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Plainte en ligne, THESEE, PHAROS, Perceval : quel site utiliser après une arnaque ou un contenu illicite ?

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Depuis les mises à jour 2026 de Justice.fr et de Ma Sécurité, la plainte en ligne est devenue un vrai point d’entrée pour les victimes. Dans le même temps, le rapport Cybermalveillance.gouv.fr publié en mars 2026 décrit une progression nette des arnaques personnalisées, de l’hameçonnage, des faux conseillers bancaires, des usurpations d’identité et du cyberharcèlement. Le réflexe “je porte plainte en ligne” répond donc à une demande très forte.

Google Ads confirme cette demande : plainte en ligne atteint 60 500 recherches mensuelles en France et 9 900 à Paris, porter plainte en ligne 40 500 en France et 6 600 à Paris, pré plainte en ligne 3 600 à Paris, THESEE plainte 880 à Paris, Perceval fraude 880 à Paris. Le sujet n’est pas théorique. Il correspond à une situation concrète : une victime vient de perdre de l’argent, de recevoir une menace, de voir un faux profil utiliser son nom, ou de découvrir un contenu illicite.

Le problème est que toutes ces plateformes ne servent pas à la même chose. THESEE, PHAROS, Perceval, plainte en ligne Ma Sécurité, 17Cyber, courrier au procureur, commissariat ou gendarmerie : le mauvais choix fait perdre du temps. Il peut aussi affaiblir le dossier si les preuves disparaissent.

La règle pratique est simple : on choisit le canal selon la nature des faits, l’urgence, l’identité connue ou inconnue de l’auteur, et le type de preuve à préserver.

Plainte en ligne Ma Sécurité : pour les atteintes aux biens avec auteur inconnu

Justice.fr indique, dans sa fiche mise à jour le 23 avril 2026, que la plainte en ligne est possible lorsque la victime subit une atteinte aux biens, par exemple un vol, un cambriolage, une dégradation ou certaines escroqueries hors internet, et lorsque l’auteur n’est pas connu.

Ce point est déterminant. La plainte en ligne classique n’est pas le bon réflexe si vous connaissez la personne qui vous menace, qui vous harcèle ou qui vous a escroqué. Elle peut aussi être inadaptée lorsque les faits exigent une audition rapide, une constatation, une expertise médicale, la conservation d’une vidéo, l’identification d’un compte ou des mesures de protection.

Exemples utiles :

  • vélo volé dans un local sans auteur identifié : plainte en ligne possible ;
  • voiture dégradée dans la rue sans témoin identifié : plainte en ligne possible ;
  • voisin identifié qui dégrade votre porte : plainte sur place ou courrier au procureur ;
  • ex-conjoint qui menace par SMS : plainte sur place, courrier au procureur, et mesures de protection si nécessaire ;
  • arnaque internet par faux site ou faux vendeur : vérifier d’abord THESEE.

La plainte en ligne est donc utile, mais elle n’est pas universelle. Si le service refuse la déclaration ou vous renvoie vers un rendez-vous, il faut corriger le canal. Il ne faut pas recommencer trois fois la même déclaration.

THESEE : pour certaines escroqueries sur internet

THESEE est le téléservice à vérifier en priorité lorsque l’arnaque s’est déroulée en ligne : faux site marchand, faux vendeur, phishing, piratage de messagerie avec usurpation, rançongiciel, chantage en ligne ou escroquerie sentimentale selon les cas.

L’intérêt de THESEE est de permettre une plainte structurée sans déplacement lorsque le dossier entre dans son périmètre. Mais l’outil ne remplace pas le raisonnement juridique. Si les faits sont plus graves, si l’auteur est connu, si une personne est menacée physiquement, si des contenus intimes sont diffusés, ou si une banque doit être mise en demeure rapidement, THESEE ne suffit pas toujours.

Le Code pénal permet de qualifier plusieurs situations. L’article 313-1 du Code pénal définit l’escroquerie comme le fait de tromper une personne par un faux nom, une fausse qualité, l’abus d’une qualité vraie ou des manoeuvres frauduleuses pour obtenir la remise de fonds, de valeurs ou d’un bien. L’infraction est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.

Si l’arnaque s’accompagne d’un chantage, d’une menace ou d’une contrainte pour obtenir de l’argent ou un secret, l’article 312-1 du Code pénal peut aussi entrer dans l’analyse : l’extorsion est punie de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende.

En pratique, la victime doit conserver les captures d’écran, les URL, les emails avec en-têtes si possible, les numéros de téléphone, les comptes de messagerie, les références de paiement, les relevés bancaires et les messages de menace. La plainte ne remplace pas ces preuves.

Perceval : pour la fraude à la carte bancaire

Perceval est souvent confondu avec THESEE. Il vise un cas plus précis : le signalement d’une fraude à la carte bancaire. Il peut être utile lorsque des paiements ont été effectués avec vos données de carte alors que la carte est toujours en votre possession.

L’intérêt pratique est double : documenter la fraude auprès des autorités et produire un élément utile dans la discussion avec la banque. Mais Perceval n’épuise pas les recours. En cas de débit frauduleux, il faut aussi contester rapidement l’opération auprès de la banque, demander le remboursement, faire opposition si nécessaire et conserver la preuve des échanges.

L’actualité Cybermalveillance 2026 rend ce réflexe encore plus important. Le communiqué de mars 2026 relève une hausse de l’hameçonnage, des faux conseillers bancaires, des fraudes au virement et des usurpations de numéro. Beaucoup de victimes pensent avoir “validé” une opération, alors qu’elles ont été manipulées par un faux conseiller ou par un faux service d’opposition.

Dans ce type de dossier, l’enjeu n’est pas seulement pénal. Il faut articuler trois démarches : signalement ou plainte, contestation bancaire, et conservation des preuves techniques. Pour approfondir le volet bancaire, l’article du cabinet sur la banque qui refuse de rembourser après un piratage peut servir de point d’appui.

PHAROS : pour signaler un contenu illicite publié sur internet

PHAROS ne sert pas à tout. La fiche Service-Public sur le signalement des contenus illicites, vérifiée en janvier 2026, précise que PHAROS vise les contenus accessibles publiquement sur internet : menaces, incitation à la violence, apologie du terrorisme, contenus pédopornographiques, discrimination, trafic de drogues ou d’armes, mise en danger d’autrui, incitation à commettre une infraction.

Ma Sécurité rappelle aussi, dans sa page mise à jour le 9 mars 2026, que la plateforme concerne les contenus ou comportements illicites en ligne et invite à ne pas partager le contenu mais à le signaler.

La limite est essentielle : PHAROS n’est pas un service d’urgence. En cas de danger immédiat, il faut appeler le 17 ou le 112. PHAROS n’est pas non plus la voie normale pour une injure ou une diffamation privée, un conflit avec une personne identifiée sur messagerie, ou une menace directe nécessitant une audition.

Si un faux profil diffuse votre identité, si un contenu intime est publié, si un compte vous menace publiquement, si une annonce appelle à la violence ou si un contenu vise un mineur, PHAROS peut être utile. Mais il faut souvent déposer plainte en parallèle, surtout si vous êtes directement victime.

Pour une usurpation d’identité, l’article 226-4-1 du Code pénal punit le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou d’utiliser des données permettant de l’identifier pour troubler sa tranquillité, porter atteinte à son honneur ou à sa considération. Le texte prévoit aussi l’hypothèse de faits commis en ligne.

17Cyber et Cybermalveillance : pour diagnostiquer et sécuriser

17Cyber et Cybermalveillance.gouv.fr ne remplacent pas une plainte pénale. Leur intérêt est ailleurs : identifier le type d’attaque, obtenir les premiers réflexes de sécurisation, éviter l’aggravation du dommage, et préparer les pièces utiles.

Le rapport Cybermalveillance 2025, publié en 2026, indique que l’hameçonnage reste la première menace pour les particuliers et que les cybercriminels utilisent davantage les données volées, les faux sites, les faux conseillers et les messages personnalisés. Il relève aussi que l’IA facilite la génération de textes, visuels, faux sites et kits malveillants, même si les campagnes entièrement pilotées par IA ne sont pas attestées à ce stade.

Cette donnée change la stratégie de plainte. Il ne suffit plus d’écrire “j’ai été arnaqué”. Il faut expliquer le mode opératoire : SMS, faux numéro, faux site, messagerie WhatsApp, faux conseiller, faux RIB, demande de validation, pression temporelle, copie de logo, usurpation d’une administration ou d’une banque.

La plainte doit raconter la mécanique de tromperie. C’est ce qui permet aux enquêteurs de qualifier les faits et de relier le dossier à d’autres plaintes.

Quel canal choisir selon votre situation ?

Si vous avez subi un vol ou une dégradation sans auteur identifié, commencez par la plainte en ligne Ma Sécurité. Si le service refuse ou si le dossier est urgent, passez au commissariat, à la gendarmerie ou au courrier au procureur.

Si vous avez payé sur un faux site, répondu à un faux vendeur, subi une arnaque sentimentale, reçu un rançongiciel ou été victime de phishing, vérifiez THESEE. Si l’argent vient d’être débité, prévenez aussi la banque immédiatement.

Si votre carte bancaire a été utilisée frauduleusement, utilisez Perceval quand le cas entre dans son périmètre, mais contestez aussi l’opération auprès de la banque.

Si un contenu illicite est publié en ligne, utilisez PHAROS lorsque le contenu est public et entre dans les catégories prises en charge. Si vous êtes victime personnellement, déposez plainte en plus.

Si l’auteur est connu, si la menace est directe, si vous subissez des violences, du harcèlement, une extorsion ou un chantage avec risque immédiat, ne restez pas sur un formulaire. Demandez un rendez-vous, déposez plainte sur place, saisissez le procureur ou appelez les secours en cas d’urgence.

Paris et Île-de-France : le réflexe pratique

À Paris et en Île-de-France, les victimes cherchent souvent à gagner du temps : assurance qui réclame un récépissé, banque qui demande une plainte, contenu qui risque d’être supprimé, compte frauduleux encore actif. Le bon réflexe est de préparer un dossier court avant toute démarche.

Le dossier doit contenir :

  • une chronologie datée ;
  • les captures d’écran en format complet ;
  • les URL et identifiants de compte ;
  • les numéros de téléphone et adresses email ;
  • les preuves de paiement ;
  • les échanges avec la banque ou la plateforme ;
  • l’estimation du préjudice ;
  • les démarches déjà faites : opposition, signalement PHAROS, Perceval, THESEE, 17Cyber, courrier.

Un avocat pénaliste peut intervenir lorsque le canal est incertain, lorsque la plainte en ligne est rejetée, lorsque les faits relèvent d’une qualification plus grave, ou lorsque la victime doit articuler plainte pénale, demande bancaire, retrait de contenu et indemnisation. La page avocat pénaliste à Paris présente le cadre d’intervention du cabinet.

Sources utilisées

Cet article s’appuie sur la fiche Justice.fr Déposer plainte, la page officielle Ma Sécurité sur PHAROS, la fiche Service-Public Comment signaler un contenu illégal publié sur internet ?, le communiqué Cybermalveillance.gouv.fr de mars 2026 sur l’intensification des menaces cyber, le rapport d’activité 2025 de Cybermalveillance.gouv.fr, les articles 313-1, 312-1 et 226-4-1 du Code pénal, ainsi que les recherches Google Ads effectuées le 14 mai 2026.

Pour les dossiers proches déjà traités par le cabinet, voir aussi THESEE plainte en ligne : escroquerie internet, preuves et récupération de l’argent, plainte en ligne sans FranceConnect, refus ou rendez-vous au commissariat et main courante en ligne : menace, harcèlement, plainte et preuves.

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