Le juge de la mise en état du tribunal judiciaire de [Localité 8] a rendu une ordonnance le 9 décembre 2025. Un assureur demandait l’autorisation de séquestrer des capitaux décès en raison d’un litige sur la validité du contrat. La bénéficiaire désignée ne s’opposait pas à cette mesure conservatoire. La question portait sur la compétence du juge pour ordonner un séquestre avant tout jugement au fond. Le juge a fait droit à la demande et ordonné la mesure.
La compétence du juge de la mise en état pour ordonner le séquestre.
Le juge fonde sa compétence sur l’article 789 4° du code de procédure civile. Ce texte lui confère le pouvoir d’ordonner toutes mesures provisoires ou conservatoires. La solution confirme l’étendue de ses pouvoirs en matière de gestion des fonds litigieux.
La valeur de cette décision est de rappeler que le séquestre est une mesure conservatoire ordinaire. Elle ne nécessite pas l’urgence caractérisée mais une simple bonne administration de la justice.
La portée est ici de permettre au juge de la mise en état de bloquer des fonds en attente d’une décision au fond. Cela évite un paiement prématuré et préserve les droits des parties en présence.
Le fondement de l’obligation de séquestre dans le droit des assurances.
Le juge invoque l’article L 132-25 du code des assurances pour justifier la mesure. Il précise que « lorsque l’assureur n’a pas eu connaissance de la désignation d’un bénéficiaire […] le paiement […] est libératoire pour l’assureur de bonne foi ».
La valeur de ce raisonnement est de protéger l’assureur contre un double paiement en cas de litige sur les bénéficiaires.
La portée de l’ordonnance est de suspendre le paiement jusqu’à ce que le tribunal tranche la validité du contrat ou des désignations. Cela garantit une solution équitable pour toutes les parties concernées par le litige successoral.