Cabinet Kohen Avocats, défense pénale routière

Avocat grand excès de vitesse à Paris : permis, délit et défense radar

Depuis le 31 décembre 2025, un dépassement retenu de 50 km/h ou plus est un délit dès la première infraction. Le cabinet vérifie la vitesse retenue, l'appareil et la signalisation avant tout choix procédural.

Urgence confidentielle, 24h/24 – 7j/7. Intervention immédiate à Paris et dans toute l'Île-de-France, y compris la nuit et les week-ends.

Maître Hassan Kohen, avocat pénaliste à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit pénal et défense d'urgence.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

La vitesse retenue

La qualification se calcule sur la vitesse retenue après déduction de la marge technique, pas sur l'affichage de l'appareil.

L'appareil et la zone

Homologation, vérification périodique, signalisation et limitation applicable : autant d'angles de contestation.

Permis et véhicule

Suspension, confiscation obligatoire en récidive sauf motivation : les enjeux dépassent l'amende.

Réponse rapide

Depuis le 31 décembre 2025, un dépassement retenu de 50 km/h ou plus constitue un délit dès la première infraction. La qualification se calcule sur la vitesse retenue après déduction de la marge technique, et le procès-verbal ne vaut que jusqu'à preuve contraire. Le cabinet Kohen Avocats vérifie l'appareil, la signalisation et la limitation applicable, puis arbitre entre amende forfaitaire, opposition et audience pour protéger le permis et le véhicule. Urgence confidentielle au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

Le grand excès de vitesse, expliqué

Le grand excès de vitesse est encadré par le Code de la route : depuis le 31 décembre 2025, le dépassement retenu de 50 km/h ou plus est délictuel dès la première infraction. Tout ce qu'il faut comprendre, point par point.

Définition

Un délit calculé sur la vitesse retenue

Seuil, marge technique et ce que le juge vérifie.

1

Un dépassement de 50 km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée, calculé sur la vitesse retenue.

2

La marge d'erreur technique est déduite avant la qualification : l'affichage brut ne suffit pas.

3

La limitation applicable doit être régulière : signalisation et arrêté de circulation se vérifient.

4

L'appareil doit être homologué et à jour de ses vérifications.

Le dossier engage bien plus que l'amende : suspension du permis, confiscation du véhicule obligatoire en cas de récidive sauf décision spécialement motivée, et conséquences professionnelles. La défense vérifie l'historique judiciaire pour confirmer ou écarter la récidive avant toute stratégie.

Le choix décisif

Payer l'amende forfaitaire ou contester

Les délais sont courts et chaque voie a ses conséquences.

Payer l'amende forfaitaire

  • Clôt rapidement le volet pénal du dossier.
  • Vaut reconnaissance de l'infraction.
  • N'empêche pas les suites sur le permis.

Contester

  • Opposition à l'ordonnance pénale possible dans le délai de quarante-cinq jours.
  • Discute l'appareil, la marge, la signalisation et la limitation applicable.
  • Le procès-verbal vaut jusqu'à preuve contraire, qui peut être rapportée.

Le conseil du cabinet : réunir la liste exhaustive des pièces avant tout choix procédural et s'orienter vers la voie qui protège le mieux le permis et la situation professionnelle.

Les éléments produits qui pèsent :

Photo radarRelevé d'information intégralBesoin professionnel du permisFormation post-permisPhotos de la signalisation

Votre défense

Le rôle de l'avocat à chaque étape

Technique, procédure et personnalisation de la peine.

Sur la mesure

Vérifier l'appareil

Homologation, vérification périodique, conditions du contrôle, marge appliquée : la base technique du dossier.

Sur la zone

Vérifier la limitation

Signalisation défectueuse, arrêté de circulation irrégulier ou zone discutable : la limitation se conteste.

Sur la procédure

Choisir la voie

Amende forfaitaire, opposition à l'ordonnance pénale, audience : arbitrage sur pièces.

À l'audience

Plaidoirie

Requalification éventuelle, état de nécessité documenté, dossier socioprofessionnel complet pour réduire la suspension et éviter l'annulation.

Pour les conducteurs professionnels, le permis est l'outil de travail : le cabinet documente cet enjeu en pièces et le porte devant le juge.

Chronologie

Du flash à l'audience : le déroulé

Les étapes, du contrôle à la décision.

Contrôle

Radar automatique sans interception ou contrôle avec interception : les règles diffèrent.

Vitesse retenue

Déduction de la marge technique ; la qualification se joue sur ce chiffre.

Identification

Le titulaire du certificat d'immatriculation est présumé redevable ; cette présomption peut être renversée.

Choix du parquet

Amende forfaitaire délictuelle, ordonnance pénale ou citation.

Contestation éventuelle

Opposition dans le délai de quarante-cinq jours pour rouvrir le débat.

Audience et permis

Suspension, confiscation éventuelle, formation post-permis et vérification du solde de points.

Préparer la défense

Les pièces utiles à réunir

Ce qui permet de contester la mesure et de protéger le permis.

Avis de contravention ou convocation et procès-verbal si remis.

Photo radar (à demander) et références de l'appareil.

Relevé d'information intégral du permis.

Certificat d'immatriculation du véhicule.

Photos datées du panneau et de son environnement, présence de travaux.

Justificatifs du besoin professionnel du permis.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

15 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

À partir de quelle vitesse le dossier devient-il un délit ?

Le seuil délictuel est fixé à un dépassement de 50 kilomètres à l'heure ou plus par rapport à la vitesse maximale autorisée. C'est ce que prévoit l'article L. 413-1 du code de la route, dans sa rédaction issue de la loi n° 2025-732 du 11 juillet 2025, en vigueur depuis le 31 décembre 2025 : « Le fait, pour tout conducteur d'un véhicule a moteur, de dépasser de 50 kilomètres à l'heure ou plus la vitesse maximale autorisée est puni de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende. »

La vitesse retenue est calculée après déduction de la marge technique (5 km/h pour les vitesses inférieures a 100 km/h, 5 % au-delà). Le seuil déclencheur est donc la vitesse retenue, pas la vitesse mesurée.

La Cour de cassation rappelle qu'un constat technique peut être combattu par un écrit contradictoire. Elle a jugé que « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal, base des poursuites » (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.). La défense peut donc opposer aux données du radar des éléments techniques produits par le conducteur.

Le cabinet vérifie la vitesse retenue, la marge technique et la cohérence du procès-verbal pour identifier les angles de contestation.

Que change le droit applicable depuis le 31 décembre 2025 ?

Le droit applicable a profondément change depuis le 31 décembre 2025. La loi n° 2025-732 du 11 juillet 2025 a créé l'article L. 413-1 du code de la route qui transforme le grand excès de vitesse de 50 km/h ou plus en délit dès la première infraction. Anciennement, le premier +50 km/h était une contravention de cinquième classe et seul le second en état de récidive devenait délictuel.

L'article L. 413-1 du code de la route prévoit une peine principale de trois mois d'emprisonnement et 3 750 euros d'amende, accompagnée de peines complémentaires lourdes : confiscation du véhicule (obligatoire en récidive sauf décision spécialement motivée), suspension du permis pour trois ans au plus, annulation possible avec interdiction de solliciter un nouveau titre, stage obligatoire et réduction de la moitié des points.

La Cour de cassation traité la procédure de contestation avec la même rigueur que pour les autres délits. Elle a jugé que « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). Cette exigence ouvre une marge de défense sur les peines complémentaires.

Le cabinet intègre cette nouvelle hiérarchie pour adapter la stratégie selon la date des faits et l'historique du conducteur.

Faut-il payer l'amende forfaitaire délictuelle ?

L'amende forfaitaire délictuelle prévue par l'article L. 413-1 IV du code de la route éteint l'action publique pour 300 euros (250 euros minorée, 600 euros majorée). Mais elle vaut reconnaissance pratique de l'infraction et entraîne les conséquences sur les points et le casier. Elle ne doit donc pas être payée sans analyse préalable.

Le paiement bloque toute contestation sur la qualification, la vitesse retenue, l'identité du conducteur ou la régularité du contrôle. Il fige aussi le retrait de la moitié des points (six points pour un permis a douze) et inscrit l'infraction au bulletin n° 2 du casier judiciaire, ce qui peut entraîner des conséquences professionnelles graves.

La Cour de cassation a précisé les règles de preuve applicables au radar automatique. Elle a jugé que « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal, base des poursuites » (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.). Cette possibilité disparaît après paiement de l'amende forfaitaire.

Le cabinet examine le dossier avant tout paiement et arbitre entre extinction de l'action et contestation devant le tribunal correctionnel.

Le permis peut-il être suspendu malgré un besoin professionnel ?

Oui, le permis peut être suspendu même en cas de besoin professionnel. L'article L. 413-1 II 2° du code de la route prévoit expressément que la suspension judiciaire « ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ». Cette règle est spécifique au grand excès de vitesse délictuel et exclut le permis blanc.

La durée maximale de suspension judiciaire est de trois ans. Le tribunal peut moduler la durée, mais il ne peut pas aménager le titre pour conserver l'usage professionnel. Les pièces sur la situation socioprofessionnelle restent néanmoins essentielles : elles permettent de discuter la durée de la peine, l'opportunité d'une annulation et l'inscription au B2.

La Cour de cassation veille à une motivation rigoureuse de la peine. Elle a jugé que « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). La cassation a été prononcée pour insuffisance de motivation. Cette exigence bénéficie aux conducteurs qui versent des pièces personnelles détaillées.

Le cabinet prépare un dossier socioprofessionnel complet pour réduire la durée de suspension et éviter une annulation.

Quels documents envoyer à l'avocat ?

Pour bâtir une défense solide, transmettez l'avis ou la convocation, l'arrêté préfectoral de suspension le cas échéant, le procès-verbal s'il vous a été remis, la photo radar, le relevé d'information intégral du permis, le certificat d'immatriculation et les justificatifs professionnels (contrat de travail, attestation employeur, plannings, déplacements). Ajoutez tout élément de contexte (urgence, signalisation, panne).

Cet ensemble de pièces permet d'évaluer trois axes : la régularité procédurale du contrôle, la marge de discussion sur la qualification et l'argumentaire socioprofessionnel devant le juge. L'article L. 413-1 du code de la route prévoit des peines complémentaires lourdes : la qualité du dossier conditionne la peine réellement prononcée.

La Cour de cassation rappelle que le procès-verbal d'un contrôle automatique peut être combattu par un écrit. Elle a jugé que « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal, base des poursuites » (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.). Les données techniques du véhicule peuvent donc nourrir la défense.

Le cabinet établit la liste exhaustive des pièces utiles et les analyse pour prioriser les angles de contestation.

Peut-on contester un radar automatique sans interception ?

Oui, un contrôle radar sans interception peut être conteste sous plusieurs angles : identification du conducteur, lisibilité de la plaque, vol ou usurpation, prêt du véhicule, photographie inexploitable, vitesse retenue erronée, régularité des pièces techniques (homologation, vérification, certificat de conformité). L'article L. 121-3 du code de la route impose au titulaire du certificat d'immatriculation une présomption de redevabilité de l'amende, mais cette présomption peut être renversée.

La Cour de cassation a précisé les limites du pouvoir de requalification du juge en cas de contrôle automatique. Elle a jugé que « l'action publique n'étant pas mise en oeuvre par la citation, sur le fondement de l'article L. 121-3 du code de la route, du titulaire du certificat d'immatriculation d'un véhicule en qualité de pécuniairement redevable de l'amende encourue pour les contraventions à la réglementation sur les vitesses maximales autorisées, les juges ne peuvent, après avoir requalifié les faits en excès de vitesse, déclarer l'intéressé coupable et le condamner de ce chef » (Cass. crim., 27 nov. 2018, n° 18-81.622, Bull.).

La défense peut aussi opposer un écrit technique. La haute juridiction admet que « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal » (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.).

Le cabinet identifie l'angle de contestation le plus solide selon le contexte du contrôle.

L'homologation du radar suffit-elle toujours ?

L'homologation et la vérification récente d'un cinémomètre établissent une présomption de bon fonctionnement, mais elles ne ferment pas tout débat. L'article 537 du code de procédure pénale fait du procès-verbal une présomption de vérité jusqu'à preuve contraire, qui peut être rapportée par écrit ou par témoins.

La défense peut s'appuyer sur des éléments concrets : trace GPS du véhicule, données du chronotachygraphe, attestations de passagers, photo radar inexploitable, distance de déclenchement incohérente, panneaux non visibles, signalisation défectueuse, état de la chaussée, conditions météorologiques. La fiabilité intrinsèque de l'appareil peut être interrogée par la durée depuis la dernière vérification, l'environnement (sols métalliques, lignes électriques) ou la position de l'agent.

La Cour de cassation a explicitement reconnu cette faculté de preuve contraire : « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal, base des poursuites », le juge appréciant « souverainement la force probante » de cette pièce (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.). Cette grille s'applique à tous les écrits techniques produits par la défense.

Le cabinet exploite cette faculté pour combattre les radars automatises lorsque le dossier présente des incohérences.

Le véhicule peut-il être confisqué ?

La confiscation du véhicule est prévue par l'article L. 413-1 II 1° du code de la route lorsque le conducteur est propriétaire du véhicule ayant servi a commettre l'infraction. « La confiscation est obligatoire en cas de récidive ; la juridiction peut toutefois ne pas prononcer cette peine, par une décision spécialement motivée. »

Lorsque le véhicule appartient à un tiers (société, conjoint, parent, organisme de crédit-bail), la confiscation suppose une motivation rigoureuse de la libre disposition et de la mauvaise foi du propriétaire. Cette grille est issue de l'article 131-21 du code pénal.

La Cour de cassation a précisé très récemment cette exigence dans un dossier de refus d'obtempérer aggravé : « le juge qui envisage de confisquer un bien sur le fondement de l'alinéa 2 de l'article 131-21 du code pénal doit établir que le condamné en à la propriété économique réelle et que le tiers n'est pas de bonne foi, ce qui est établi dès lors qu'il sait ne disposer que d'une propriété juridique apparente » (Cass. crim., 4 sept. 2024, n° 23-81.110, Bull.). Cette grille s'applique au grand excès de vitesse délictuel.

Le cabinet documente la chaîne de propriété du véhicule et plaide la disproportion lorsque la confiscation excède l'enjeu réel du dossier.

Combien de points sont retirés ?

Le délit prévu par l'article L. 413-1 III du code de la route entraîne de plein droit la réduction de la moitié du nombre maximal de points du permis. Pour un permis classique a douze points, le retrait est donc de six points ; pour un permis probatoire en première année a six points, le retrait peut être intégral et entraîner l'invalidation immédiate.

Le retrait n'est applicable qu'après condamnation définitive et information du conducteur par le ministère de l'intérieur. Avant toute décision, il est essentiel de vérifier le solde réel via le relevé d'information intégral, les stages volontaires déjà effectués et la possibilité d'un nouveau stage de récupération (un par an au plus).

La Cour de cassation impose une motivation précise des peines. Elle a jugé que « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). Cette exigence ouvre une marge sur les peines complémentaires (suspension, annulation, stage), même si le retrait des six points reste de plein droit.

Le cabinet anticipe l'effet cumule sur les points, la durée de suspension et la confiscation pour proposer une défense globale.

Peut-on éviter l'audience ?

Éviter l'audience est possible dans certaines hypothèses : amende forfaitaire délictuelle prévue par l'article L. 413-1 IV du code de la route, ordonnance pénale, comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). Mais ce choix doit être arbitre, car chaque procédure fige des conséquences.

L'amende forfaitaire éteint l'action mais vaut reconnaissance et entraîne retrait des points. La CRPC suppose une reconnaissance des faits et bloque toute stratégie ultérieure de relaxe ou de requalification. L'ordonnance pénale peut être opposée dans le délai de quarante-cinq jours pour réouvrir le débat.

La Cour de cassation a précisé le caractère strict de la procédure CRPC. Elle a jugé qu'« une nouvelle proposition de peine ne saurait autoriser, après un refus d'homologation, la mise en oeuvre d'une autre comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité » (Cass. crim., 17 mai 2022, n° 21-86.131, Bull.). Une fois la CRPC échouée, la voie ordinaire reprend son cours.

Le cabinet évalue le dossier avant tout choix procédural et oriente vers la voie qui protège le mieux le permis et la situation professionnelle.

Que faire en cas de permis probatoire ?

Le permis probatoire est exposée à un risque immédiat. L'article L. 413-1 III du code de la route prévoit un retrait de la moitié des points, soit six points. Or le permis probatoire dispose de six points en première année : le retrait peut donc invalider le titre des notification.

La défense doit vérifier la date d'obtention du permis, l'existence éventuelle d'une formation post-permis (qui passe le solde à huit ou dix points), les stages déjà effectués, le solde à la date du contrôle et la possibilité d'un nouveau stage de récupération. La date de l'infraction et la date de notification du retrait sont décisives.

La Cour de cassation rappelle l'importance de la motivation des peines, surtout lorsque la sanction met en péril la situation personnelle du conducteur. Elle a jugé que « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). Le titulaire d'un permis probatoire doit verser un dossier personnel détaillé pour limiter l'impact des peines complémentaires.

Le cabinet anticipe le risque d'invalidation et structure la défense pour préserver la mobilité du conducteur en période probatoire.

La récidive aggrave-t-elle automatiquement le dossier ?

La récidive doit être juridiquement établie pour produire ses effets aggravants. Elle suppose, en application des articles 132-10 et 132-11 du code pénal, une condamnation antérieure définitive et une assimilation pertinente entre les deux infractions. L'article L. 413-1 II 1° du code de la route prévoit que la confiscation du véhicule devient obligatoire en cas de récidive, sauf décision spécialement motivée.

La défense doit vérifier la chaîne pénale : date de la première condamnation, définitivité de cette décision, qualification exacte de l'infraction première et de l'infraction nouvelle, délai entre les deux. Une simple infraction au code de la route déjà sanctionnée par un retrait de points n'entraîne pas nécessairement la récidive légale.

La Cour de cassation a recadré les juges dans un dossier de confiscation pour exiger une motivation rigoureuse de la libre disposition et de la bonne foi du propriétaire. Elle a jugé que « le juge qui envisage de confisquer un bien sur le fondement de l'alinéa 2 de l'article 131-21 du code pénal doit établir que le condamné en à la propriété économique réelle et que le tiers n'est pas de bonne foi » (Cass. crim., 4 sept. 2024, n° 23-81.110, Bull.). Cette grille bénéficie au conducteur en récidive lorsque le véhicule appartient à un tiers.

Le cabinet analyse l'historique judiciaire pour confirmer ou écarter la récidive et adapter la stratégie.

Un motif d'urgence médicale peut-il justifier la vitesse ?

L'urgence médicale peut justifier la vitesse dans des hypothèses très restreintes : urgence vitale documentée, impossibilité matérielle de recourir aux secours, proportionnalité entre la vitesse et le risque encouru. L'article 122-7 du code pénal définit l'état de nécessité : « n'est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s'il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace. »

La défense doit produire des pièces médicales précises : certificat hospitalier, registre des urgences, attestations des proches, captures des appels au 15 ou au 18, parcours géographique. Une urgence personnelle vague ne suffit pas a écarter la responsabilité.

La Cour de cassation rappelle qu'aucune peine ne peut être prononcée sans motivation précise tenant compte de la situation du conducteur. Elle a jugé que « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). L'argumentation sur l'urgence médicale s'intègre dans cette motivation.

Le cabinet rassemble les pièces médicales et plaide l'état de nécessité ou son influence sur le quantum de la peine.

Que risque un conducteur professionnel ?

Le risque principal pour un conducteur professionnel est la perte temporaire ou durable de la capacité a travailler. L'article L. 413-1 II 2° du code de la route précisé que la suspension judiciaire « ne peut pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle ». Le permis blanc est donc exclu pour le grand excès de vitesse délictuel.

Chauffeurs, livreurs, commerciaux, artisans et soignants doivent verser un dossier socioprofessionnel détaillé : contrat de travail ou Kbis, plannings, attestations clients, justificatifs de tournées, certificats médicaux des patients pour les professions de santé. Ces pièces sont déterminantes au moment de la fixation de la peine.

La Cour de cassation a jugé que la motivation de la peine doit prendre en compte la situation personnelle de l'auteur. Elle a cassé une condamnation prononcée sans cette motivation : « toute peine prononcée pour une infraction réprimée par la loi ou le règlement doit être motivée au regard de la gravité des faits, de la personnalité de leur auteur et de sa situation personnelle » (Cass. crim., 18 mars 2025, n° 24-80.661). Cette exigence bénéficie au conducteur professionnel qui produit un dossier complet.

Le cabinet prépare le dossier professionnel et plaide une durée de suspension réduite pour préserver l'activité.

Peut-on contester la limitation de vitesse applicable ?

Oui, la limitation applicable peut être contestée si la signalisation est défectueuse, l'arrêté de circulation irrégulier ou la zone contrôlée discutable. L'article R. 411-25 du code de la route impose une signalisation visible et conforme aux prescriptions réglementaires. Tout panneau masque, vétuste, mal positionne ou non conforme peut être conteste.

La défense doit documenter le lieu précis : photographies datées du panneau et de son environnement, relevé cadastral, vue Street View, présence de travaux, conditions de visibilité, dernière date de contrôle de la signalisation par le gestionnaire de voirie. L'arrêté de circulation peut être demandé et vérifié sous l'angle de la régularité (autorité compétente, motivation, publicité).

La Cour de cassation reconnaît au prévenu la faculté de combattre le procès-verbal par un écrit. Elle a jugé que « l'enregistrement d'un chronotachygraphe constitue un écrit au sens de l'article 537 du code de procédure pénale permettant d'apporter la preuve contraire au procès-verbal, base des poursuites », le juge appréciant « souverainement la force probante » de cette pièce (Cass. crim., 30 oct. 2018, n° 18-81.318, Bull.). Cette grille s'applique aux écrits relatifs à la signalisation.

Le cabinet examine la signalisation, l'arrêté et les pièces techniques pour identifier l'angle de contestation le plus solide.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

Flashé à plus de 50 km/h au-dessus de la limite ?

Contactez le cabinet avant de payer. Nos avocats vérifient l'appareil, la marge et la signalisation, puis choisissent avec vous la voie qui protège le mieux votre permis, à Paris et dans toute l'Île-de-France.

Les dernières actualités.

Analyse stratégique offerte

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

  • Première analyse offerte et sans engagement
  • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
  • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
  • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

Cliquez ou glissez vos fichiers ici
Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

Envoi en cours...

Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.