Tribunal judiciaire de Paris, le 7 janvier 2026, n°24/00176

Le tribunal judiciaire de Paris, dans un jugement du 7 janvier 2026, a été saisi par trois des enfants du défunt pour ordonner le partage de sa succession et de son régime matrimonial. Un enfant sous curatelle s’est joint à la demande, tandis que la veuve et une autre fille ne s’y sont pas opposées. La question de droit portait sur la recevabilité de la demande en partage malgré l’existence d’un usufruit successoral et d’un legs en nue-propriété. Le tribunal a fait droit à la demande en ordonnant l’ouverture des opérations de partage, mais en limitant celui-ci à la seule nue-propriété.

I. L’affirmation du droit au partage dans l’indivision successorale

Le tribunal a rappelé le principe fondamental de l’article 815 du code civil selon lequel « nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision ». Cette solution affirme la force impérative du droit de sortir de l’indivision, qui prime sur les volontés testamentaires contraires. En l’espèce, la demanderesse pouvait donc exiger le partage malgré les libéralités consenties par le défunt. La valeur de cette décision est de réaffirmer un droit individuel et discrétionnaire, garant de la libre disposition des biens.

II. La limitation du partage à la nue-propriété en raison de l’usufruit

Le tribunal a précisé que « l’indivision n’existant qu’en nue propriété en raison des droits du conjoint survivant, le partage devra se faire en nue propriété seulement ». Cette solution distingue nettement la situation des nus-propriétaires de celle de l’usufruitier, dont le droit viager n’est pas affecté par le partage. La portée de cette décision est de protéger les droits du conjoint survivant, en empêchant que le partage ne porte atteinte à son usufruit. Le tribunal a ainsi concilié le droit de sortir de l’indivision avec le respect des droits réels constitués.

Fondements juridiques

Article 815 du Code civil En vigueur

Nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu’il n’y ait été sursis par jugement ou convention.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.
Hassan KOHEN
Avocat Associé

Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris • Droit Pénal

Maître Kohen, avocat à Paris en droit pénal et droit du travail, accompagne ses clients avec rigueur et discrétion dans toutes leurs démarches juridiques, qu'il s'agisse de procédures pénales ou de litiges liés au droit du travail.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

En savoir plus sur Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture