Cabinet Kohen Avocats, défense pénale d'urgence

Avocat meurtre et homicide volontaire à Paris : assises, instruction et défense

Un dossier d'homicide volontaire ne se résume jamais à une scène de crime : expertises médico-légales, téléphonie, confrontations, intention et préméditation se discutent pendant des mois d'instruction, puis devant la cour d'assises.

Urgence confidentielle, 24h/24 – 7j/7. Intervention immédiate à Paris et dans toute l'Île-de-France, y compris la nuit et les week-ends.

Maître Hassan Kohen, avocat pénaliste à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit pénal et défense d'urgence.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

L'intention, cœur du débat

Contester l'intention homicide peut requalifier les faits en violences mortelles : un autre régime de peines.

L'instruction se travaille

Autopsie, expertises, téléphonie, commissions rogatoires : chaque acte structurant se discute.

La défense d'assises

Préparation complète de l'accusé, des témoins et de la plaidoirie : un métier propre.

Réponse rapide

Le meurtre est jugé devant la cour d'assises après une instruction qui dure le plus souvent entre dix-huit et trente-six mois. La défense se construit sur les actes structurants : autopsie, expertises médico-légales, exploitation de la téléphonie, confrontations. Contester l'intention homicide peut conduire à une requalification en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ; la légitime défense suppose trois conditions cumulatives (article 122-5 du Code pénal). Le cabinet Kohen Avocats défend mis en cause et accompagne les familles, de la garde à vue au verdict. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

L'homicide volontaire, expliqué

Le meurtre est défini par le Code pénal : l'intention et la préméditation font la différence entre meurtre, assassinat et violences mortelles. Tout ce qu'il faut comprendre, point par point.

Définition

Intention, préméditation, preuve

Ce qui sépare meurtre, assassinat et violences mortelles.

1

Un acte ayant causé la mort d'autrui.

2

L'intention de donner la mort : c'est elle qui fait le meurtre.

3

La préméditation éventuelle : elle fait l'assassinat et change la peine encourue.

4

Des preuves : expertises médico-légales, téléphonie, témoins, confrontations.

La tentative est punie comme l'infraction consommée dès lors que le commencement d'exécution et l'absence de désistement volontaire sont établis. Contester la préméditation sans contester le décès, ou l'intention elle-même, peut faire basculer la peine encourue de la réclusion à perpétuité vers un régime sensiblement différent.

La défense

Contester les faits ou l'intention

La stratégie dépend de ce qui est réellement contesté.

Contestation totale

  • Alibi, identification, traces : la participation se discute techniquement.
  • Exploitation critique de la téléphonie et des expertises.
  • Demandes d'actes et contre-expertises pendant l'instruction.

Discuter l'intention

  • Requalification en violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
  • Contester la préméditation : entre meurtre et assassinat, la peine change.
  • Légitime défense : trois conditions cumulatives à établir par les pièces.

Le conseil du cabinet : pour un proche en garde à vue, ne pas tenter d'obtenir des informations par les enquêteurs ni livrer de version par téléphone. Contacter immédiatement un avocat est le seul acte utile.

Les actes structurants de l'instruction :

AutopsieExpertises médico-légalesTéléphonieConfrontationsCommissions rogatoires

Votre défense

Le rôle de l'avocat à chaque étape

De la garde à vue au verdict d'assises.

En garde à vue

Assistance immédiate

Stratégie des déclarations dans un cadre où chaque mot engage l'instruction à venir.

À l'instruction

Défense active

Mise en examen (article 116 CPP), demandes d'actes, contre-expertises, débat sur la détention.

Sur la qualification

Intention et préméditation

Le débat technique qui sépare meurtre, assassinat et violences mortelles.

Aux assises

Défense criminelle

Préparation de l'accusé et des témoins, plaidoirie, appel éventuel.

La famille de la victime a intérêt à être assistée : constitution de partie civile, accès au dossier, demandes d'actes et indemnisation, y compris pour les préjudices subis par la victime avant le décès, transmis aux ayants droit.

Chronologie

De la garde à vue aux assises : le déroulé

Les étapes d'un dossier criminel d'homicide.

Garde à vue

Régime criminel ; assistance immédiate et stratégie des déclarations.

Mise en examen

Notification des charges ; débat sur la détention provisoire devant le JLD.

Instruction

Autopsie, expertises, téléphonie, confrontations : le plus souvent dix-huit à trente-six mois.

Demandes d'actes

Contre-expertises et investigations complémentaires portées par la défense.

Clôture et renvoi

Non-lieu, requalification ou renvoi devant la cour d'assises.

Procès d'assises

Débats, verdict, appel possible devant une autre cour d'assises.

Préparer le dossier

Les pièces utiles à réunir

Pour un mis en cause comme pour une famille de victime.

Convocation, avis de garde à vue, ordonnance ou mandat reçu.

Procès-verbaux disponibles : auditions, confrontations, expertises.

Messages, appels, géolocalisation, vidéos et photographies.

Chronologie écrite et détaillée des faits et déplacements.

Coordonnées des témoins potentiels.

Pour les proches : justificatifs du lien et des préjudices.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

8 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Que faire si un proche est en garde à vue pour meurtre ?

La garde à vue pour meurtre suit immédiatement l'interpellation et obéit à l'article 706-88 du Code de procédure pénale, qui autorisé une durée allant jusqu'à 96 heures pour les crimes les plus graves. Le proche placé en garde à vue a droit à l'assistance d'un avocat dès la première heure (article 63-3-1 du Code de procédure pénale).

L'avocat doit être saisi sans délai. Il s'entretient avec le client trente minutes en confidentiel et assiste aux auditions. Sa présence est essentielle : la chambre criminelle exige que la personne mise en cause connaisse précisément les faits qui lui sont reprochés et bénéficie d'un délai utile pour préparer sa défense (Cass. crim., 22 avril 2020, n° 19-84.253, publié au Bulletin).

Le rôle de l'avocat est aussi de préparer la suite : éviter les déclarations spontanées, sécuriser les expertises (autopsie, balistique, ADN), demander la désignation d'un juge d'instruction si l'enquête s'oriente vers une information judiciaire, et préparer la stratégie pour l'interrogatoire de première comparution.

Le cabinet intervient en garde à vue 24h/24 et déploie immédiatement la défense.

Quelle différence entre meurtre et assassinat ?

Le meurtre et l'assassinat sont deux crimes distincts définis aux articles 221-1 et 221-3 du Code pénal.

Le meurtre, prévu à l'article 221-1, est "le fait de donner volontairement la mort à autrui". Il suppose l'élément matériel (l'acte ayant causé la mort) et l'élément intentionnel (la volonté de tuer). Il est puni de trente ans de réclusion criminelle.

L'assassinat, prévu à l'article 221-3, est le meurtre commis avec préméditation ou guet-apens. Il est puni de la réclusion criminelle à perpétuité.

La préméditation est "le dessein formé avant l'action de commettre un crime ou un délit déterminé" (article 132-72 du Code pénal). Elle exige la démonstration d'une réflexion préalable, distincte de l'impulsion.

La Cour de cassation a confirmé que la qualification d'assassinat suppose une motivation rigoureuse de la préméditation par la cour d'assises, à partir des éléments objectifs versés aux débats (Cass. crim., 22 avril 2020, n° 19-84.253, publié au Bulletin).

Le cabinet conteste systématiquement la préméditation pour ramener la qualification au meurtre simple, lorsque la chronologie des faits le permet.

La tentative de meurtre est-elle punie comme le meurtre ?

La tentative de meurtre est punie comme le meurtre lui-même. L'article 121-4 du Code pénal pose ce principe : "Est auteur de l'infraction la personne qui : 1° Commet les faits incriminés ; 2° Tente de commettre un crime ou, dans les cas prévus par la loi, un délit".

L'article 121-5 du même code définit la tentative : il faut un commencement d'exécution caractérisé et l'absence de désistement volontaire de l'auteur. Le simple acte préparatoire ne suffit pas.

L'élément distinctif de la tentative est l'intention de donner la mort. La chambre criminelle exige que les motifs caractérisent précisément cette intention. Elle a ainsi jugé que "les expertises génétiques, les surveillances téléphoniques, les constatations faites sur le véhicule des auteurs des vols et la place occupée par M. I... au sein de celui-ci, établissent qu'il est bien l'auteur des coups de feu, tirés dans l'intention de donner la mort" (Cass. crim., 22 avril 2020, n° 19-84.253, publié au Bulletin).

La défense vise souvent à démontrer l'absence d'intention homicide pour requalifier les faits en violences ayant entraîné une infirmité permanente ou la mort sans intention (article 222-7 du Code pénal). L'enjeu est considérable : trente ans de réclusion contre quinze ou vingt selon la requalification.

Le cabinet construit la défense sur l'élément moral.

Peut-on être acquitté en invoquant la légitime défense ?

L'acquittement par légitime défense est possible mais exige une démonstration rigoureuse. L'article 122-5 du Code pénal pose trois conditions cumulatives : la défense doit répondre à une atteinte injustifiée, elle doit être nécessaire, et les moyens employés doivent être proportionnés à la gravité de l'atteinte.

L'article 122-6 du Code pénal présume la légitime défense dans deux cas précis : repousser de nuit l'entrée par effraction d'un lieu habité, et défendre contre un vol ou pillage commis avec violences. Cette présomption reste réfragable.

La Cour de cassation veille à la rigueur de la motivation. Sur le terrain proche de l'irresponsabilité pour usage des armes, elle a jugé que les juges doivent "établir que l'usage de son arme de service était absolument nécessaire compte tenu des circonstances de l'espèce" (Cass. crim., 12 mars 2013, n° 12-82.683, publié au Bulletin). Cette exigence d'absolue nécessité s'étend à la légitime défense particulière.

La défense devant la cour d'assises repose sur le récit, les expertises (médico-légale, balistique), les témoignages et la trajectoire personnelle de l'accusé. La feuille de motivation doit exposer les éléments à charge et à décharge (article 365-1 du Code de procédure pénale).

Le cabinet plaidé la légitime défense lorsque les conditions sont réunies.

Combien de temps dure une instruction pour homicide volontaire ?

La durée d'une instruction pour homicide volontaire dépend de la complexité du dossier. Les délais médians constatés par la justice criminelle se situent entre dix-huit et trente-six mois entre l'ouverture de l'information et l'ordonnance de renvoi.

L'ouverture intervient à la requête du procureur de la République (article 80 du Code de procédure pénale) ou à la suite d'une plainte avec constitution de partie civile. La mise en examen impose la présence de l'avocat et un débat contradictoire (article 116 du Code de procédure pénale).

Les actes structurants de l'instruction sont l'autopsie, les expertises balistiques et ADN, les écoutes téléphoniques, les confrontations et les commissions rogatoires internationales. Le juge d'instruction délivre des avis successifs aux parties, qui peuvent demander des actes supplémentaires (article 175 du Code de procédure pénale).

Le contrôle des délais relève de la chambre de l'instruction. La détention provisoire est limitée et renouvelable selon les articles 145-1 et suivants. La Cour de cassation impose une motivation actualisée à chaque prolongation.

L'audience devant la cour d'assises se tient ensuite dans les six à dix-huit mois suivant le renvoi.

Le cabinet suit chaque étape, demande les actes utiles et veille au respect du calendrier.

La famille de la victime doit-elle prendre un avocat ?

La constitution de partie civile par la famille de la victime n'est pas obligatoire mais elle est fortement conseillée. Elle permet à la famille d'avoir accès au dossier d'instruction (article 114 du Code de procédure pénale), de demander des actes au juge d'instruction (article 82-1) et d'être présente à l'audience.

L'avocat de la partie civile prépare l'évaluation des préjudices : préjudice moral des proches, préjudices économiques (perte de revenus, frais funéraires), souffrances de la victime avant le décès. La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) prend ensuite le relais sur le fondement de l'article 706-3 du Code de procédure pénale.

La Cour de cassation a précisé que "seule cette faute de la victime directe doit être prise en considération par le juge de l'indemnisation pour déterminer si la réparation doit être refusée ou si son montant doit seulement être réduit" (Cass. 2e civ., 12 déc. 2019, n° 18-21.360, publié au Bulletin). La faute des proches ne peut, à elle seule, réduire l'indemnisation.

Les héritiers de la victime sont également indemnisés au titre des préjudices subis par celle-ci avant son décès, transmis aux ayants droit (Cass. crim., 27 nov. 2019, n° 18-83.553, publié au Bulletin).

Le cabinet accompagne les familles à toutes les étapes, de l'instruction jusqu'à la CIVI.

Peut-on contester la préméditation sans contester le décès ?

La défense peut tout à fait contester la préméditation sans contester le décès. Cette stratégie est fréquente lorsque la matérialité du fait n'est pas discutable mais que la qualification d'assassinat (article 221-3 du Code pénal) est excessive.

La préméditation est définie à l'article 132-72 du Code pénal comme "le dessein formé avant l'action de commettre un crime ou un délit déterminé". La défense démontre l'impulsion, la rixe imprévue, l'absence de planification.

Les éléments objectifs examinés par la cour d'assises sont la chronologie des faits, les communications préalables, l'achat ou la préparation de l'arme, le repérage des lieux, la concertation avec d'autres personnes. La chambre criminelle veille à ce que la cour d'assises expose dans la feuille de motivation "les principaux éléments qui l'ont convaincue" (article 365-1 du Code de procédure pénale ; Cass. crim., 22 avril 2020, n° 19-84.253, publié au Bulletin).

L'enjeu est lourd : la suppression de la préméditation fait passer la peine encourue de la réclusion criminelle à perpétuité (assassinat) à trente ans (meurtre simple).

Le cabinet fonde cette défense sur l'examen des pièces et des expertises.

Quel est le coût d'une défense devant la cour d'assises ?

Le coût d'une défense devant la cour d'assises varie selon la complexité du dossier, la durée prévisible de l'instruction et de l'audience, et le nombre d'audiences.

Pour un dossier de meurtre, la durée totale habituelle entre la mise en examen et l'arrêt d'appel s'établit entre trente et soixante mois. L'avocat intervient en première instance puis, le cas échéant, en appel devant la cour d'assises d'appel composée de neuf jurés au lieu de six (articles 296 et 380-1 du Code de procédure pénale).

Les honoraires d'un avocat pénaliste expérimenté en matière criminelle dépendent du temps consacré, de la complexité du dossier et de la stratégie retenue. Les diligences usuelles incluent : l'analyse intégrale du dossier, l'assistance aux interrogatoires, la rédaction de mémoires, la préparation des expertises, la préparation des audiences avec le client et les témoins, la plaidoirie devant la cour d'assises.

L'aide juridictionnelle est ouverte sous conditions de ressources (loi du 10 juillet 1991). En matière criminelle, les barèmes prévus par le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 fixent une indemnisation forfaitaire pour l'avocat.

Le cabinet propose un devis personnalisé après examen du dossier et adapte les modalités de paiement à la situation du client.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

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