Cabinet Kohen Avocats · Paris 17ᵉ

Maître Hassan KOHEN intervient en urgence, du commissariat à la cour d'assises. Première analyse stratégique offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Garde à vue, instruction, assises Fiche CNB avocat.fr
Maître Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Hassan KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Fausse convocation gendarmerie par mail : que faire si l’on vous accuse de pédopornographie ?

Parler à un avocat 06 89 11 34 45

Réponse courte : un mail qui vous accuse de pédopornographie et vous demande de répondre, payer ou envoyer des documents est presque toujours une arnaque. Ne cliquez pas, ne payez pas, conservez le message complet et vérifiez uniquement par un numéro officiel. Si vous avez transmis des données ou de l’argent, contactez la banque et déposez plainte.

Cybermalveillance.gouv.fr a mis à jour le 28 avril 2026 son alerte sur les campagnes de mails qui usurpent l’identité de la police, de la gendarmerie, d’Europol ou d’Interpol. Le scénario est toujours le même : un courriel prétend venir de la brigade de protection des mineurs, accuse le destinataire de pédopornographie, de pédophilie ou d’infractions sexuelles, puis exige une réponse urgente pour éviter un mandat d’arrêt, une publicité médiatique ou des poursuites.

Le message joue sur la panique. Il utilise des logos officiels. Il cite parfois des noms de magistrats, de policiers ou de gendarmes. Il parle de délai de 72 heures. Il menace d’informer la famille ou l’employeur. Dans certains cas, l’escroc demande ensuite de l’argent pour « classer » le dossier ou « abandonner les charges ».

La réponse pratique est simple : ne répondez pas, ne payez pas, conservez le mail et ses en-têtes, signalez-le, puis déposez plainte si vous avez communiqué des informations, envoyé de l’argent ou subi un chantage. Une vraie convocation pénale ne se règle jamais par échange d’argent avec une adresse Gmail, Outlook, Proton, Yahoo ou un domaine fantaisiste.

Source d’actualité : Cybermalveillance.gouv.fr, campagnes de messages d’escroquerie usurpant l’identité de la police et de la gendarmerie, mis à jour le 28 avril 2026.

Arnaques mail gendarmerie : pourquoi ces messages font autant de victimes

Ces faux mails fonctionnent parce qu’ils combinent trois ressorts.

D’abord, l’accusation est infamante. Le destinataire lit les mots « pédopornographie », « pédophilie », « mineurs », « mandat d’arrêt », « procureur » ou « brigade de protection des mineurs ». Même lorsqu’il sait n’avoir rien fait, il craint qu’une erreur soit possible, qu’un proche tombe sur le message ou qu’un ordinateur ait été piraté.

Ensuite, le mail imite une procédure judiciaire. Il reproduit des logos, des grades, des noms de services, des références juridiques et des formules d’autorité. L’objectif n’est pas d’être juridiquement exact. L’objectif est de créer une impression de gravité.

Enfin, le message impose l’urgence. Le délai de 48 ou 72 heures empêche de réfléchir, de vérifier l’adresse d’expédition, d’appeler un commissariat ou de demander conseil. C’est précisément ce temps court qui révèle l’arnaque.

Cybermalveillance.gouv.fr rappelle que ces campagnes sont connues depuis plusieurs années et toujours en cours. La mise à jour d’avril 2026 confirme que l’angle reste actif et que les internautes cherchent encore quoi faire lorsqu’ils reçoivent une fausse convocation judiciaire par mail.

Une convocation gendarmerie par mail est-elle possible ?

Il faut distinguer deux situations.

Une administration peut écrire par voie électronique dans certains échanges. Mais une convocation pénale sérieuse ne vous demandera pas de vous expliquer par simple retour de mail auprès d’une adresse privée, encore moins de payer pour éviter une procédure.

En pratique, une convocation par les services de police ou de gendarmerie doit permettre d’identifier clairement le service, le lieu, la date, l’objet de la convocation et le cadre procédural. Elle ne contient pas une menace de diffusion médiatique. Elle ne demande pas un règlement. Elle ne vous invite pas à négocier avec une prétendue brigade par messagerie privée.

Les signaux d’alerte sont concrets :

  • l’adresse d’envoi ne se termine pas par un domaine officiel ;
  • le mail contient des fautes ou des formules maladroites ;
  • le message vise des infractions sexuelles très graves sans numéro de procédure vérifiable ;
  • il promet un « classement » ou une absence de poursuites si vous répondez ;
  • il demande de l’argent, des coupons, un virement, des cryptomonnaies ou des coordonnées bancaires ;
  • il menace de prévenir la famille, l’employeur ou les médias.

Si le doute demeure, ne répondez pas au mail. Cherchez vous-même le numéro officiel du commissariat ou de la brigade territorialement compétente, ou contactez un avocat pénaliste. Ne rappelez pas le numéro inscrit dans le message frauduleux.

Que faire immédiatement si vous recevez une fausse convocation judiciaire ?

La première mesure est de ne pas répondre. Répondre confirme à l’escroc que votre adresse est active et que le sujet vous inquiète.

La deuxième mesure est de conserver les preuves. Gardez le mail original, les pièces jointes, les adresses d’expédition, les captures d’écran, l’heure de réception et, si possible, les en-têtes techniques du message. Ne vous contentez pas d’une capture partielle du corps du mail.

La troisième mesure est de signaler le message. Cybermalveillance.gouv.fr indique que la tentative peut être transmise à l’adresse dédiée de l’Office anti-cybercriminalité du ministère de l’Intérieur mentionnée dans son alerte. Le site permet aussi de démarrer un diagnostic d’assistance.

La quatrième mesure est d’éviter tout paiement. Un versement ne ferme pas le dossier. Il confirme que vous êtes une cible. L’escroc peut ensuite revenir avec une nouvelle menace, un nouveau montant, un faux procureur, un faux policier ou un faux avocat.

La cinquième mesure est de prévenir rapidement la banque si vous avez communiqué un RIB, une carte bancaire, un code, une identité complète ou si vous avez effectué un virement.

Pour les démarches en ligne liées aux escroqueries, voir également notre article sur la plainte en ligne, THESEE, Perceval et la pré-plainte.

Comment signaler un faux mail de la gendarmerie sans aggraver le risque ?

Pour les requêtes du type « convocation gendarmerie par mail », « convocation commissariat par mail » ou « j’ai reçu un mail suspect de la gendarmerie », le point décisif est le canal de vérification. Il ne faut pas cliquer sur les liens du message, ouvrir une pièce jointe inconnue pour la « vérifier », rappeler le numéro affiché dans le courriel ou répondre à l’adresse de l’escroc.

La bonne méthode consiste à repartir de sources indépendantes : le site officiel de la police ou de la gendarmerie, Cybermalveillance.gouv.fr, le commissariat ou la brigade dont vous trouvez vous-même les coordonnées, puis un avocat si le message vous accuse d’une infraction grave ou si une vraie convocation existe en parallèle.

Si vous n’avez pas répondu, gardez le courriel original avec ses en-têtes, la pièce jointe, l’adresse d’expédition et les captures des relances. Si vous avez répondu, listez précisément les données transmises : identité, numéro de téléphone, adresse, pièce d’identité, RIB, carte bancaire ou code. Si vous avez payé, ajoutez le justificatif du virement, du coupon, de la carte bancaire ou de la cryptomonnaie et prévenez la banque sans attendre.

Ce tri permet d’éviter deux erreurs fréquentes : déposer une plainte trop vague qui ne montre pas l’usurpation d’autorité publique, ou traiter le mail comme une simple nuisance alors qu’il a déjà permis une usurpation d’identité, un chantage ou une opération de paiement contestable.

Si vous avez payé : plainte, banque et preuves

Si vous avez versé de l’argent, il ne faut pas effacer les messages par honte. Le dossier devient une escroquerie ou une tentative d’extorsion, selon les faits.

L’article 313-1 du Code pénal définit l’escroquerie comme le fait de tromper une personne par un faux nom, une fausse qualité, l’abus d’une qualité vraie ou des manoeuvres frauduleuses pour la déterminer à remettre des fonds, un bien, un service ou un acte. La fausse qualité de policier, de gendarme, de magistrat ou de service officiel entre exactement dans cette logique.

Source officielle : article 313-1 du Code pénal sur Légifrance.

Lorsque le mail obtient de l’argent par menace, notamment en promettant une arrestation, une révélation à la famille ou une diffusion publique, l’extorsion peut aussi être discutée. L’article 312-1 du Code pénal vise l’obtention de fonds, d’une signature, d’un engagement, d’une renonciation ou d’un secret par violence, menace ou contrainte.

Source officielle : article 312-1 du Code pénal sur Légifrance.

La plainte doit être préparée. Elle doit contenir :

  • le mail initial et toutes les relances ;
  • les adresses utilisées par l’escroc ;
  • les numéros de téléphone ou identifiants de messagerie ;
  • les justificatifs de paiement ;
  • les coordonnées du compte bénéficiaire si vous les avez ;
  • les échanges avec la banque ;
  • le préjudice financier ;
  • le préjudice moral si le chantage a entraîné anxiété, arrêt de travail ou atteinte à la vie familiale.

Service-public rappelle que, pour une escroquerie, la plainte peut être déposée sur place, par courrier au procureur ou, pour certaines escroqueries en ligne, via le service THESEE.

Source officielle : Service-public, escroquerie et dépôt de plainte.

Fausse qualité de policier ou de gendarme : une infraction autonome peut s’ajouter

Au-delà de l’escroquerie, certains mails utilisent des documents qui ressemblent à des actes judiciaires ou administratifs. Le Code pénal réprime l’usage d’écrits présentant, avec des actes judiciaires, extrajudiciaires ou administratifs, une ressemblance de nature à provoquer une méprise dans l’esprit du public.

Source officielle : article 433-13 du Code pénal sur Légifrance.

Ce point compte pour la plainte. Il ne faut pas seulement écrire « j’ai reçu une arnaque ». Il faut montrer que le message usurpe une autorité publique, imite une convocation, crée une peur de poursuites pénales et cherche à obtenir une réponse, des données ou de l’argent.

Cette qualification n’est pas toujours celle que le parquet retiendra au final. Mais elle aide à présenter le dossier avec précision et à éviter une plainte trop générale.

Distinguer le faux mail d’une vraie convocation pénale

Une vraie convocation doit être traitée avec sérieux. Un faux mail ne doit pas conduire à ignorer tous les courriers officiels.

Si vous recevez une convocation authentique pour audition libre, garde à vue, confrontation, convocation par officier de police judiciaire ou audience correctionnelle, la stratégie change complètement. Il faut connaître le cadre de la convocation, demander si l’infraction est précisée, préparer les pièces, éviter les déclarations improvisées et organiser l’assistance de l’avocat lorsque c’est possible.

La fausse convocation par mail se reconnaît souvent à son canal et à sa demande. Elle vous demande de répondre à l’escroc. Une vraie procédure vous oriente vers un service identifié, un lieu, un horaire, un cadre et des droits.

En cas de vraie convocation, voir notre page sur l’avocat en garde à vue à Paris et notre page générale avocat pénaliste à Paris.

Ce que la jurisprudence récente apporte

Voyage/Judilibre n’a pas identifié, sur les sept derniers jours, de décision publiée directement consacrée aux fausses convocations par mail. Le sujet relève donc surtout des textes pénaux et des alertes officielles de cybermalveillance.

Une décision de la chambre criminelle du 5 février 2025, publiée au Bulletin, rappelle toutefois un point utile sur l’extorsion : l’infraction ne se limite pas aux cas où la signature obtenue porte sur un document valant engagement. L’idée est plus large : ce qui compte est l’obtention par violence, menace ou contrainte d’un des objets visés par l’article 312-1 du Code pénal.

Source officielle : Cass. crim., 5 février 2025, n° 24-81.579.

Dans les mails de fausse convocation, l’analyse dépendra donc du contenu exact : simple tentative d’escroquerie, menace de révélation, demande de paiement, obtention de données personnelles, virement effectué, récidive de relances ou chantage continu.

Paris et Île-de-France : que faire concrètement ?

À Paris et en Île-de-France, le réflexe le plus efficace consiste à séparer l’urgence psychologique de l’urgence juridique.

Si vous n’avez pas répondu et pas payé, conservez le mail et signalez-le. Une consultation courte peut suffire si vous avez besoin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une vraie convocation.

Si vous avez répondu, envoyé votre pièce d’identité ou communiqué des informations personnelles, il faut évaluer le risque d’usurpation d’identité. La plainte doit mentionner les données transmises et les comptes concernés.

Si vous avez payé, il faut agir vite auprès de la banque, puis déposer plainte avec les preuves du paiement. Selon le mode de règlement, certaines démarches doivent être faites dans les premières heures.

Si vous recevez ensuite un appel ou un deuxième mail, ne poursuivez pas l’échange seul. Les escrocs relancent souvent les victimes qui ont montré de la peur ou qui ont déjà payé.

Checklist avant de consulter un avocat

Avant le rendez-vous, préparez :

  • le mail original ;
  • les pièces jointes ;
  • l’adresse d’expédition complète ;
  • les en-têtes du message si vous savez les récupérer ;
  • les captures des relances ;
  • les justificatifs de virement, coupons, cryptomonnaies ou carte bancaire ;
  • les coordonnées bancaires du bénéficiaire si elles apparaissent ;
  • les échanges avec votre banque ;
  • les démarches déjà faites auprès d’un commissariat, de la gendarmerie, de THESEE ou de Cybermalveillance.gouv.fr ;
  • les effets personnels du chantage : anxiété, arrêt de travail, conflit familial, divulgation ou menace de divulgation.

Cette préparation permet de décider vite s’il faut un simple signalement, une plainte en ligne, une plainte au procureur, une démarche bancaire urgente ou une stratégie de défense si une vraie procédure existe en parallèle.

Besoin d’un avis rapide sur votre dossier

Consultation téléphonique en 48 heures avec un avocat du cabinet.

Appelez le cabinet au 06 89 11 34 45.

Vous pouvez aussi transmettre les documents via la page contact du cabinet Kohen Avocats.

À Paris et en Île-de-France, l’analyse rapide du mail, des adresses d’expédition, des preuves de paiement et des échanges avec l’escroc permet de choisir entre signalement, plainte, action bancaire urgente et défense pénale si une vraie convocation existe.

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    En savoir plus sur Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture