Cabinet Kohen Avocats · Paris 17ᵉ

Maître Hassan KOHEN intervient en urgence, du commissariat à la cour d'assises. Première analyse stratégique offerte, réponse personnelle sous 24 heures.

100 % confidentiel · Secret professionnel · Sans engagement

Barreau de Paris Garde à vue, instruction, assises Fiche CNB avocat.fr
Maître Hassan KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Hassan KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Délégation d’autorité parentale (art. 377 et 377-1 C. civ.) : procédure devant le juge aux affaires familiales et avocat

Parler à un avocat 06 89 11 34 45

Introduction

Déléguer l’autorité parentale aux articles 377 et 377-1.

La délégation d’autorité parentale est une mesure judiciaire prévue aux articles 377 et 377-1 du Code civil. Elle permet aux père et mère d’un enfant, ensemble ou séparément, de confier l’exercice de tout ou partie de leur autorité parentale à un proche digne de confiance, à un membre de la famille ou au service de l’aide sociale à l’enfance. Le juge aux affaires familiales statue dans l’intérêt de l’enfant. Cette page expose les conditions, la procédure et les effets pratiques de la mesure.

Vous êtes parent
Vous envisagez une délégation volontaire.
Hospitalisation longue, mission à l’étranger, incarcération, situation matérielle empêchant l’exercice quotidien des attributs de l’autorité parentale.

Voir le parcours parent →

Vous êtes proche ou tiers digne de confiance
Vous êtes pressenti comme délégataire.
Grand-parent, oncle, tante, beau-parent, ami proche de la famille, service de l’aide sociale à l’enfance désigné par le département.

Voir le parcours délégataire →

Comment ça se passe.

1
Caractériser les circonstances.
Identifier précisément le motif de la délégation (empêchement, désintérêt, danger), choisir un délégataire et fixer le périmètre.
2
Saisir le JAF par requête.
Dépôt d’une requête conjointe ou contradictoire devant le juge aux affaires familiales du domicile de l’enfant (article 1209 CPC).
3
Jugement et organisation.
Obtention de la décision, notification aux tiers (école, CAF, médecins) et organisation matérielle de la prise en charge.

Partie I

Cadre légal et conditions de la délégation.

01Le texte fondateur : l’article 377 du Code civil.+

La délégation repose sur un texte central. Il distingue la délégation volontaire, à l’initiative des parents, et la délégation forcée, ordonnée en cas de désintérêt ou d’impossibilité d’exercice.

Code civil, article 377, alinéa 1er : « Les père et mère, ensemble ou séparément, peuvent, lorsque les circonstances l’exigent, saisir le juge en vue de voir déléguer tout ou partie de l’exercice de leur autorité parentale à un tiers, membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé pour le recueil des enfants ou service départemental de l’aide sociale à l’enfance. »

Le texte exige trois conditions cumulatives : des « circonstances » qui le justifient, un délégataire compatible avec la liste légale, et la saisine du juge aux affaires familiales. La délégation n’opère jamais de plein droit. Elle suppose toujours un jugement. Art. 377 C. civ.

02Délégation volontaire et délégation forcée.+

La délégation volontaire procède d’une requête des parents. Elle suppose leur accord, total ou partiel, sur le principe et sur le périmètre. Elle ne dispense pas le juge d’un contrôle de conformité à l’intérêt de l’enfant au sens de l’article 371-1 du Code civil.

La délégation forcée est prévue à l’article 377, alinéa 2. Elle peut être prononcée à la demande d’un particulier qui a recueilli l’enfant, d’un établissement, du service de l’aide sociale à l’enfance ou du ministère public, en cas de désintérêt manifeste ou d’impossibilité pour les parents d’exercer leur autorité parentale.

Dans les deux hypothèses, le délégataire doit appartenir à la liste légale : membre de la famille, proche digne de confiance, établissement agréé, ou service départemental de l’aide sociale à l’enfance. Art. 377 C. civ.Art. 371-1 C. civ.

03La notion de proche digne de confiance, précisée par la Cour de cassation.+

La qualification de « proche digne de confiance » conditionne la recevabilité de la délégation. La première chambre civile a tranché un point souvent débattu en pratique : un tiers rencontré dans le seul but d’accueillir l’enfant en vue d’une adoption ultérieure ne relève pas de cette catégorie.

Cass. 1re civ., 21 septembre 2022, n° 21-50.042, point 19 : « Ne saurait être considérée comme un proche, au sens du texte précité, une personne dépourvue de lien avec les délégants et rencontrée dans le seul objectif de prendre en charge l’enfant en vue de son adoption ultérieure. »

L’arrêt précise également que la délégation peut viser plusieurs délégataires conjoints. Cette ouverture est utile lorsque la situation de l’enfant suppose un partage des attributs entre plusieurs membres de la famille ou entre la famille et un tiers institutionnel.

Cass. 1re civ., 21 septembre 2022, n° 21-50.042, point 14 : « Ces dispositions n’interdisent pas la désignation de plusieurs délégataires lorsque, en conformité avec l’intérêt de l’enfant, les circonstances l’exigent. »

L’arrêt est publié au Bulletin et au Rapport annuel, ce qui lui confère une portée doctrinale forte. Cass. 1re civ., 21 sept. 2022, n° 21-50.042

04Délégation totale ou partielle, et partage de l’exercice (article 377-1).+

L’article 377-1 fixe l’étendue de la mesure. La délégation peut porter sur tout l’exercice de l’autorité parentale, ou seulement sur une partie de ses attributs. Le juge peut également organiser un partage de l’exercice entre les parents et le délégataire.

Code civil, article 377-1, alinéa 1er : « La délégation, totale ou partielle, de l’autorité parentale résultera du jugement rendu par le juge aux affaires familiales. »

Le partage suppose l’accord du ou des parents lorsqu’ils exercent en commun l’autorité parentale, sauf besoin de protection de l’enfant. L’article 377-1, alinéa 2, précise que le jugement peut prévoir que les parents et le tiers délégataire exercent en commun tout ou partie de l’autorité parentale, dans l’intérêt de l’enfant. Art. 377-1 C. civ.

05Délégataires possibles : famille, tiers digne de confiance, ASE.+

Le délégataire doit appartenir à l’une des quatre catégories définies à l’article 377. Le membre de la famille (grand-parent, oncle, tante, frère, sœur majeur) est l’hypothèse la plus fréquente. Le proche digne de confiance suppose un lien préexistant et stable avec la famille.

L’établissement agréé pour le recueil des enfants intervient dans les situations institutionnelles. Le service départemental de l’aide sociale à l’enfance accueille fréquemment des enfants placés. Le département devient alors délégataire, distinct du président du conseil départemental qui exerce les attributs au quotidien.

Une délégation à un tiers étranger à ces quatre catégories est irrecevable. C’est une limite stricte. Elle distingue la délégation d’autres mécanismes plus souples comme l’autorisation ponctuelle ou le mandat d’éducation.

06L’autorité parentale n’est jamais entièrement abandonnée : article 377-3.+

Le droit français interdit toute renonciation unilatérale à l’autorité parentale. Le législateur a verrouillé cette règle pour préserver le lien parent-enfant et empêcher des montages contraires à l’intérêt de l’enfant.

Code civil, article 377-3 : « Le droit de consentir à l’adoption du mineur n’est jamais délégué. »

La délégation transfère des attributs, pas le statut de parent. Les parents conservent un droit de surveillance et, sauf décision contraire, un droit de visite et d’hébergement. Ils continuent à devoir entretien et éducation. La filiation, le nom, et la dévolution successorale restent inchangés. Art. 377-3 C. civ.

La délégation transfère l’exercice, pas le statut.

Circonstances, intérêt de l’enfant, périmètre, durée. Avant la requête, le diagnostic. Avant le jugement, la motivation.

Partie II

Procédure devant le juge aux affaires familiales.

01Saisine du JAF : requête de l’article 1209 du Code de procédure civile.+

La saisine s’opère par requête devant le juge aux affaires familiales du domicile de l’enfant. L’article 1209 du Code de procédure civile organise les modalités d’introduction de la demande. La requête expose les circonstances, identifie le délégataire pressenti et précise l’étendue de la délégation sollicitée.

Lorsque la demande est portée par les parents ensemble, elle est généralement conjointe et signée par les deux requérants. Lorsqu’elle émane d’un tiers, du ministère public ou du service de l’aide sociale à l’enfance, elle est notifiée aux parents qui sont convoqués à l’audience.

L’avocat n’est pas obligatoire devant le JAF en matière de délégation, mais sa présence permet de structurer la motivation, d’anticiper les contestations et de sécuriser les modalités d’exercice retenues. Art. 1209 CPC

02Audition du mineur (article 388-1 C. civ.).+

L’audition de l’enfant est un droit. L’article 388-1 du Code civil prévoit qu’un mineur capable de discernement peut être entendu par le juge dans toute procédure le concernant. L’audition est de droit lorsque l’enfant en fait la demande.

En matière de délégation, l’audition éclaire le juge sur le vécu de l’enfant, ses attaches affectives, son rapport au délégataire pressenti et sa perception de la mesure. L’enfant ne décide pas ; il est entendu. La décision reste motivée au regard de son intérêt supérieur.

L’audition peut être réalisée par le juge directement ou confiée à un tiers désigné à cet effet, tel qu’un avocat d’enfant. L’enfant peut être accompagné de son propre avocat. Art. 388-1 C. civ.

03Délégation à l’aide sociale à l’enfance : prestations familiales et statut d’allocataire.+

La délégation au profit du président du conseil départemental, lorsque l’enfant est confié à l’aide sociale à l’enfance, soulève régulièrement la question des prestations familiales. La deuxième chambre civile a posé un principe désormais constant.

Cass. 2e civ., 11 mai 2023, n° 21-16.863 : « Il résulte de la combinaison des articles L. 513-1, R. 513-1, L. 521-2, alinéas 1er et 4, du code de la sécurité sociale, et 377 du code civil que la délégation, au profit du président du conseil départemental, de l’exercice de l’autorité parentale sur un enfant, confié au service de l’aide sociale à l’enfance, est, par elle-même, sans incidence sur le droit aux prestations familiales de la personne physique à qui est reconnue la qualité d’allocataire. »

L’arrêt enseigne que la délégation ne suffit pas à priver automatiquement l’allocataire de son statut. Une décision distincte de la caisse d’allocations familiales doit intervenir pour transférer la qualité d’allocataire, le cas échéant en faveur du département en application de l’article L. 521-2 du Code de la sécurité sociale. Cass. 2e civ., 11 mai 2023, n° 21-16.863Art. L. 521-2 CSS

04Modification et révocation de la délégation (article 377-2).+

La délégation n’est pas figée. Elle peut évoluer selon les circonstances. L’article 377-2 du Code civil ouvre la possibilité d’une modification ou d’une cessation.

Code civil, article 377-2, alinéa 1er : « La délégation pourra, dans tous les cas, prendre fin ou être transférée par un nouveau jugement, s’il est justifié de circonstances nouvelles. »

Le retour aux parents suppose la démonstration qu’ils sont en mesure de reprendre l’exercice de leur autorité parentale, et que cette restitution est conforme à l’intérêt de l’enfant. Le juge tient compte du temps écoulé, de la stabilité acquise auprès du délégataire, et des liens affectifs construits.

Une révocation peut également être prononcée si le délégataire ne respecte pas ses obligations ou si la mesure n’est plus conforme à l’intérêt de l’enfant. Le ministère public peut saisir le juge à cette fin. Art. 377-2 C. civ.

05Délégation, tiers digne de confiance et assistance éducative.+

La délégation se distingue d’autres dispositifs de protection. Le placement au titre de l’assistance éducative est ordonné par le juge des enfants en cas de danger, sur le fondement des articles 375 et suivants du Code civil. Il s’agit d’une mesure de protection contrainte, distincte de la délégation, qui peut concerner les mêmes catégories de tiers ou d’établissements.

La délégation au profit d’un tiers digne de confiance est en revanche une mesure de droit civil, qui ne suppose pas un danger imminent mais une nécessité d’organiser durablement l’exercice des attributs. Les deux dispositifs peuvent se succéder ou se combiner, selon la situation de l’enfant.

Le choix du fondement procédural est stratégique. Une délégation 377 stabilise une situation existante. Une mesure d’assistance éducative répond à un risque, et peut être assortie de prescriptions imposées aux parents. Art. 375 C. civ.

06Effets pratiques : scolarité, santé, démarches administratives.+

Une fois la délégation prononcée, le délégataire exerce les attributs transférés. Il prend les décisions usuelles relatives à la scolarité, aux soins, aux loisirs et à l’organisation quotidienne. Lorsque la délégation est totale, il exerce l’ensemble des attributs ; lorsqu’elle est partielle, le partage défini par le jugement s’impose.

La copie du jugement doit être transmise aux tiers qui interagissent avec l’enfant : établissements scolaires, médecins traitants, caisse d’allocations familiales, organismes sociaux, mutuelle. Le délégataire est responsable civilement des dommages causés par l’enfant dans les conditions de droit commun.

Les parents conservent un droit de surveillance et restent informés des décisions importantes. Le juge peut ajuster ce périmètre selon les particularités du dossier.

FAQ

Questions fréquentes.

Quelle est la différence entre délégation volontaire et délégation forcée ?+

La délégation volontaire est sollicitée par les parents eux-mêmes pour confier à un proche l’exercice de tout ou partie de leur autorité parentale, lorsque des circonstances l’exigent (article 377, alinéa 1er, du Code civil). La délégation forcée est demandée par un tiers, un établissement, l’aide sociale à l’enfance ou le ministère public en cas de désintérêt manifeste des parents ou d’impossibilité d’exercice de l’autorité parentale (article 377, alinéa 2). Les deux exigent un jugement du juge aux affaires familiales rendu dans l’intérêt de l’enfant.

Un grand-parent peut-il être désigné délégataire de l’autorité parentale ?+

Oui. L’article 377 du Code civil vise expressément le « membre de la famille ». Un grand-parent entre dans cette catégorie. La demande peut émaner des parents (délégation volontaire), du grand-parent lui-même qui a recueilli l’enfant (délégation forcée en cas de désintérêt manifeste) ou du ministère public. Le juge examine la disponibilité, les conditions matérielles, l’âge, l’état de santé du grand-parent, et la cohérence avec l’intérêt de l’enfant.

Peut-on déléguer l’autorité parentale à plusieurs personnes ?+

Oui. La Cour de cassation l’a confirmé dans son arrêt du 21 septembre 2022 (Cass. 1re civ., n° 21-50.042) : les dispositions de l’article 377 n’interdisent pas la désignation de plusieurs délégataires lorsque les circonstances l’exigent et que l’intérêt de l’enfant le commande. Le jugement répartit alors les attributs entre les délégataires et organise la coordination de leur exercice.

La délégation prive-t-elle les parents de tout droit sur l’enfant ?+

Non. La délégation transfère l’exercice de tout ou partie des attributs de l’autorité parentale, pas le statut de parent. Les parents conservent leur filiation, leur droit de surveillance, leurs obligations d’entretien et d’éducation, et, sauf décision contraire, un droit de visite et d’hébergement. L’article 377-3 du Code civil interdit en outre toute renonciation au consentement à l’adoption, qui n’est jamais délégué.

Peut-on revenir sur une délégation déjà prononcée ?+

Oui. L’article 377-2 du Code civil prévoit que la délégation peut prendre fin ou être transférée par un nouveau jugement s’il est justifié de circonstances nouvelles. Le retour de l’enfant aux parents suppose la démonstration de leur capacité à reprendre l’exercice de leur autorité, et de la conformité de cette restitution à l’intérêt de l’enfant. Le juge tient compte de la durée écoulée, des liens affectifs construits et de la stabilité de la situation.

La délégation à l’aide sociale à l’enfance fait-elle perdre les allocations familiales ?+

Non, pas automatiquement. La Cour de cassation a tranché ce point dans un arrêt du 11 mai 2023 (Cass. 2e civ., n° 21-16.863) : la délégation au profit du président du conseil départemental, lorsque l’enfant est confié à l’aide sociale à l’enfance, est, par elle-même, sans incidence sur le droit aux prestations familiales de la personne physique à qui est reconnue la qualité d’allocataire. Un transfert effectif du statut d’allocataire suppose une décision distincte de la caisse d’allocations familiales, notamment au titre de l’article L. 521-2 du Code de la sécurité sociale.

Pourquoi solliciter un avocat famille pour une demande de délégation ?+

La délégation engage durablement la vie de l’enfant et l’organisation familiale. L’avocat construit la motivation de la requête, choisit le périmètre adapté (totale, partielle, partagée), anticipe les contestations, sécurise le choix du délégataire au regard de la jurisprudence de la Cour de cassation, et organise les démarches périphériques (CAF, école, santé). Il intervient aussi sur les mesures connexes : déclaration judiciaire de délaissement parental en cas de désintérêt prolongé, ou astreinte et non-représentation d’enfant si la délégation se heurte à des difficultés d’exécution. Le cabinet Kohen Avocats accompagne les parents, les proches pressentis et les délégataires institutionnels devant le juge aux affaires familiales du domicile de l’enfant.

Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

Transmettez les pièces de votre dossier au cabinet. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique.

Première analyse offerte
Réponse personnelle sous 24 h
100 % confidentiel
Jusqu’à 1 Go de pièces

📄 Circulaire officielle

Nos données proviennent de la Cour de cassation (Judilibre), du Conseil d'État, de la DILA, de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Recherche dans la base juridique

Trouvez une décision, une chambre, un thème

Plus de 100 000 décisions commentées par notre intelligence artificielle, indexées en temps réel.

    Recherche propulsée par Meilisearch sur kohenavocats.com et kohenavocats.fr.
    Analyse stratégique offerte

    Envoyez vos pièces. Recevez une stratégie.

    Transmettez-nous les pièces de votre dossier. Maître Hassan KOHEN vous répond personnellement sous 24 heures avec une première analyse stratégique de votre situation.

    • Première analyse offerte et sans engagement
    • Réponse personnelle de l'avocat sous 24 heures
    • 100 % confidentiel, secret professionnel garanti
    • Jusqu'à 1 Go de pièces, dossiers et sous-dossiers acceptés

    Cliquez ou glissez vos fichiers ici
    Tous formats acceptes (PDF, Word, images, etc.)

    Envoi en cours...

    Vos donnees sont utilisees uniquement pour traiter votre demande. Politique de confidentialite.

    En savoir plus sur Maître Hassan Kohen, avocat en droit pénal à Paris

    Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

    Poursuivre la lecture