Avocat détention provisoire à Paris : débat JLD et demande de mise en liberté

Page pénale vérifiée le 28 avril 2026

Réponse rapide : préparer le débat JLD et la demande de mise en liberté

La détention provisoire doit rester exceptionnelle et se discute sur des critères précis. La défense se construit autour des garanties de représentation, du contrôle judiciaire possible et des besoins réels de l'information judiciaire.

Débat JLD

Identifier les critères invoqués et les pièces qui permettent de les contester.

Mise en liberté

Construire un dossier de garanties : domicile, travail, soins, famille, caution ou contrôle judiciaire.

Appel

Respecter les délais et préparer une argumentation courte, factuelle et documentée.

Pièces utiles à préparer

  • Convocation, avis d'audience ou référence de procédure.
  • Procès-verbaux, décision reçue ou courrier du parquet.
  • Pièces d'identité, domicile, travail, santé ou scolarité.
  • Messages, témoins, vidéos, justificatifs et chronologie.
  • Antécédents, casier, mesures en cours ou décisions précédentes.

Questions fréquentes

Quand contacter le cabinet ?

Dès la convocation, la garde à vue, la mise en examen, l'audience ou le délai de recours. Plus les pièces arrivent tôt, plus la stratégie peut être structurée.

Quelles pièces envoyer en priorité ?

La convocation, la décision, les procès-verbaux disponibles, la chronologie et les justificatifs personnels utiles à la défense ou à la demande.

Le premier échange remplace-t-il l'étude du dossier ?

Non. Il sert à mesurer l'urgence et à organiser la suite ; l'analyse complète dépend du dossier pénal, des pièces et du stade de la procédure.

La détention provisoire constitue une mesure exceptionnelle privant une personne de sa liberté avant même qu’elle n’ait été jugée. Alors même que vous êtes présumé innocent, vous pouvez être incarcéré en maison d’arrêt. Il est donc essentiel d’exercer rapidement votre droit à contester cette mesure et à solliciter votre mise en liberté.

Nos avocats pénalistes interviennent dans les procédures de contestation des placements en détention provisoire et de demandes de mise en liberté devant le juge des libertés et de la détention. 

Que vous soyez placé en détention provisoire dans le cadre d’une instruction judiciaire, d’une comparution immédiate ou d’un mandat de dépôt, notre cabinet déploie tous les moyens nécessaires pour obtenir votre libération dans les meilleurs délais.

Qu'est-ce que la détention provisoire ?

La détention provisoire représente une mesure coercitive ordonnée par le juge des libertés et de la détention ou par le juge d’instruction. Elle permet d’incarcérer une personne mise en examen avant que son jugement ne soit rendu.

Selon l’article 137 du Code de procédure pénale, la détention provisoire doit demeurer une mesure exceptionnelle. Elle ne peut être envisagée qu’en cas d’insuffisance du contrôle judiciaire et uniquement lorsqu’elle constitue la seule manière d’assurer la conservation des preuves et indices matériels, de prévenir toute pression sur les témoins ou victimes, d’éviter toute concertation frauduleuse entre les coauteurs ou complices, de garantir la protection de la personne mise en examen, d’assurer sa disponibilité à l’égard de la justice, de faire cesser ou prévenir la répétition de l’infraction, ou encore de mettre fin à un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public.

Le placement en détention provisoire exige des conditions strictes. Les charges pesant sur la personne mise en examen doivent être suffisantes, la peine encourue doit être égale ou supérieure à trois ans d’emprisonnement (à quelques exceptions près), et le contrôle judiciaire doit s’avérer insuffisant pour atteindre les objectifs fixés par la loi.

La durée maximale autorisée pour une détention provisoire varie selon la gravité de l’infraction. Pour un délit, cette période est fixée initialement à quatre mois, renouvelables sous certaines limites. Concernant les crimes, la durée initiale est d’un an, renouvelable jusqu’à deux ans, voire davantage en cas de crimes particulièrement graves.

Cette mesure, par son caractère exceptionnel et par son impact considérable sur la vie de la personne concernée, exige une défense rigoureuse et déterminée afin d’obtenir sa levée rapide ou d’assurer le respect strict des conditions légales et procédurales entourant son renouvellement.

Lors de votre première comparution devant le juge des libertés et de la détention, un débat contradictoire s’engage en présence du procureur de la République et de votre avocat. Ce débat constitue un moment crucial où votre défense doit être soigneusement et efficacement articulée.

Votre avocat présente alors des arguments essentiels tels que l’insuffisance des charges retenues, la solidité de vos garanties personnelles de représentation comme votre domicile stable, votre situation professionnelle et familiale, ou encore la pertinence d’un placement sous contrôle judiciaire en alternative à la détention provisoire. L’aspect disproportionné de la détention par rapport à la peine potentiellement encourue et votre situation personnelle particulière (état de santé, responsabilités familiales ou professionnelles) sont également mis en avant pour obtenir votre libération.

En cas de décision initiale de placement en détention, vous conservez le droit de déposer ultérieurement des demandes de mise en liberté, que ce soit directement devant le juge d’instruction à tout moment, devant le juge des libertés et de la détention de façon régulière, ou en appel devant la chambre de l’instruction. Notre cabinet assure avec constance et rigueur ces démarches en mettant systématiquement en avant l’évolution favorable de votre dossier et les éléments positifs renforçant vos garanties personnelles.

Si une mise en liberté immédiate n’est pas envisageable, votre avocat sollicite alors activement des aménagements anticipés de peine, comme le placement sous surveillance électronique (PSE), la détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE) ou encore une semi-liberté anticipée. Ces alternatives offrent des solutions adaptées permettant d’alléger l’impact de la détention provisoire tout en préservant vos liens sociaux et professionnels.

Pour constituer un dossier solide et augmenter vos chances d’obtenir une mise en liberté, il est essentiel de rassembler certains éléments clés.

Tout d’abord, vous devrez fournir des garanties de représentation. Cela inclut des justificatifs démontrant la stabilité de votre domicile, une attestation d’emploi ou une promesse sérieuse d’embauche, ainsi que des attestations de soutien familial. Si votre état de santé est délicat ou si vous êtes engagé dans un suivi médical ou psychologique, des certificats médicaux ou justificatifs de soins seront utiles.

Par ailleurs, il est conseillé de proposer des alternatives précises à la détention provisoire, comme un contrôle judiciaire renforcé. Ce contrôle peut prévoir un pointage régulier au commissariat, une assignation à résidence, ou des interdictions spécifiques telles que celles d’entrer en contact avec certaines personnes ou de se rendre dans des lieux précis. Remettre votre passeport est également une option souvent recommandée.

Enfin, rappelez toujours explicitement au juge le principe de la présomption d’innocence, afin de souligner que la détention provisoire ne doit jamais constituer une anticipation de condamnation.

La durée de la détention provisoire varie selon la nature de l’infraction et l’etat de la procédure. En matiere correctionnelle, l’article 145-1 du Code de procédure pénale fixe le plafond initial a quatre mois pour les personnes non condamnees, lorsque la peine encourue est inferieure ou egale a cinq ans. Au-dela, la détention peut être prolongée par tranches de quatre mois, sans pouvoir exceder un an au total.

Cette durée est portee à deux ans pour le trafic de stupefiants, l’association de malfaiteurs, le proxenetisme, l’extorsion ou les infractions commises en bande organisée, lorsque la peine encourue atteint dix ans d’emprisonnement. En matiere criminelle, la détention peut atteindre deux ans, prolongeable jusqu’a trois ou quatre ans selon la peine encourue.

La chambre criminelle contrôle strictement les motivations des prolongations exceptionnelles. Dans un arrêt du 17 decembre 2024, elle a juge que « le president de la chambre de l’instruction qui prolongé, en application de l’article 380-3-1 du code de procédure pénale, a titre exceptionnel, la détention provisoire d’un accusé appelant n’a pas a motiver sa décision au regard des conditions fixées par les articles 137 et 144 du même code, lesquelles ne peuvent être discutees que par la voie d’une demande de mise en liberte » (Cass. crim., 17 dec. 2024, n° 24-85.764, Publie au Bulletin).

Le cabinet contrate chaque echeance de prolongation, conteste les motivations stereotypees et plaidé systématiquement les alternatives moins coercitives.

Sortir de détention provisoire est possible à tout moment de la procédure. L’article 148 du Code de procédure pénale permet à la personne mise en examen de presenter une demande de mise en liberte au juge d’instruction. Le juge des libertes et de la détention statue dans un délai de trois jours ouvrables à compter de la communication du dossier au procureur.

La demande peut être fondee sur trois axes : la disparition d’un critère de l’article 144 du Code de procédure pénale, la production de garanties nouvelles (domicile fixe, emploi, attaches familiales), ou la proposition d’alternatives moins coercitives. Le silence du juge dans le délai ouvre la saisine directe de la chambre de l’instruction qui doit statuer dans les vingt jours.

L’article 144 du Code de procédure pénale rappelle que la détention provisoire « ne peut être ordonnee ou prolongée que s’il est démontre, au regard des éléments précis et circonstancies resultant de la procédure, qu’elle constitue l’unique moyen de parvenir à l’un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d’assignation a residence avec surveillance electronique ». Le caractère subsidiaire de la détention est la cle.

La Cour de cassation rappelle que la décision doit être concretement motivee (Cass. crim., 17 dec. 2024, n° 24-85.764, Publie au Bulletin). Le cabinet elabore des dossiers de demande etoffes, integrant les pièces justificatives et les engagements concrets.

Le taux de reussite des demandes de mise en liberte n’est pas mesure officiellement, mais varie sensiblement selon la qualité du dossier produit, le stade de la procédure et la juridiction saisie. Les statistiques du ministere de la Justice montrent qu’environ 30 a 40 % des demandes aboutissent en première instance ou en appel devant la chambre de l’instruction.

Le succes depend surtout de l’argumentation. L’article 144 du Code de procédure pénale énuméré sept critères alternatifs, chacun pouvant être conteste par des éléments concrets : déclarations spontanees du prevenu (concertation impossible), confrontations realisees (preuves preservees), garanties de representation produites (passeport remis, domicile fixe, employeur).

La chambre criminelle veille au caractère concret de la motivation. Dans son arrêt du 17 decembre 2024, elle a rappelé que la détention provisoire ne peut être prolongée que par des « raisons de fait et de droit faisant obstacle au jugement de l’affaire dans le délai légal et les diligences particulieres mises en oeuvre pour permettre l’examen du dossier » (Cass. crim., 17 dec. 2024, n° 24-85.764, Publie au Bulletin).

Les chances augmentent considerablement avec une défense préparée : pièces justificatives reunies (bulletins de salaire, attestation de domicile, attestations familiales), proposition d’engagements précis. Le cabinet construit chaque demande comme un acte juridique complet, avec un syllogisme rigoureux et une demonstration etayee.

La détention provisoire est integralement deduite de la peine prononcee. L’article 716-4 du Code de procédure pénale dispose que la détention subie avant le jugement definitif s’impute sur la durée de la peine d’emprisonnement, jour pour jour. Cette regle vaut aussi pour la peine prononcee en appel.

L’imputation est automatique et complete : un prevenu détenu six mois en attente de jugement, condamné à un an d’emprisonnement, n’effectué plus que six mois supplémentaires. La même regle s’applique aux mesures de surete privatives equivalentes (assignation a residence avec surveillance electronique sous certaines conditions).

En cas de relaxe, d’acquittement ou de non-lieu, l’article 149 du Code de procédure pénale ouvre un droit a indemnisation devant le premier president de la cour d’appel. Cette procédure permet de reparer le prejudice matériel et moral subi pendant la détention injustifiée.

La chambre criminelle contrôle l’effectivite de cette regle. Dans son arrêt du 11 mai 2021, elle a juge : « si la peine d’emprisonnement prononcee est inferieure ou egale a six mois en application de l’article D. 48-1-1 du code de procédure pénale, l’aménagement de la peine est obligatoire » (Cass. crim., 11 mai 2021, n° 20-84.412, Publie au Bulletin). Après deduction de la détention provisoire, le reliquat de peine est souvent eligible à un aménagement immediat. Le cabinet anticipe cette imputation des l’audience pour optimiser la sortie.

Le cout d’un avocat pour une demande de mise en liberte depend de la complexité du dossier, du stade de la procédure et du nombre d’audiences anticipees. Le cabinet propose des conventions d’honoraires forfaitaires écrites, conformement à l’article 10 de la loi du 31 decembre 1971.

La prestation comprend l’etude du dossier pénal, la collecte des pièces justificatives (domicile, emploi, attaches familiales, garanties), la rédaction d’une demande argumentee fondee sur l’article 148 du Code de procédure pénale, la representation devant le juge des libertes et de la détention, et le cas echeant, l’appel devant la chambre de l’instruction.

L’article 144 du Code de procédure pénale énuméré les critères dont chacun doit être concretement combattu. La défense efficace mobilisé simultanement plusieurs arguments : disparition du risque de concertation après confrontations, garanties de representation produites, alternatives moins coercitives proposees.

La Cour de cassation rappelle que les motifs stereotypes sont insuffisants et que « la détention provisoire ne peut être ordonnee ou prolongée que s’il est démontre, au regard des éléments précis et circonstancies resultant de la procédure, qu’elle constitue l’unique moyen de parvenir » aux objectifs vises (article 144 CPP). La qualité du dossier produit fait souvent la difference. L’aide juridictionnelle est accessible sous conditions de ressources. Le cabinet etablit un devis détaillé après examen du dossier.

L’article 144 du code de procédure pénale énuméré de maniere limitative les sept objectifs qui peuvent fonder une détention provisoire : conserver les preuves, empecher une pression sur les temoins ou victimes, empecher une concertation entre coauteurs, proteger la personne mise en examen, garantir son maintien à la disposition de la justice, mettre fin à l’infraction ou prevenir son renouvellement, ou mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public. Ce dernier critère n’est pas applicable en matiere correctionnelle.

Le texte impose une demonstration concrete. La détention ne peut être ordonnee que « s’il est démontre, au regard des éléments précis et circonstancies resultant de la procédure, qu’elle constitue l’unique moyen de parvenir à l’un ou plusieurs des objectifs » et seulement si ces objectifs « ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d’assignation a residence avec surveillance electronique ». La Cour de cassation a sanctionné, dans un arrêt du 6 mai 2020 (Cass. crim., n° 20-81.136), une chambre de l’instruction qui avait reincarcere un mis en examen sans « constater que la personne mise en examen avait meconnu les obligations du contrôle judiciaire auxquelles elle etait astreinte » (consulter la décision).

Le cabinet construit la défense autour de la subsidiarite : domicile fixe, contrat de travail, attaches familiales, garants, suivi médical. Ces éléments doivent être documentes et opposables au juge des libertes et de la détention pour démontrer qu’un contrôle judiciaire suffit.

Le juge des libertes et de la détention statue après un debat contradictoire au cours duquel sont entendus le procureur, l’avocat de la personne mise en examen et la personne elle-même. La convocation régulière de l’avocat est une formalite substantielle. La présence et la parole de la défense conditionnent la regularite du placement.

La Cour de cassation a juge dans un arrêt du 6 mai 2020 (Cass. crim., n° 20-81.136) que « le placement en détention de M. C… a été annule pour un vice de forme issu de l’absence de convocation de son avocat au debat contradictoire » (consulter la décision). La même décision rappelle qu’après annulation pour vice de forme, le juge des libertes et de la détention ne peut delivrer un nouveau mandat de dépôt à raison des memes faits que « lorsque des circonstances nouvelles entrant dans les previsions de l’article 144 du code de procédure pénale justifient la delivrance de ce nouveau titre d’incarceration ».

L’ordonnance de placement doit comporter l’enonce des considerations de droit et de fait par reference à l’article 144. Une motivation stereotypee, qui se contente de paraphraser le texte sans reference aux pièces du dossier, est censurable. Le cabinet prepare en amont les pièces de personnalite, déposé des observations écrites et plaidé à l’audience la subsidiarite ou l’absence de necessite.

La demande de mise en liberte est ouverte à tout moment à la personne placee en détention provisoire ou à son avocat (article 148 du code de procédure pénale). Elle peut être adressée directement par le détenu via le greffe de l’etablissement penitentiaire ou par l’avocat au juge d’instruction. Le dossier est alors immediatement communique au procureur de la Republique aux fins de requisitions.

Le texte fixe des délais stricts : sauf décision favorable, le juge d’instruction doit transmettre la demande au juge des libertes et de la détention dans les dix jours suivant la communication au parquet. Ce magistrat statue dans un délai de cinq jours ouvrables, par « une ordonnance comportant l’enonce des considerations de droit et de fait qui constituent le fondement de cette décision par reference aux dispositions de l’article 144 ». Si le juge des libertes et de la détention ne statue pas dans le délai, la chambre de l’instruction peut être saisie directement et doit se prononcer dans les trente jours, faute de quoi la mise en liberte intervient d’office.

La Cour de cassation a rappelé dans un arrêt du 17 decembre 2024 (Cass. crim., n° 24-85.764) que « les conditions [des articles 137 et 144] ne peuvent être discutees que par la voie d’une demande de mise en liberte que l’accusé à la possibilite de presenter à tout moment en application de l’article 148-1 de ce code » (consulter la décision). Le cabinet construit chaque demande sur des éléments nouveaux (décision médicale, garanties renforcées, évolution de l’enquête) qui justifient un reexamen.

L’ordonnance de placement en détention provisoire rendue par le juge des libertes et de la détention est susceptible d’appel devant la chambre de l’instruction (article 186 du code de procédure pénale). Le délai d’appel est de dix jours à compter de la notification. La déclaration s’effectué au greffe du tribunal qui a rendu la décision ou au greffe de l’etablissement penitentiaire pour la personne détenue.

L’appel ne suspend pas la mesure mais ouvre l’examen complet de la regularite et du bien-fonde. La chambre de l’instruction se prononce dans les dix jours en matiere de détention provisoire, faute de quoi la personne est remise d’office en liberte (article 194). Le mis en examen peut joindre à son appel une demande d’examen immediat par le president, sur le fondement du refere-liberte de l’article 187-1, qui statue sous quatre-vingt-seize heures.

La Cour de cassation veille au respect du contradictoire. Dans un arrêt du 27 mars 2019 (Cass. crim., n° 18-86.433), elle juge « qu’il se deduit de l’article 197 du code de procédure pénale que, lorsque l’audience de la chambre de l’instruction porte sur la détention provisoire ou le contrôle judiciaire, la partie civile constituee au plus tard la veille de l’envoi de l’avis d’audience par le procureur général doit en être également destinataire » (consulter la décision). Le cabinet engage l’appel des l’ordonnance, déposé un memoire écrit et plaidé à l’audience pour faire infirmer la mesure.

L’article 149 du code de procédure pénale ouvre un droit a reparation integrale du prejudice moral et matériel. Le texte enonce que « la personne qui a fait l’objet d’une détention provisoire au cours d’une procédure terminee à son egard par une décision de non-lieu, de relaxe ou d’acquittement devenue definitive a droit, a sa demande, a reparation integrale du prejudice moral et matériel que lui a causee cette détention ».

Trois exclusions sont prévues : irresponsabilite pénale au sens de l’article 122-1 du code pénal, amnistie posterieure, prescription après liberation, ou le cas de celui qui s’est librement accusé pour faire echapper l’auteur réel. Cette derniere exception a été appliquee par la Cour de cassation dans une décision du 10 janvier 2006 (Cass. crim., n° 05-01.3), ou la Cour a juge que « doit être rejetee la demande en reparation formee par une personne placee sous mandat de dépôt pour s’être librement accusée d’un crime en vue de faire echapper son auteur aux poursuites, même si elle a ulterieurement retracte ses aveux » (consulter la décision).

La requete est portee devant le premier president de la cour d’appel dans les six mois suivant la notification de la décision definitive (article 149-2). Le prejudice moral est évalué selon la durée de détention, l’age, l’environnement familial et professionnel, le retentissement médical et social. Le cabinet quantifie le prejudice pièce par pièce et porte la requete devant le premier president competent.

L’article 803-8 du code de procédure pénale, issu de la loi du 8 avril 2021, ouvre un recours individuel pour faire cesser des conditions de détention contraires à la dignite de la personne humaine. La requete est adressée au juge des libertes et de la détention pour les personnes en détention provisoire ou au juge de l’application des peines pour les condamnés. Elle doit comporter des allegations « circonstanciees, personnelles et actuelles, de sorte qu’elles constituent un commencement de preuve ».

La Cour de cassation a précisé les conditions de recevabilite dans un arrêt recent du 3 fevrier 2026 (Cass. crim., n° 25-87.698) : le juge déclaré la requete recevable lorsque les allegations sont circonstanciees et constituent un commencement de preuve, et fait alors proceder aux vérifications necessaires en recueillant les observations de l’administration penitentiaire (consulter la décision). Si le caractère indigne est établi et qu’aucune mesure n’y met fin dans le délai imparti, le juge peut ordonner le transferement, la mise en liberte ou un aménagement de peine.

Le recours est conditionne par la production d’éléments précis : photos, attestations, courriers à la direction, certificats médicaux, rapports du Controleur général des lieux de privation de liberte. Le cabinet documenté la situation cellule par cellule (surface, ventilation, hygiene, acces aux soins, promenade) et porte la requete pour faire cesser le traitement contraire à la Convention europeenne des droits de l’homme.

La détention provisoire est une mesure subsidiaire. L’article 144 impose de démontrer que les objectifs poursuivis ne peuvent être atteints par un contrôle judiciaire ou une assignation a residence avec surveillance electronique. Le contrôle judiciaire (article 138) peut comporter jusqu’a dix-sept obligations : interdiction de paraitre, pointage, remise du passeport, interdiction d’entrer en contact avec la victime ou les coauteurs, obligation de soins, remise d’un cautionnement, interdiction d’exercer une activite professionnelle déterminée.

L’assignation a residence avec surveillance electronique, dite ARSE (article 142-5), permet d’astreindre la personne a demeurer à son domicile ou en un lieu détermine, equipee d’un bracelet electronique. Cette mesure est ouverte aux personnes encourant au moins deux ans d’emprisonnement et exige un projet d’hebergement valide. Le cabinet construit le projet en amont : adresse stable, accord du proprietaire, suivi médical, attestation d’employeur.

Lorsque le tribunal ou la chambre de l’instruction n’a pas examine spécifiquement l’aptitude des mesures alternatives a atteindre les objectifs vises, la motivation est insuffisante. La chambre criminelle a par exemple admis dans un arrêt du 13 novembre 2012 (Cass. crim., n° 12-85.664) que les juges du second degre pouvaient « examiner le bien-fonde de la détention provisoire et statuer sur la necessite de cette mesure, au besoin en substituant aux motifs insuffisants voire errones de la décision rendue en première instance des motifs repondant aux exigences légales » (consulter la décision). Le cabinet plaidé systématiquement le contrôle judiciaire et l’ARSE comme alternatives concretes documentees.

Lorsque la personne en détention provisoire n’a pu être jugée dans le délai légal, le code de procédure pénale prévoit des mecanismes de prolongation exceptionnelle. Devant la cour d’appel, l’article 509-1 permet au president de la chambre des appels correctionnels de prolonger la détention pour une durée maximum de quatre mois si des raisons de fait ou de droit font obstacle au jugement dans le délai légal. Devant la cour d’assises, l’article 380-3-1 permet au president de la chambre de l’instruction de prolonger pour six mois la détention de l’accusé appelant.

La motivation de cette prolongation a été encadrée par la Cour de cassation. Dans un arrêt du 21 avril 2020 (Cass. crim., n° 20-80.950), elle juge que « le juge qui prolongé dans ce cadre, a titre exceptionnel, la détention provisoire d’un prevenu, n’a pas a motiver sa décision au regard des conditions fixées par les articles 137 et 144 du même code » (consulter la décision), mais doit exposer « les raisons de fait et de droit faisant obstacle au jugement de l’affaire dans le délai légal ». Cette ligne a été confirmee dans un arrêt du 17 decembre 2024 (Cass. crim., n° 24-85.764) sur l’article 380-3-1 (consulter la décision).

La voie ouverte aux intéressés pour contester le maintien sur le fond reste la demande de mise en liberte adressée à la formation collegiale competente. Le cabinet engage le double front : memoire en opposition à la requete en prolongation, demande de mise en liberte simultanee fondee sur l’article 144.

Détention provisoire à la date de la condamnation en 2023

Ces données concernent les personnes condamnées qui avaient fait l’objet d’une détention provisoire avant le jugement, toutes infractions confondues.

Condamnés passés par la détention provisoire
42 256
personnes en 2023
Soit environ 7,8 % des 543 851 personnes condamnées cette année-là.
Détention provisoire de moins d’un mois
21 824
personnes (51,6 %)
Un peu plus de la moitié des personnes condamnées après une détention provisoire y ont passé moins d’un mois avant leur jugement.
Détention provisoire de 1 à moins de 4 mois
10 047
personnes (≈ 23,8 %)
En regroupant les durées de 1 à moins de 2 mois (7 174 personnes) et de 2 à moins de 4 mois (2 873), près d’un quart des personnes concernées ont été détenues entre 1 et 4 mois.
Moins de 4 mois de détention provisoire
31 871
personnes (75,4 %)
Environ trois quarts des personnes condamnées après une détention provisoire ont été détenues moins de 4 mois au total.
Détention provisoire de 6 mois ou plus
7 341
personnes (≈ 17,4 %)
En additionnant les durées de 6 à moins de 12 mois, 12 à moins de 24 mois, 24 à moins de 36 mois et 36 mois et plus, environ 17,4 % des personnes concernées ont été détenues au moins 6 mois.
Durée moyenne de détention provisoire
35,6 mois
en moyenne
La durée moyenne de détention provisoire pour l’ensemble des personnes condamnées ayant été détenues provisoirement est de 35,6 mois, une moyenne tirée vers le haut par les affaires criminelles les plus graves.

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