Tribunal judiciaire de Grenoble, le 12 décembre 2024, n°25/00789

Le tribunal judiciaire de Grenoble, statuant le 12 décembre 2024, examine une action en recouvrement de charges. Le syndicat des copropriétaires se désiste de sa demande principale après le paiement des sommes dues. La juridiction constate ce désistement et statue sur les frais irrépétibles ainsi que sur les dépens. Elle condamne le copropriétaire défaillant au paiement d’une indemnité et supporte l’intégralité des dépens. La solution retenue illustre les conséquences procédurales d’un désistement en cours d’instance.

Les effets procéduraux du désistement
Le désistement d’instance met un terme définitif à la procédure engagée. La juridiction constate simplement l’extinction de l’instance sans examen du fond. « il convient de donner acte à la partie requérante de son désistement relatif aux demandes principales, lequel emporte l’extinction de l’instance de ces chefs » (Tribunal judiciaire de Paris, le 21 octobre 2024, n°24/55027). Cette règle assure la sécurité juridique et respecte la volonté de la partie initiatrice. L’extinction est automatique et ne nécessite pas de motivation substantielle de la part du juge.

La sanction des comportements procéduraux
Malgré le désistement, le juge peut condamner aux dépens et allouer une indemnité. Le copropriétaire est condamné à payer une somme sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. La décision précise que « les dépens de la présente instance seront laissés à la charge » du défendeur. Cette condamnation sanctionne le comportement à l’origine du litige, malgré la régularisation ultérieure. Elle vise à compenser partiellement les frais exposés par la partie qui a dû agir en justice.

La portée de cette décision est double sur le plan procédural. Elle rappelle le principe selon lequel « Le désistement des demandes principales met fin à l’instance » (Tribunal judiciaire de Paris, le 25 janvier 2024, n°23/06889). L’extinction de l’instance est une conséquence directe et inéluctable du désistement. La valeur de l’arrêt réside aussi dans la dissociation entre le fond et les frais. Le juge conserve son pouvoir d’appréciation pour condamner aux frais malgré l’absence de débat au fond. Cette solution préserve l’équité procédurale et décourage les recours abusifs ou les paiements tardifs.

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Hassan KOHEN
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