La déclaration de revenus 2026 ouvre une difficulté très concrète pour les parents séparés : où déclarer les frais de crèche, d’assistante maternelle, de garderie ou de centre de loisirs d’un enfant de moins de 6 ans, surtout lorsque l’enfant vit en résidence alternée ou que les factures ne sont pas au nom du parent qui veut déclarer ?
La question monte maintenant parce que la campagne déclarative 2026 est ouverte et que les cases 7GA, 7GB, 7GC, 7GE, 7GF et 7GG apparaissent dans la déclaration 2042-RICI. Les requêtes Google Ads confirment cette demande : 7ga impots et 7ga impot atteignent 480 recherches mensuelles moyennes en France, impot 7ga 110 recherches, et case 7ga impots 50 recherches. Le sujet est moins spectaculaire qu’une audience devant le JAF, mais il crée des conflits rapides : un parent déclare tout, l’autre découvre qu’il ne récupère rien, ou chacun pense pouvoir déclarer 100 % des frais.
La règle de départ est simple. Les frais de garde hors domicile des enfants de moins de 6 ans peuvent ouvrir droit à un crédit d’impôt de 50 %, sous plafond. Mais après séparation, le bon montant dépend de trois questions : l’enfant est-il à charge principale ou en résidence alternée ? Qui a réellement payé ? Quelles aides, notamment le CMG de la CAF, doivent être déduites ?
Pour les autres conséquences d’une séparation, voir aussi la page du cabinet dédiée au droit de la famille à Paris.
Case 7GA, 7GB, 7GC : quand l’enfant est à charge principale
Les cases 7GA, 7GB et 7GC concernent les frais de garde des enfants de moins de 6 ans à charge exclusive ou principale. L’administration fiscale indique que ces cases servent pour les frais de garde engagés pour chacun des enfants de moins de six ans à charge exclusive ou principale, dans la déclaration 2042-RICI.
En pratique, c’est le cas le plus fréquent lorsque le jugement, la convention parentale ou la situation fiscale rattache l’enfant principalement à un seul parent. Ce parent peut déclarer les frais de garde qu’il a effectivement supportés, dans la limite du plafond fiscal applicable.
Il ne suffit pas d’avoir l’enfant à charge. Il faut aussi pouvoir justifier les paiements. L’administration rappelle que les frais doivent être justifiés par tout moyen de preuve et que les établissements de garde doivent distinguer les frais de nourriture des frais de garderie. Les frais de cantine, de repas ou les dépenses qui ne correspondent pas à de la garde ne se déclarent pas comme frais de garde.
Sources officielles : Service-public.fr, crédit d’impôt pour frais de garde hors domicile et BOFiP, crédit d’impôt au titre des frais de garde des jeunes enfants.
Case 7GE, 7GF, 7GG : quand l’enfant est en résidence alternée
Les cases 7GE, 7GF et 7GG concernent les frais de garde des enfants de moins de 6 ans en résidence alternée. C’est le point que beaucoup de parents manquent.
Lorsque la charge d’entretien de l’enfant est partagée et qu’aucun parent ne justifie avoir la charge principale, l’avantage fiscal est divisé. Pour la déclaration 2026 des revenus 2025, impots.gouv.fr indique que les frais de garde sont retenus dans la limite de 3 500 euros par enfant gardé, ou 1 750 euros si l’enfant est en résidence alternée ou à charge partagée.
Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses retenues. En résidence alternée, le crédit d’impôt maximal est donc de 875 euros par parent et par enfant, si chaque parent supporte des frais suffisants et peut les justifier.
Il faut éviter deux erreurs.
Première erreur : déclarer en 7GA alors que l’enfant est fiscalement en résidence alternée. Cela peut déclencher une correction, surtout si l’autre parent déclare aussi des frais.
Deuxième erreur : penser que la résidence alternée donne automatiquement droit à déclarer la moitié de toutes les factures. La fiscalité suit la charge et le paiement réel. Si un seul parent règle la crèche mais que l’enfant est en résidence alternée, il faut vérifier la cohérence entre le jugement, les factures, les virements et l’accord éventuel entre parents.
Quels frais de garde déclarer en 2026 ?
Le crédit d’impôt vise la garde hors du domicile d’un enfant de moins de 6 ans au 1er janvier de l’année des revenus. Pour la déclaration 2026 des revenus 2025, impots.gouv.fr vise les enfants nés à compter du 1er janvier 2019.
Les frais concernés sont notamment :
- crèche ;
- halte-garderie ;
- garderie ;
- centre de loisirs sans hébergement ;
- garderie scolaire en dehors des heures de classe ;
- assistante maternelle agréée.
Les frais de nourriture ne sont pas pris en compte. Les dépenses qui ne sont pas de la garde simple doivent aussi être exclues. En revanche, impots.gouv.fr précise que le coût d’encadrement pendant le temps périscolaire d’un enfant de moins de 6 ans peut ouvrir droit au crédit d’impôt, car il est assimilé à des frais de garde à l’extérieur du domicile.
Le parent doit déclarer ce qu’il a effectivement supporté. Si une facture de crèche mentionne 2 400 euros, mais que la CAF ou l’employeur a versé une aide de 1 200 euros, la base déclarable n’est pas 2 400 euros. Elle doit être réduite des aides reçues.
CMG, CAF et aides employeur : ce qu’il faut déduire
Le complément de libre choix du mode de garde, le CMG, doit être déduit des frais déclarés. Même logique pour les aides de l’employeur ou du comité social et économique lorsqu’elles financent la garde.
Ce point est sensible en séparation. Un parent peut payer l’assistante maternelle, recevoir le CMG sur son compte, puis demander à l’autre parent de participer au solde. Il ne peut pas ignorer l’aide reçue dans sa déclaration fiscale. Il faut raisonner en dépense nette réellement supportée.
Exemple simple : un parent paie 4 000 euros d’assistante maternelle en 2025. Il reçoit 1 800 euros de CMG. Sa dépense nette est de 2 200 euros. C’est cette base nette qui doit être examinée, sous réserve du plafond applicable.
Lorsque les parents sont séparés et que chacun bénéficie désormais du CMG pour une résidence alternée, la situation doit être encore plus proprement documentée. L’article du cabinet sur le CMG en garde alternée pour parents séparés détaille cette articulation avec la CAF.
Parent séparé : qui peut déclarer les frais si les factures sont au mauvais nom ?
L’administration indique que les dépenses doivent pouvoir être justifiées. Elle précise aussi que, pour les concubins, seul le parent qui compte l’enfant à charge peut bénéficier du crédit d’impôt si les pièces justificatives des sommes versées sont établies à son nom.
Après séparation, le risque vient souvent d’une organisation restée informelle. Le contrat d’assistante maternelle est au nom d’un parent. Les virements partent du compte de l’autre. Le CMG arrive sur le compte du premier. Le jugement parle de frais partagés par moitié, sans détailler la fiscalité.
Dans ce cas, il faut remettre les preuves dans l’ordre avant de déclarer :
- jugement ou convention parentale ;
- attestation fiscale Pajemploi ou attestation de la structure ;
- factures distinguant garde et nourriture ;
- relevés de paiements ;
- justificatifs CAF ou CMG ;
- échanges entre parents sur la répartition des frais.
Si l’autre parent a déclaré seul des frais que vous avez payés, la question n’est pas seulement fiscale. Elle peut devenir un désaccord sur l’exécution du jugement familial, surtout si la décision prévoit un partage des frais de garde, de garderie, d’école ou d’activités.
Résidence alternée : le JAF peut-il régler le partage des frais et de l’avantage fiscal ?
Le juge aux affaires familiales ne remplit pas la déclaration d’impôt à la place des parents. En revanche, il peut organiser la répartition des frais liés à l’enfant et constater un accord sur le partage d’un avantage social ou fiscal.
Notion-AI a identifié une décision récente utile : TJ Toulouse, 10 avril 2026, n° 25/04697. Dans cette affaire de résidence alternée, le tribunal relève notamment un accord sur le partage par moitié des frais scolaires, de garderie, extrascolaires et de santé non remboursée, ainsi qu’un accord sur le partage par moitié du bénéfice fiscal et social lié aux enfants.
Une autre décision récente montre la même logique pratique de ventilation des frais : TJ Clermont-Ferrand, 10 avril 2026, n° 25/01485. Le tribunal y organise la répartition des frais courants et exceptionnels dans un contexte de résidence alternée.
Ces décisions ne créent pas une règle automatique pour tous les dossiers. Elles illustrent surtout l’intérêt d’une demande précise : ne pas se contenter de demander une résidence alternée ou une pension, mais traiter aussi les frais de garde, les justificatifs, la CAF, la fiscalité et le mode de remboursement.
Que faire si l’autre parent refuse de partager les justificatifs ?
La première étape consiste à écrire simplement. Il faut demander les justificatifs utiles avant la fin de la période déclarative : attestations, factures, décompte CAF, justificatif Pajemploi, montant déjà déclaré ou envisagé.
Le message doit rester factuel. Exemple :
« Pour la déclaration 2026, merci de me transmettre l’attestation de frais de garde 2025, le montant de CMG perçu et le montant que tu comptes déclarer. L’objectif est d’éviter une double déclaration ou une déclaration incohérente avec notre résidence alternée. »
Si le refus persiste, il faut distinguer deux voies.
Sur le plan fiscal, chaque parent reste responsable de sa propre déclaration. Il ne faut pas déclarer un montant impossible à justifier simplement parce que l’autre parent se comporte mal.
Sur le plan familial, le refus peut justifier une demande au JAF si le désaccord révèle une difficulté durable : frais partagés mais non remboursés, factures dissimulées, CMG conservé par un parent, pension alimentaire devenue incohérente avec la réalité des charges.
Le sujet rejoint alors les règles plus générales sur la déclaration de la pension alimentaire en cases 6GU et 6EL après séparation, car les impôts, la pension et les charges de l’enfant doivent rester cohérents.
Paris et Île-de-France : pourquoi le sujet est fréquent
À Paris et en Île-de-France, les frais de garde sont souvent élevés. Les parents peuvent cumuler crèche, assistante maternelle, garderie périscolaire, centre de loisirs, baby-sitting ponctuel et transports entre deux domiciles. Lorsque les revenus sont déséquilibrés, la question fiscale devient rapidement une question de justice familiale.
Le bon réflexe consiste à anticiper dans la convention parentale ou la demande au JAF :
- qui paie directement la structure ;
- comment les aides CAF sont imputées ;
- quels frais restent à partager ;
- à quelle date les justificatifs sont transmis ;
- comment traiter l’avantage fiscal en résidence alternée ;
- que faire si un parent ne rembourse pas sa part.
Un jugement vague laisse trop de place aux conflits. Une clause précise limite les contestations au moment de la déclaration.
Checklist avant de remplir 7GA, 7GB ou 7GE
Avant de valider votre déclaration 2026, vérifiez six points.
L’enfant avait-il moins de 6 ans au 1er janvier 2025 ?
La garde était-elle hors du domicile : crèche, assistante maternelle agréée, garderie, centre de loisirs ou accueil périscolaire ?
Les frais de nourriture et les dépenses non éligibles ont-ils été retirés ?
Le CMG, les aides CAF et les aides employeur ont-ils été déduits ?
La situation fiscale de l’enfant correspond-elle à la case utilisée : 7GA à 7GC pour charge exclusive ou principale, 7GE à 7GG pour résidence alternée ?
Les justificatifs sont-ils au nom du bon parent ou permettent-ils de prouver clairement qui a payé ?
Si une réponse bloque, il vaut mieux clarifier avant de déclarer. Une déclaration cohérente, justifiée et compatible avec le jugement familial protège mieux qu’une déclaration optimiste.
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