Cabinet Kohen Avocats, défense des victimes

Avocat victime d'agression sexuelle à Paris : plainte, partie civile et indemnisation

Déposer plainte, être assistée aux auditions, obtenir une vraie place dans la procédure et une indemnisation complète : le cabinet accompagne chaque étape, à votre rythme, y compris pour des faits anciens.

Urgence confidentielle, 24h/24 – 7j/7. Intervention immédiate à Paris et dans toute l'Île-de-France, y compris la nuit et les week-ends.

Maître Hassan Kohen, avocat pénaliste à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit pénal et défense d'urgence.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

La plainte préparée

Une audition initiale insuffisamment préparée fragilise toute la procédure : la chronologie se construit avant.

La partie civile

Si le parquet ne répond pas, la constitution de partie civile permet de saisir un juge d'instruction.

L'indemnisation complète

Préjudices moraux, psychologiques, économiques : tout se chiffre poste par poste, CIVI comprise.

Réponse rapide

L'agression sexuelle autre que le viol est punie de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, davantage avec circonstances aggravantes. La sidération de la victime au moment des faits est reconnue par la jurisprudence, et l'absence de preuve directe n'empêche pas d'agir : le faisceau d'indices se construit. Le cabinet Kohen Avocats prépare la plainte, assiste la victime aux auditions et confrontations, se constitue partie civile et chiffre l'indemnisation, devant le tribunal ou la CIVI si l'auteur ne paie pas. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

Vos droits de victime, expliqués

L'agression sexuelle est définie par le Code pénal : la victime a une place active dans la procédure, de la plainte à l'indemnisation. Tout ce qu'il faut comprendre, point par point.

Le cadre

Ce que la loi prévoit pour vous

Peines encourues et droits de la victime.

1

Cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende encourus pour l'agression sexuelle simple ; davantage en cas d'aggravation.

2

Le droit de déposer plainte, y compris pour des faits anciens, dans les limites de la prescription.

3

Le droit d'être assistée d'un avocat à chaque audition et confrontation.

4

Le droit d'obtenir réparation intégrale, y compris devant la CIVI si l'auteur est insolvable.

La sidération au moment des faits est reconnue par la jurisprudence et l'amnésie traumatique, fréquente, ne suspend pas la prescription : ces deux réalités structurent la stratégie, notamment la computation des délais et les actes interruptifs.

Le choix décisif

Plainte simple ou partie civile

Deux voies pour faire avancer le dossier.

La plainte simple

  • Déclenche une enquête sans frais pour la victime.
  • Adaptée quand les faits sont récents et la preuve accessible.
  • Le parquet décide des suites : poursuite, alternatives ou classement.

La constitution de partie civile

  • Permet de saisir un juge d'instruction si le parquet ne répond pas ou classe.
  • Donne accès au dossier et le droit de demander des actes.
  • Suppose une consignation fixée par le juge, sauf aide juridictionnelle.

Le conseil du cabinet : ne pas attendre la perfection du dossier pour consulter. La chronologie, l'expertise psychologique décrivant un syndrome psycho-traumatique et les premiers témoignages se travaillent avant la plainte.

Les pièces qui construisent le dossier :

Chronologie écriteCertificats et expertise psyMessages et témoinsArrêts de travailJustificatifs de frais

Votre accompagnement

Le rôle de l'avocat à chaque étape

De la première écoute à l'indemnisation effective.

Avant la plainte

Préparer l'audition

Chronologie, pièces, anticipation des questions : une audition préparée protège la procédure.

Pendant l'enquête

Assister et demander

Présence aux auditions et confrontations, demandes d'actes au parquet ou au juge d'instruction.

Partie civile

Prendre place

Accès au dossier, demandes d'expertises, préparation de l'audience.

Indemnisation

Chiffrer et obtenir

Préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, CIVI si l'auteur ne paie pas.

Vous n'êtes pas obligée de parler publiquement à l'audience : le huis clos peut être demandé, et l'avocat porte la parole chaque fois que c'est possible.

Chronologie

De la plainte à l'indemnisation : le déroulé

Les étapes habituelles du parcours de victime.

Consultation et préparation

Écoute, chronologie, pièces : le dossier se construit avant la plainte.

Plainte

Commissariat, gendarmerie ou courrier au procureur selon le dossier.

Enquête

Auditions assistées, confrontations préparées, expertises.

Partie civile

Devant le juge d'instruction ou à l'audience : une place active.

Audience

Huis clos possible ; le préjudice se plaide pièces en main.

Indemnisation

Exécution, CIVI en cas d'insolvabilité, suivi jusqu'au paiement.

Préparer le dossier

Les pièces utiles à réunir

À votre rythme, sans rien forcer.

Chronologie écrite des faits, même partielle.

Certificats médicaux et suivi psychologique.

Messages, courriels et captures conservés.

Coordonnées des personnes à qui vous avez parlé.

Arrêts de travail et justificatifs de frais.

Plainte ou récépissé si déjà déposée.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

8 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Quelle est la différence entre viol et agression sexuelle ?

Le viol et l'agression sexuelle sont définis par les articles 222-23 et 222-22 du Code pénal. Le viol suppose un acte de pénétration sexuelle ou un acte bucco-génital ou bucco-anal imposé par violence, contrainte, menace ou surprise. Il est puni de quinze ans de réclusion criminelle et relève donc de la cour criminelle départementale ou de la cour d'assises.

L'agression sexuelle vise tout autre acte sexuel non consenti : attouchements, caresses, baisers forcés, frottements. La peine encourue est de cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende, portée à sept ans dans plusieurs cas aggravés. Il s'agit d'un délit, jugé par le tribunal correctionnel.

L'article 222-22 précisé que le consentement "est libre et éclairé, spécifique, préalable et révocable" et qu'il "ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime". La Chambre criminelle a confirmé cette grille de lecture dans une affaire où la victime, sidérée par les attouchements de son oncle, était restée silencieuse : "il a agi par surprise en procédant à des attouchements sur la victime alors que celle-ci était endormie, puis en poursuivant ses gestes qui ont généré chez elle un état de sidération, qu'il a lui-même constaté, ce qui établit qu'il a agi en toute connaissance du défaut de consentement" (Cass. crim., 11 sept. 2024, n° 23-86.657). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/66e1588e75650f6c7dca1bf3

La qualification exacte se décide à partir des faits décrits, de l'examen médical et des éléments matériels. Le cabinet identifie la qualification la plus protectrice et oriente vers la juridiction compétente.

Puis-je porter plainte pour une agression sexuelle ancienne ?

Oui, sous réserve de la prescription. L'article 8 du Code de procédure pénale fixe le délai de droit commun des délits à six ans à compter du jour où l'agression sexuelle a été commise.

Lorsque la victime était mineure au moment des faits, ce même article reporté le point de départ du délai à la majorité et l'allonge selon la gravité des actes : dix ans à compter de la majorité pour les agressions sexuelles délictuelles de droit commun, vingt ans à compter de la majorité pour les agressions sexuelles aggravées commises sur un mineur (article 222-29-1 du Code pénal).

La Chambre criminelle a rappelé que l'amnésie traumatique, fréquente après une agression sexuelle, ne suspend pas la prescription et ne reporte pas son point de départ : "faute d'être extérieure à la partie qui l'invoque, l'amnésie traumatique ne constitue pas un obstacle de fait assimilable à la force majeure, pouvant suspendre la prescription dans les conditions prévues par l'article 9-3 du code de procédure pénale, ni retarder son point de départ" (Cass. crim., 13 janv. 2021, n° 19-86.509). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/600fe81c2ac11d01ee3329b5

L'enjeu est donc de vérifier la date des faits, la qualification retenue (délit ou crime, simple ou aggravé), l'éventuelle minorité et les actes interruptifs de prescription. Le cabinet réalise systématiquement ce calendrier avant tout dépôt de plainte ancien.

Que faire si je n'ai pas de preuve directe ?

L'absence de preuve directe ne ferme pas la procédure. La parole de la victime est une preuve. Elle est évaluée à la lumière de tout ce qui l'entoure : le faisceau d'indices.

Sont retenus par les juridictions les confidences datées à un proche, les messages adressés ou reçus, les certificats médicaux, le suivi psychologique, les changements de comportement documentés par l'entourage, les attestations de témoins indirects, les éléments de localisation et les traces numériques (géolocalisation, appels, présence sur les réseaux). Une expertise psychologique décrivant un syndrome psycho-traumatique constitue un élément fort.

La Chambre criminelle a jugé condamnable une agression sexuelle malgré l'absence de violence physique apparente, en s'appuyant sur la sidération de la victime documentée par l'expertise et corroborée par les déclarations recueillies (Cass. crim., 11 sept. 2024, n° 23-86.657, motifs : "l'expert psychologue, selon lequel Mme [C] a souffert d'un syndrome psycho-traumatique modéré, conclut que la personnalité de la jeune femme peut expliquer son absence de réaction pendant les faits"). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/66e1588e75650f6c7dca1bf3

Le cabinet construit cette architecture probatoire dès le dépôt de plainte : recueil chronologique des messages, identification des témoins indirects, mise en place du suivi psychologique, demande d'expertise.

Dois-je déposer plainte avant de voir un avocat ?

Non. Consulter un avocat avant de déposer plainte permet d'éviter plusieurs erreurs fréquentes : formulations imprécises, oublis chronologiques, contradictions apparentes. Une audition initiale insuffisamment préparée fragilise toute la procédure.

L'article 15-3 du Code de procédure pénale impose aux services de police et de gendarmerie de recevoir toute plainte déposée par une victime, quel que soit le lieu de l'infraction. Mais la qualité de l'audition détermine ensuite l'orientation du dossier par le parquet : enquête préliminaire, ouverture d'une information ou classement.

Trois voies coexistent : la plainte simple déposée aux services enquêteurs, la plainte directe au procureur de la République avec dossier construit, et la plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction sur le fondement de l'article 85 du Code de procédure pénale. Cette dernière ouvre obligatoirement une information judiciaire dès lors que les conditions de recevabilité sont réunies.

La Chambre criminelle rappelle l'importance de la préparation : la sidération au moment des faits est aujourd'hui reconnue (Cass. crim., 11 sept. 2024, n° 23-86.657, lien : https://www.courdecassation.fr/décision/66e1588e75650f6c7dca1bf3), mais elle doit être documentée par le suivi postérieur et l'expertise.

Le cabinet vous prépare à l'audition, identifie les pièces utiles avant le dépôt, et choisit la voie procédurale la plus efficace.

Puis-je me constituer partie civile si le parquet ne répond pas ?

Oui. L'article 85 du Code de procédure pénale ouvre cette voie à toute personne "qui se prétend lésée par un crime ou un délit". La plainte avec constitution de partie civile saisit directement le doyen des juges d'instruction et déclenche obligatoirement l'ouverture d'une information judiciaire dès lors qu'elle remplit les conditions de recevabilité.

Cette voie est ouverte dans deux situations principales : après un classement sans suite notifié par le procureur de la République, ou après un délai de trois mois sans réponse du parquet sur une plainte simple déposée auprès de lui. Une consignation est exigée par l'article 88 du Code de procédure pénale, sauf admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Le tribunal judiciaire de Strasbourg a récemment rappelé la règle dans une espèce de retard d'enquête : "l'article 85 du code de procédure pénale dispose que toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut en portant plainte se constituer partie civile devant le juge d'instruction compétent en application des dispositions des articles 52, 52-1 et 706-42" (TJ Strasbourg, 1re ch. civ., 25 sept. 2025, n° 23/04068). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/68d5b4a4876d446c8f4b3451

Le cabinet rédige la plainte avec constitution de partie civile en respectant les exigences formelles : qualifications pénales précises, exposé chronologique des faits, articulation des préjudices, demande d'actes d'instruction utiles.

Comment chiffrer l'indemnisation ?

Le chiffrage suit la nomenclature Dintilhac, qui structure tous les postes de préjudice ouvrant droit à réparation intégrale. Chaque poste se documente pièce par pièce et se quantifie selon les barème de jurisprudence.

Les préjudices patrimoniaux temporaires regroupent les pertes de gains professionnels actuelles, les dépenses de santé restées à charge, les frais divers (déplacements, assistance, honoraires de tiers). Les préjudices patrimoniaux permanents regroupent les pertes de gains professionnels futures, l'incidence professionnelle (perte de chance, reconversion), les frais de logement adapté ou d'aide humaine si nécessaire.

Les préjudices extra-patrimoniaux temporaires regroupent le déficit fonctionnel temporaire et les souffrances endurées. Les préjudices extra-patrimoniaux permanents regroupent le déficit fonctionnel permanent, le préjudice esthétique, le préjudice d'agrément, le préjudice sexuel et le préjudice d'établissement. Ce dernier indemnisé spécifiquement la perte d'une chance d'établir une vie familiale et affective.

L'article 706-3 du Code de procédure pénale ouvre la voie à la "réparation intégrale des dommages qui résultent des atteintes à la personne" devant la Commission d'indemnisation des victimes d'infractions, avec versement par le Fonds de garantie. Cette procédure aboutit même si l'auteur est inconnu, en fuite ou insolvable.

Le cabinet construit le dossier de chiffrage avec un médecin-conseil et un expert psychologue, puis négocier avec le Fonds de garantie ou plaidé devant la CIVI.

La CIVI peut-elle indemniser si l'auteur ne paie pas ?

Oui. La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions assure une réparation intégrale même en l'absence totale de paiement par l'auteur. Le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions verse les sommes allouées, puis exerce un recours contre l'auteur condamné.

L'article 706-3 du Code de procédure pénale ouvre cette voie à toute personne "ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d'une infraction" dès lors que les faits sont prévus par les articles 222-22 à 222-30 du Code pénal. Toutes les agressions sexuelles relèvent donc de la CIVI.

L'indemnisation est indépendante d'une condamnation : la CIVI peut indemniser même après un classement, un non-lieu ou une relaxe, en se contentant d'apprécier le caractère matériel de l'infraction. Le délai pour agir est de trois ans à compter de l'infraction, ou d'un an à compter de la décision pénale définitive.

La deuxième chambre civile rappelle l'autonomie de la procédure CIVI : "l'action engagée le 21 août 2009, par Mme Y... devant la CIVI en vue de son indemnisation par le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions (FGTI)" est jugée à part, sans nécessairement coïncider avec l'action contre l'auteur (Cass. civ. 2e, 13 sept. 2018, n° 17-20.966, publié au Bulletin). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/5fca877290b1da78832773bb

Le cabinet saisit la CIVI, articule les postes de préjudice et négocie avec le Fonds de garantie en parallèle de la procédure pénale.

Vais-je devoir parler publiquement à l'audience ?

Pas nécessairement. Plusieurs aménagements protègent l'intimité de la victime, garantis par le Code de procédure pénale et la jurisprudence.

Le huis clos, prévu par l'article 306 du Code de procédure pénale devant la cour d'assises et la cour criminelle départementale, est de droit lorsque la victime de viol ou d'agression sexuelle aggravée le demande. Le président doit l'ordonner sans pouvoir d'appréciation discrétionnaire. Devant le tribunal correctionnel, l'article 400 du même code permet également d'ordonner que les débats aient lieu hors la présence du public lorsque la publicité est dangereuse pour l'ordre, les mœurs ou la victime.

L'article 39 quinquies de la loi du 29 juillet 1881 protégé l'identité de la victime contre toute diffusion par voie de presse sans son accord. La première chambre civile a précisé que la divulgation des circonstances précises de l'agression, sans consentement, constitue en outre une atteinte à la vie privée sanctionnée sur le fondement de l'article 9 du Code civil (Cass. civ. 1re, 9 sept. 2020, n° 19-16.415, publié au Bulletin). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/5fca4731af6750a4d42a30f1

La préparation à l'audience inclut la rédaction d'une déclaration écrite, l'identification des questions prévisibles, la coordination avec l'expert et la décision de demander un huis clos partiel ou total. Le cabinet prépare la victime aux débats et intervient sur la confidentialité tout au long de la procédure.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

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