Cabinet Kohen Avocats · Paris 17ᵉ

Maître Hassan KOHEN intervient en urgence, du commissariat à la cour d'assises. Première analyse stratégique offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Garde à vue, instruction, assises Fiche CNB avocat.fr
Maître Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Hassan KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Plainte en ligne pour escroquerie internet : THESEE, preuves et recours après l’arnaque

Parler à un avocat 06 89 11 34 45

Le rapport annuel sur la cybercriminalité 2026 publié par la gendarmerie nationale confirme que les arnaques en ligne ne sont plus un sujet marginal. Les modes opératoires se professionnalisent : faux sites de vente, piratage de messagerie, escroquerie aux sentiments, chantage en ligne, demande de rançon, faux messages administratifs, faux conseillers et comptes bancaires utilisés comme relais.

Pour la victime, la question arrive souvent dans l’urgence : faut-il porter plainte en ligne, aller au commissariat, utiliser THESEE, signaler sur Pharos, prévenir la banque, ou saisir directement le procureur ? La réponse dépend du type d’arnaque, de l’identité de l’auteur, du paiement effectué, du montant perdu et des preuves disponibles.

Cet article vise l’hypothèse la plus fréquente : vous êtes victime d’une escroquerie commise sur internet et vous cherchez à déposer une plainte utile, pas seulement à remplir un formulaire. Il explique quand utiliser THESEE, quand se déplacer, quelles pièces préparer, comment éviter le rejet ou le classement trop rapide, et quels recours envisager si l’argent n’est pas récupéré.

Pour un dossier de faux conseiller ou de faux coursier bancaire, voir aussi notre article sur l’arnaque au faux coursier bancaire. Pour une cyberattaque touchant une entreprise, le réflexe est différent : voir notre guide sur la plainte sous 72 heures après cyberattaque.

Pourquoi agir vite après une arnaque internet

Une arnaque internet laisse des traces, mais elles disparaissent vite. Le site frauduleux peut fermer. Le faux profil peut être supprimé. Le numéro de téléphone peut être réattribué. Le compte bancaire de réception peut être vidé. La conversation WhatsApp ou Telegram peut être effacée. Les annonces, avis et pages de paiement peuvent changer en quelques heures.

Le premier objectif n’est donc pas seulement de « porter plainte ». Il faut figer les preuves avant de les perdre. Les captures d’écran doivent montrer l’URL, la date, le compte utilisé, les messages, les promesses, les coordonnées de paiement, l’identité prétendue de l’interlocuteur et les montants demandés. Les relevés bancaires doivent être conservés. Les mails doivent être exportés ou imprimés avec les en-têtes lorsque c’est possible.

Le deuxième objectif est financier. La plainte peut aider à identifier les auteurs, mais elle ne remplace pas les démarches auprès de la banque, de la plateforme de paiement, du site intermédiaire ou de l’assureur. En cas de paiement par carte, virement, crypto-actifs ou coupons, la fenêtre d’action peut être courte.

Le troisième objectif est procédural. Une plainte trop vague risque d’être peu exploitable. Une plainte claire, chronologique et documentée augmente les chances que le dossier soit orienté correctement.

THESEE : quand la plainte en ligne est possible

Le portail Ma Sécurité rappelle que THESEE, le traitement harmonisé des enquêtes et signalements pour les e-escroqueries, permet aux particuliers majeurs de porter plainte ou de signaler certaines escroqueries commises sur internet. Les professionnels doivent, en principe, se déplacer au commissariat ou en brigade de gendarmerie.

THESEE vise notamment les principaux modes opératoires constatés en ligne :

  • piratage de messagerie électronique ou de compte de réseau social ;
  • escroquerie aux sentiments ;
  • petites annonces frauduleuses, faux acheteur, faux vendeur ou fausse location ;
  • chantage en ligne avec demande d’argent ;
  • demande de rançon pour débloquer un ordinateur ;
  • faux sites de vente.

Le service est utile lorsque l’arnaque est bien numérique, que l’auteur n’est pas rencontré physiquement, et que les informations demandées peuvent être renseignées. Ma Sécurité indique par exemple qu’il faut préparer l’IBAN utilisé pour le paiement lorsqu’il existe.

THESEE n’est pas un simple signalement anonyme lorsque vous choisissez la plainte. Le formulaire est validé en ligne, signé électroniquement par un policier, et un récépissé est envoyé dans l’espace personnel de la victime. Si vous ne voulez pas déposer plainte ou si vous n’êtes pas directement victime, le signalement peut être une autre voie.

Quand il faut aller au commissariat ou à la gendarmerie

Il ne faut pas forcer THESEE dans tous les dossiers. Certaines situations justifient un dépôt de plainte physique ou une plainte écrite au procureur.

C’est le cas si vous connaissez l’auteur, si vous l’avez rencontré, si l’arnaque comporte des menaces physiques, si le préjudice est très élevé, si des personnes vulnérables sont ciblées, si plusieurs victimes sont identifiées, si l’auteur est un proche, un salarié, un associé ou un prestataire, ou si les faits mêlent escroquerie et violences, chantage, usurpation d’identité ou abus de faiblesse.

Il faut également se déplacer si la plateforme ne permet pas de qualifier correctement les faits. Une victime peut avoir commencé par une fausse annonce, puis découvrir un réseau, des comptes multiples, une fausse identité professionnelle, un faux cabinet, un faux service public ou une demande de paiement répétée. Dans ce cas, le dossier mérite souvent une plainte structurée avec pièces.

L’article 15-3 du Code de procédure pénale impose aux officiers et agents de police judiciaire de recevoir les plaintes des victimes d’infractions pénales, même lorsque le service saisi n’est pas territorialement compétent. En pratique, il peut y avoir une orientation vers THESEE, mais cela ne doit pas conduire à abandonner lorsque le dossier ne rentre pas correctement dans le téléservice.

Que doit contenir une plainte en ligne efficace

La plainte doit raconter une chronologie. Elle doit permettre à l’enquêteur de comprendre comment la victime a été trompée, pourquoi elle a payé, où l’argent est parti et quelles traces permettent de remonter aux auteurs.

Il faut préparer :

  • l’identité utilisée par l’escroc : nom, pseudo, adresse mail, numéro, profil social, site web ;
  • les liens et URL : annonce, boutique, page de paiement, faux service public, plateforme ;
  • les conversations : SMS, mails, WhatsApp, Telegram, réseaux sociaux, messagerie de plateforme ;
  • les paiements : IBAN, RIB, bénéficiaire, montant, date, heure, référence, crypto-adresse, coupons ;
  • les preuves de préjudice : relevés, reçus, factures, contrats, captures, refus de livraison ;
  • les démarches déjà faites : opposition bancaire, signalement à la plateforme, réclamation, Perceval, Pharos ;
  • les éléments d’urgence : menace, chantage, diffusion d’images, risque de nouvelle fraude.

Il faut éviter les formulations trop générales. « J’ai été arnaqué sur internet » ne suffit pas. Une phrase utile ressemble plutôt à ceci : « Le 28 avril 2026, j’ai répondu à une annonce de location publiée sur telle plateforme ; l’interlocuteur utilisant telle adresse mail m’a demandé un virement de réservation vers tel IBAN ; après paiement, l’annonce a disparu et le numéro ne répond plus. »

Plus la chronologie est précise, plus la plainte est exploitable.

Escroquerie, usurpation d’identité, chantage : quelles qualifications viser

L’article 313-1 du Code pénal définit l’escroquerie comme le fait de tromper une personne par faux nom, fausse qualité, abus d’une qualité vraie ou manoeuvres frauduleuses pour la déterminer à remettre des fonds, des valeurs, un bien, un service ou un acte. La peine de principe est de cinq ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende.

Dans une arnaque internet, cette qualification peut couvrir un faux vendeur, un faux conseiller, un faux propriétaire, un faux site administratif, un faux avocat, un faux organisme bancaire ou une escroquerie sentimentale.

D’autres qualifications peuvent s’ajouter :

  • usurpation d’identité si votre nom, votre profil ou vos documents sont utilisés ;
  • chantage si l’auteur menace de diffuser une image, une vidéo ou des informations ;
  • extorsion si la remise d’argent est obtenue par violence, menace ou contrainte ;
  • accès frauduleux à un système si un compte, une messagerie ou un outil informatique a été compromis ;
  • faux et usage de faux si des documents ou justificatifs ont été fabriqués ;
  • recel ou blanchiment lorsque l’argent transite par des comptes de relais.

La victime n’a pas à qualifier parfaitement les faits à la place du parquet. En revanche, elle doit fournir les éléments qui permettent de comprendre la manoeuvre. Le droit pénal part des faits.

Perceval, Pharos, THESEE : ne pas confondre les démarches

Perceval sert principalement au signalement de fraude à la carte bancaire. Il peut être demandé par la banque. Il ne remplace pas toujours une plainte complète, surtout si l’arnaque comporte un auteur identifiable, un chantage, une fausse annonce ou un réseau organisé.

Pharos sert au signalement de contenus ou comportements illicites sur internet. C’est utile pour un site frauduleux, un contenu manifestement illicite, une page d’hameçonnage ou une menace en ligne. Mais un signalement Pharos n’est pas automatiquement une plainte individuelle avec demande d’enquête sur votre préjudice.

THESEE sert à déposer plainte ou signaler certaines e-escroqueries. C’est souvent la bonne porte d’entrée pour les particuliers victimes d’une arnaque en ligne classique.

La plainte en commissariat, en gendarmerie ou auprès du procureur reste nécessaire lorsque le dossier sort du cadre simple, lorsqu’il y a urgence, lorsque la victime est mineure ou vulnérable, ou lorsque l’enjeu financier exige une plainte circonstanciée.

Si la banque refuse de rembourser

Le dépôt de plainte ne suffit pas à récupérer l’argent. Il faut agir auprès de l’établissement de paiement.

En cas de paiement par carte, il faut faire opposition, contester les opérations et demander les références techniques disponibles. En cas de virement, il faut demander un rappel de fonds sans attendre. En cas de crypto-actifs, il faut conserver l’adresse du portefeuille, la plateforme utilisée, les captures et les identifiants de transaction.

La banque peut répondre que l’opération a été validée par la victime. Cette réponse ne règle pas tout. Il faut distinguer l’autorisation technique d’un paiement et le consentement réel lorsqu’une manoeuvre frauduleuse a été utilisée. Selon les faits, le recours peut être bancaire, civil et pénal.

Pour les arnaques impliquant un faux conseiller bancaire, un faux coursier, un spoofing de numéro ou une authentification manipulée, le dossier doit être traité à part, avec les règles du Code monétaire et financier et la jurisprudence sur la négligence grave. C’est précisément l’objet de notre article sur le faux coursier bancaire et le remboursement.

Que faire si la plainte est classée sans suite

Un classement sans suite n’interdit pas toujours d’agir. Il faut d’abord comprendre le motif : auteur inconnu, infraction insuffisamment caractérisée, préjudice mal documenté, régularisation, poursuites inopportunes, ou difficulté d’enquête.

La victime peut compléter le dossier avec des pièces nouvelles, demander une copie de sa plainte, écrire au procureur, former un recours hiérarchique auprès du procureur général, ou envisager une plainte avec constitution de partie civile lorsque les conditions sont réunies. Le choix dépend du montant, de la preuve, de l’identification possible de l’auteur et de l’objectif poursuivi.

Le point essentiel est de ne pas attendre passivement. Une escroquerie en ligne laisse parfois des traces bancaires, des adresses IP, des comptes de plateforme, des expéditions, des numéros, des alias ou des bénéficiaires. Ces éléments doivent être ordonnés et transmis.

Voir aussi notre page sur le classement sans suite et les recours de la victime.

Paris et Île-de-France : les réflexes pratiques

À Paris et en Île-de-France, les arnaques en ligne s’accompagnent souvent d’éléments locaux : retrait au distributeur, remise de carte, livraison, rendez-vous, adresse de fausse location, mule bancaire, compte ouvert avec de faux documents, ou usurpation d’identité après perte de papiers.

Il faut donc raisonner vite sur les preuves physiques. Une caméra d’immeuble, un commerce, un point relais ou un distributeur bancaire peut conserver des images peu de temps. Si un rendez-vous a eu lieu, il faut noter l’adresse exacte, l’heure, les transports utilisés, les témoins et les numéros affichés.

Le cabinet intervient pour préparer la plainte, organiser les pièces, qualifier les faits, vérifier les recours bancaires et accompagner les victimes lorsque l’enjeu financier ou personnel justifie une démarche structurée. Si une personne est convoquée parce qu’elle est soupçonnée d’avoir servi de mule, d’intermédiaire ou de bénéficiaire d’un virement frauduleux, l’enjeu change : il faut préparer la défense pénale dès l’audition ou la garde à vue. Voir notre page avocat pénaliste à Paris et notre page avocat escroquerie à Paris.

Check-list avant de déposer plainte

Avant de déposer plainte en ligne ou au commissariat, préparez un dossier simple :

  • un résumé chronologique d’une page ;
  • les captures d’écran des annonces, profils, messages et pages de paiement ;
  • les mails originaux et numéros utilisés ;
  • le RIB ou l’IBAN destinataire, ou les références de carte et de virement ;
  • les justificatifs de paiement ;
  • les échanges avec la banque ou la plateforme ;
  • les démarches déjà effectuées : opposition, signalement, réclamation ;
  • le montant exact du préjudice ;
  • votre objectif : enquête, remboursement, indemnisation, retrait de contenu, protection contre une nouvelle fraude.

Si la plainte est déposée en ligne, conservez le récépissé et les messages de suivi. Si elle est déposée sur place, demandez le récépissé et une copie du procès-verbal lorsque c’est possible.

Sources utiles

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier.

Consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet.

Nous analysons l’arnaque, les preuves, la plainte en ligne, les recours bancaires, les suites pénales possibles et les démarches à engager si la plainte est bloquée ou classée.

Appelez le cabinet au 06 89 11 34 45 ou utilisez la page contact du cabinet.

Le cabinet intervient à Paris et en Île-de-France pour les dossiers d’escroquerie internet, plainte en ligne THESEE, usurpation d’identité, chantage numérique, faux site, faux conseiller, recours bancaire et constitution de partie civile.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    En savoir plus sur Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture