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Maître Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Hassan KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal judiciaire de Rennes, le 20 septembre 2025, n°25/07673

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Par ordonnance du 20 septembre 2025, le juge chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de liberté du tribunal judiciaire de [Localité 3] a statué sur une demande de maintien d’une mesure d’isolement. La personne concernée était hospitalisée sans consentement, l’établissement sollicitant la poursuite de l’isolement au regard d’un risque cliniquement constaté. Le greffe a notifié l’ordonnance le jour même, en rappelant le recours devant la cour d’appel de [Localité 3] et les modalités de réception. Le dossier comporte la mention selon laquelle « Cette décision peut être frappée d’appel dans un délai de 24 heures à compter de la présente notification ».

La procédure met en présence deux thèses antagonistes sur la nécessité actuelle de l’isolement. L’établissement invoque la prévention d’un danger immédiat, tandis que l’intéressé recherche la cessation de la restriction. Le recours est strictement encadré par les textes rappelés dans la notification, notamment « L’ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel ou son délégué, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa notification ». La question posée tient à l’articulation entre contrôle juridictionnel rapide, exigences formelles de l’appel et effectivité des garanties. La solution retenue admet le maintien de l’isolement, sous réserve des voies de recours légales dans des délais brefs.

I. Le contrôle juridictionnel et ses délais

A. La saisine et l’exigence de célérité

Le dispositif applicable impose un contrôle resserré dans le temps, visant à concilier sécurité et libertés. Le texte énonce sans ambiguïté que « L’ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire est susceptible d’appel […] dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa notification ». La brièveté du délai protège l’effectivité du droit au recours, en évitant qu’une mesure fortement attentatoire ne se prolonge sans regard judiciaire. Elle commande aux acteurs une vigilance procédurale immédiate, l’horodatage assurant la traçabilité du point de départ.

La phase d’appel elle-même est gouvernée par un impératif de célérité équivalent, garantissant une seconde appréciation rapide. Le texte précise que « L’ordonnance du premier président ou de son délégué est rendue dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine ». La contrainte temporelle traduit l’office prioritaire du juge de l’appel en matière de privation ou restriction de liberté. Elle canalise le contentieux vers une issue juridictionnelle courte, adaptée au caractère évolutif de l’état clinique.

B. La forme de l’appel et la sécurité procédurale

L’accès au juge d’appel suppose une initiative structurée et motivée, proportionnée à l’enjeu. Le texte impose que « Le premier président ou son délégué est saisi par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel. La déclaration est enregistrée avec mention de la date et de l’heure ». L’exigence de motivation favorise un débat utile sur la nécessité et la proportionnalité de l’isolement, en ciblant les points cliniques et juridiques déterminants.

Les règles civiles communes complètent ces garanties par des mentions substantielles. Le code de procédure civile dispose que « La déclaration d’appel contient à peine de nullité […] 3° L’objet de la demande. Elle est datée et signée ». La rigueur formelle protège la lisibilité du litige, tout en évitant les incertitudes de représentation dans un contexte d’urgence. Elle assure la fiabilité du filtrage greffe et la sécurisation des délais, conditions d’un contrôle effectif et loyal.

II. La valeur et la portée de la décision

A. L’office du juge: nécessité, proportionnalité et motivation

Le maintien de l’isolement suppose une appréciation concrète et actuelle de la dangerosité alléguée. L’ordonnance s’inscrit dans un schéma qui impose au juge de vérifier la stricte nécessité et l’adéquation de la mesure, au regard des alternatives thérapeutiques. La cadence juridictionnelle, rappelée par « L’ordonnance du premier président […] est rendue dans un délai de vingt-quatre heures », justifie une motivation claire, centrée sur les éléments médicaux décisifs.

Cette motivation doit exposer les circonstances précises rendant l’isolement encore indispensable, sans se limiter aux formules générales. Elle éclaire l’exercice du recours, en permettant à l’appelant de discuter utilement le caractère actuel du risque. Elle soutient enfin la traçabilité clinique et juridique, indispensable lorsque la situation évolue rapidement et nécessite une réévaluation fréquente.

B. Les voies de recours et leurs incidences pratiques

Le régime des recours complète la protection juridictionnelle par une architecture simple et rapide. Le texte dispose que « Le pourvoi en cassation est, dans tous les cas, ouvert au ministère public. L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition ». L’absence d’opposition limite les voies dilatoires et confirme la prééminence de l’appel comme voie principale, placée sous le contrôle du premier président ou de son délégué.

L’économie générale du dispositif privilégie la réactivité et la sécurité, au prix d’exigences procédurales strictes. Le délai de vingt-quatre heures à l’appel, rappelé par « Cette décision peut être frappée d’appel dans un délai de 24 heures », impose une information diligente et une organisation robuste des établissements. Il ferme toute inertie et conditionne l’effectivité des droits, en assignant aux acteurs un devoir de célérité proportionné à l’atteinte portée.

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