qu’il s’adresse aux situations de violences conjugales les plus graves et qu’il sert à faire respecter une interdiction de rapprochement. Voir la page officielle : Tout savoir sur le bracelet anti-rapprochement.

Le téléphone grave danger est un autre outil. Il permet à la victime de joindre rapidement une plateforme de téléassistance qui peut alerter les forces de l’ordre. Justice.fr rappelle qu’il peut être attribué notamment en cas de violences par un ex-conjoint, ex-concubin ou ancien partenaire de Pacs, sous conditions. Voir la fiche Violences conjugales.

Ces dispositifs ne sont pas automatiques. Il faut démontrer le danger. Les pièces les plus utiles sont les menaces récentes, les antécédents de violences, les violations d’interdiction de contact, les certificats médicaux, les interventions de police et la situation concrète de la victime.

Le point décisif est souvent le même : montrer que le risque n’est pas abstrait. Il est daté, répété, documenté.

Et si l’ex-conjoint dit que ce sont seulement des messages ?

La défense du mis en cause consiste souvent à minimiser : « je voulais récupérer mes affaires », « je voulais parler des enfants », « je n’ai jamais frappé », « ce ne sont que des messages ».

Ces arguments ne suffisent pas toujours.

Le harcèlement moral peut être constitué par des propos ou comportements répétés. Il n’exige pas nécessairement des violences physiques. Des messages répétés peuvent suffire s’ils dégradent les conditions de vie et altèrent la santé de la victime.

En revanche, la victime doit être précise. Si certains échanges concernent réellement les enfants, le logement ou une dette, il faut distinguer ce qui relève d’un échange nécessaire et ce qui relève du harcèlement : insultes, menaces, relances nocturnes, surveillance, pression, humiliation, intrusion dans la vie privée.

La Cour de cassation a déjà rappelé, dans une affaire de harcèlement moral sur ancien conjoint, que la requalification des faits doit respecter les droits de la défense : le prévenu doit pouvoir se défendre sur la qualification retenue. La décision du 11 janvier 2023 est consultable sur le site de la Cour de cassation : Crim., 11 janvier 2023, n° 21-85.996.

Pour la victime, cette décision rappelle surtout une chose : la qualification juridique doit être travaillée. Harcèlement moral, appels malveillants, menaces, violences, violation d’interdiction de contact ou cyberharcèlement ne se plaident pas exactement de la même façon.

Paris et Île-de-France : réflexes pratiques

À Paris et en Île-de-France, les dossiers de harcèlement par ex-conjoint peuvent évoluer vite : plainte, convocation, garde à vue, déferrement, contrôle judiciaire, audience correctionnelle, ordonnance de protection.

La victime doit préparer trois choses avant le rendez-vous avocat :

  • une chronologie complète ;
  • un dossier de preuves lisible ;
  • les décisions déjà rendues, notamment en matière familiale ou pénale.

Si des enfants sont concernés, il faut aussi réunir les décisions relatives à l’autorité parentale, à la résidence, au droit de visite, aux remises d’enfants et aux éventuelles interdictions de contact. Le pénal et le familial ne sont pas identiques, mais ils se parlent. Une violation lors d’une remise d’enfant peut avoir des conséquences dans les deux procédures.

Pour une défense ou une plainte liée à une garde à vue, une convocation ou une audience correctionnelle, le lien avec la procédure pénale doit être identifié rapidement. La page du cabinet sur l’avocat garde à vue à Paris peut également être utile.

Que demander concrètement ?

La demande dépend du niveau de danger.

Si les faits sont récents mais sans menace directe, il faut déposer plainte avec les pièces, demander l’audition des témoins utiles et conserver les preuves futures.

Si les faits comportent des menaces, des passages physiques ou une violation d’interdiction, il faut demander une réaction rapide du parquet : convocation, rappel des interdictions, contrôle judiciaire, interdiction de contact, interdiction de paraître.

Si le danger est grave et immédiat, il faut envisager en parallèle l’ordonnance de protection, le téléphone grave danger ou le bracelet anti-rapprochement. L’avocat peut aider à présenter un dossier court, probant et exploitable.

Le but n’est pas de multiplier les démarches dans le désordre. Le but est d’obtenir une protection effective, puis de préparer la procédure pénale avec des pièces propres.

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À Paris et en Île-de-France, nous pouvons vérifier rapidement les preuves, les délais et les mesures de protection utiles.

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