Tribunal judiciaire de Versailles, le 14 janvier 2026, n°25/00324

Le jugement rendu le 14 janvier 2026 par le juge des contentieux de la protection du tribunal de proximité porte sur une demande d’acquisition de clause résolutoire pour impayés de loyers. Un bailleur social a assigné ses deux locataires, anciens époux, après un commandement de payer resté infructueux. La question centrale était de déterminer l’étendue de la solidarité de l’ex-épouse pour les dettes locatives, compte tenu de son départ des lieux et du divorce. La solution distingue la période antérieure à la résiliation du bail de celle postérieure.

Sur l’acquisition de la clause résolutoire et ses effets.

Le juge constate que les conditions légales de la clause résolutoire sont réunies, en appliquant la version antérieure de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989. Il retient que “les nouvelles dispositions de la loi du 27 juillet 2023 n’auront par conséquent pas à s’appliquer en la matière” (Motifs). La résiliation du bail est donc acquise au 21 mai 2024, ce qui constitue la date de référence pour la distinction des dettes. La valeur de cette solution est de garantir la sécurité juridique des contrats en cours, en privilégiant la loi applicable au jour de la conclusion du bail. Sa portée est de fixer un principe clair pour les litiges similaires, malgré l’entrée en vigueur d’une nouvelle loi.

Sur l’étendue de la solidarité entre les anciens époux.

Le tribunal limite la solidarité de l’ex-épouse aux loyers et charges échus avant la résiliation, soit 10 238,44 euros. Il rappelle que la solidarité légale des époux pour les dettes ménagères perdure jusqu’à la transcription du jugement de divorce, peu important le départ des lieux. En revanche, il écarte sa condamnation pour les indemnités d’occupation postérieures, faute de clause contractuelle expresse de solidarité. La valeur de ce raisonnement est de distinguer strictement la nature des dettes : les loyers sont des dettes ménagères, les indemnités d’occupation sont des dommages et intérêts. La portée de cette décision est de protéger le conjoint non occupant contre des dettes nées après son départ, sauf stipulation contraire claire du bail.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.
Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal

Maître Kohen, avocat à Paris en droit pénal et droit du travail, accompagne ses clients avec rigueur et discrétion dans toutes leurs démarches juridiques, qu'il s'agisse de procédures pénales ou de litiges liés au droit du travail.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris sitesinden daha fazla şey keşfedin

Okumaya devam etmek ve tüm arşive erişim kazanmak için hemen abone olun.

Okumaya Devam Edin