Cabinet Kohen Avocats, défense des victimes

Avocat victime de viol à Paris : plainte, partie civile et indemnisation

Déposer plainte, être accompagnée devant la cour d'assises et obtenir une réparation intégrale : le cabinet vous assiste à chaque étape, y compris si vous êtes restée silencieuse ou figée au moment des faits.

Urgence confidentielle, 24h/24 – 7j/7. Intervention immédiate à Paris et dans toute l'Île-de-France, y compris la nuit et les week-ends.

Maître Hassan Kohen, avocat pénaliste à Paris

Maître Hassan Kohen

Avocat au Barreau de Paris — droit pénal et défense d'urgence.

Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)

Page mise à jour le 11 juin 2026.

Le temps ne ferme pas tout

Vingt ans de prescription pour les victimes majeures ; davantage pour les victimes mineures au moment des faits.

La sidération est reconnue

Rester silencieuse ou figée n'affaiblit pas votre parole : la jurisprudence le reconnaît expressément.

Le classement n'est pas la fin

Une plainte classée sans suite peut rebondir : constitution de partie civile devant le juge d'instruction.

Réponse rapide

Le viol est un crime prévu par l'article 222-23 du Code pénal, puni de quinze ans de réclusion criminelle, davantage en cas d'aggravation, et jugé par la cour d'assises. Les victimes majeures disposent de vingt ans pour porter plainte à compter des faits ; la sidération et l'état de choc sont reconnus par la jurisprudence et n'affaiblissent pas la plainte. En cas de classement sans suite, la constitution de partie civile relance le dossier ; en cas d'insolvabilité de l'auteur, la CIVI indemnise. Le cabinet Kohen Avocats accompagne chaque étape. Confidentiel, au 06 89 11 34 45.

Comprendre votre situation

Vos droits de victime, expliqués

Le viol est un crime défini par le Code pénal : la victime a des droits effectifs à chaque étape, de la plainte aux assises et jusqu'à la réparation intégrale. Tout ce qu'il faut comprendre, point par point.

Le cadre

Ce que la loi prévoit pour vous

Qualification, juridiction et prescription.

1

Le viol est un crime : quinze ans de réclusion criminelle encourus, davantage en cas de circonstances aggravantes.

2

Il est jugé par la cour d'assises, avec possibilité de huis clos à la demande de la victime partie civile.

3

Victimes majeures : vingt ans pour porter plainte à compter des faits.

4

Victimes mineures au moment des faits : délais allongés courant à compter de la majorité.

Être restée silencieuse ou figée pendant les faits ne vous sera pas opposé : la jurisprudence reconnaît la sidération et l'état de choc, expliqués par l'expertise psychologique. La passivité peut résulter de la peur, de la surprise, de l'emprise, du sommeil ou de l'alcoolisation.

Le choix décisif

D'abord le soin, puis la plainte préparée

L'ordre des démarches compte, sans jamais vous presser.

Les premières heures et jours

  • Les soins d'abord : unité médico-judiciaire, conservation des preuves.
  • Le certificat médical initial pèse durablement dans le dossier.
  • Aucune obligation de déposer plainte immédiatement pour être soignée.

La plainte et ses suites

  • Commissariat, gendarmerie ou courrier au procureur, plainte préparée avec l'avocat.
  • Classement sans suite : la constitution de partie civile relance le dossier.
  • CIVI : indemnisation même si l'auteur est insolvable ou non identifié.

Le conseil du cabinet : consulter avant la plainte quand c'est possible. Une chronologie posée et des pièces organisées évitent les répétitions douloureuses et les fragilités exploitables.

Les appuis reconnus de votre parole :

Expertise psycho-traumatiqueCertificats médicauxMessages et témoinsSidération reconnueHuis clos possible

Votre accompagnement

Le rôle de l'avocat à chaque étape

De la plainte aux assises, puis jusqu'à la réparation.

L'étape du courage

Déposer plainte accompagnée

Commissariat, gendarmerie ou procureur : l'avocat prépare et peut assister l'audition.

L'instruction

Partie civile active

Accès au dossier, demandes d'actes, préparation des confrontations protégées.

Les assises

Être défendue à l'audience

Préparation au procès, huis clos, plaidoirie de partie civile.

La réparation

Obtenir et exécuter

Chiffrage intégral des préjudices, CIVI en cas d'insolvabilité, suivi du paiement.

Le cabinet établit une convention d'honoraires claire dès le premier échange ; l'aide juridictionnelle est mobilisable selon les ressources.

Chronologie

De la plainte aux assises : le déroulé

Les étapes habituelles d'un dossier criminel côté victime.

Soins et preuves

Unité médico-judiciaire, certificat initial, conservation des éléments.

Plainte préparée

Chronologie et pièces organisées avec l'avocat.

Enquête

Auditions assistées ; en cas de classement, la partie civile relance.

Instruction

Accès au dossier, demandes d'actes, expertises, confrontations protégées.

Cour d'assises

Huis clos possible ; la partie civile est entendue et défendue.

Indemnisation

Réparation intégrale, CIVI si nécessaire, suivi de l'exécution.

Préparer le dossier

Les pièces utiles à réunir

À votre rythme : rien n'est exigé d'emblée.

Certificat médical initial et tout suivi médical ou psychologique.

Chronologie écrite des faits, même partielle ou fragmentée.

Messages, captures et tout échange conservé.

Identité des personnes à qui vous avez parlé.

Vêtements ou objets conservés le cas échéant.

Récépissé de plainte si elle est déjà déposée.

Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise et complète avec vous en urgence au 06 89 11 34 45.

FAQ

Questions fréquentes

7 réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence.

Puis-je porter plainte longtemps après le viol ?

Oui, mais sous réserve de la prescription de l'action publique. L'article 7 du Code de procédure pénale fixe le délai à vingt ans à compter du jour où le viol a été commis lorsque la victime est majeure.

Lorsque la victime était mineure au moment des faits, le même texte porte le délai à trente ans, mais le point de départ est reporté à la majorité. Une victime mineure peut donc agir pénalement jusqu'à ses quarante-huit ans.

La Chambre criminelle a précisé que l'amnésie traumatique, fréquente après un viol, ne suspend pas la prescription et ne reporte pas son point de départ, faute d'être extérieure à la victime au sens de l'article 9-3 du Code de procédure pénale (Cass. crim., 13 janv. 2021, n° 19-86.509, motifs : "faute d'être extérieure à la partie qui l'invoque, l'amnésie traumatique ne constitue pas un obstacle de fait assimilable à la force majeure, pouvant suspendre la prescription dans les conditions prévues par l'article 9-3 du code de procédure pénale, ni retarder son point de départ"). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/600fe81c2ac11d01ee3329b5

L'arrêt est sévère pour les victimes amnésiques : il impose d'agir dans le délai légal, même si les souvenirs reviennent tardivement. Le cabinet examine systématiquement le calendrier exact pour vérifier que la voie pénale, civile ou CIVI reste ouverte avant toute démarche.

Dois-je d'abord consulter un médecin ou déposer plainte ?

L'urgence est médicale et sécuritaire. La prise en charge dans une unité médico-judiciaire ou aux urgences permet de prélever les traces biologiques, dater les lésions et déclencher un suivi psychologique. Le certificat établi à chaud constitue une pièce centrale du dossier pénal.

La plainte peut être déposée dans un second temps, en commissariat, en gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République. Le délai d'attente n'efface pas les preuves : les messages, les confidences à un proche, le suivi psychologique postérieur, les attestations de témoins indirects pèsent.

La Chambre criminelle reconnaît pleinement la sidération de la victime au moment des faits et son impact sur le comportement post-traumatique. Dans un arrêt récent, elle a jugé qu'une victime restée silencieuse durant l'agression, en état de prostration, demeure protégée par l'article 222-22 du Code pénal dès lors que l'auteur a agi en connaissance de l'absence de consentement (Cass. crim., 11 sept. 2024, n° 23-86.657, motifs : "les juges ont établi que le prévenu a agi par surprise en procédant à des attouchements sur la victime alors que celle-ci était endormie, puis en poursuivant ses gestes qui ont généré chez elle un état de sidération, qu'il a lui-même constaté, ce qui établit qu'il a agi en toute connaissance du défaut de consentement de cette dernière"). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/66e1588e75650f6c7dca1bf3

Le cabinet vous accompagne dans la chronologie : examen médical, recueil des pièces, rédaction de la plainte ou plainte avec constitution de partie civile selon la situation procédurale.

Que faire si je suis restée silencieuse ou figée ?

Le silence ou la sidération au moment des faits ne valent jamais consentement. L'article 222-22 du Code pénal définit l'agression sexuelle comme tout acte sexuel non consenti, en précisant que le consentement "ne peut être déduit du seul silence ou de la seule absence de réaction de la victime".

La Chambre criminelle a confirmé cette lecture dans une espèce où la victime, réveillée en plein sommeil par les attouchements de son oncle, était restée figée, incapable de bouger ni de crier. La cour a retenu la culpabilité : "Mme [C] a été constante dans ses déclarations en indiquant qu'elle dormait et avait été réveillée alors que M. [D] lui touchait déjà le sexe, qu'elle avait ensuite été prise de sidération, évoquant un état de prostration et expliquant qu'elle n'avait pu ni bouger ni crier, comme si son corps ne lui appartenait plus et ne répondait plus, raison pour laquelle elle n'était pas parvenue a dire non et a repousser son agresseur" (Cass. crim., 11 sept. 2024, n° 23-86.657, publié au Bulletin). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/66e1588e75650f6c7dca1bf3

L'expertise psychologique décrivant un syndrome psycho-traumatique permet d'expliquer la passivité : peur, surprise, emprise, sommeil, alcoolisation, menace, autorité ou état de choc. Le contexte familial ou hiérarchique rend l'absence de réaction encore plus compréhensible.

Le cabinet documente cette sidération avec un suivi psychologique, des témoignages contemporains et l'expertise. Cette construction probatoire change la perception du dossier et neutralise l'argument du "consentement implicite" oppose par la défense.

Puis-je obtenir une indemnisation si l'auteur est insolvable ?

Oui. La Commission d'indemnisation des victimes d'infractions, saisie pres du tribunal judiciaire, indemnisé intégralement les victimes de viol même si l'auteur est inconnu, en fuite ou insolvable. Le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions verse les sommes allouées, puis exerce ensuite un recours contre l'auteur.

L'article 706-3 du Code de procédure pénale ouvre la réparation intégrale à toute personne "ayant subi un préjudice résultant de faits volontaires ou non qui présentent le caractère matériel d'une infraction", dès lors que les faits sont prévus par les articles 222-22 à 222-30 du Code pénal. Le viol, prévu par l'article 222-23 et puni de quinze ans de réclusion criminelle, ouvre toujours la voie de la CIVI.

La saisine est indépendante d'une condamnation pénale : même en cas de classement, de non-lieu ou de relaxe, la CIVI peut indemniser dès lors qu'elle estime caractérisé le caractère matériel de l'infraction. Le délai pour agir est de trois ans à compter de l'infraction, ou d'un an à compter de la décision pénale définitive.

Le dossier doit être construit poste par poste : préjudice moral, déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice sexuel, préjudice esthétique, perte de revenus, frais médicaux et psychologiques, incidence professionnelle. Le cabinet chiffre chaque poste à partir de la nomenclature Dintilhac et négocié ou plaidé devant la CIVI.

Et si ma plainte est classée sans suite ?

Un classement sans suite par le procureur de la République ne signifie pas que les faits sont faux ou que la victime n'a aucun recours. Trois voies sont ouvertes selon le motif retenu.

Le recours hiérarchique auprès du procureur général permet de demander un réexamen du dossier. Il doit être adresse dans le mois suivant la notification, accompagné d'observations étayées sur les pièces et les actes d'enquête manquants.

La plainte avec constitution de partie civile, prévue à l'article 85 du Code de procédure pénale, déclenche obligatoirement l'ouverture d'une information judiciaire devant le juge d'instruction des qu'elle remplit les conditions de recevabilité. Elle est possible après un classement ou après trois mois sans réponse du parquet sur une plainte simple. Une consignation est exigée, sauf admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

La Chambre criminelle rappelle que cette voie permet à la victime de remettre en mouvement l'action publique : "l'article 85 du code de procédure pénale dispose que toute personne qui se prétend lésée par un crime ou un délit peut en portant plainte se constituer partie civile devant le juge d'instruction compétent" (TJ Strasbourg, 1re ch. civ., 25 sept. 2025, n° 23/04068, motifs reprenant le texte). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/68d5b4a4876d446c8f4b3451

Le cabinet analyse le motif du classement, identifie les pièces complémentaires utiles et choisit la voie la plus efficace : recours, plainte avec constitution de partie civile ou citation directe selon les cas.

La cour d'assises est-elle obligatoire ?

Le viol est un crime puni par l'article 222-23 du Code pénal de quinze ans de réclusion criminelle. La juridiction compétente dépend des circonstances aggravantes et de la situation de récidive.

Pour un viol simple commis sur une personne majeure, la peine encourue est de quinze ans : depuis la loi du 22 décembre 2021, l'affaire est jugée par la cour criminelle départementale, composée uniquement de magistrats professionnels. Cette juridiction a été généralisée pour les crimes punis de quinze à vingt ans de réclusion lorsqu'ils sont commis hors récidive.

La cour d'assises, composée de magistrats et de jurés populaires, retrouve sa compétence dans plusieurs hypothèses : viol commis avec circonstances aggravantes portant la peine encourue à vingt ans ou plus, état de récidive légale, connexité avec un autre crime relevant des assises, ou appel d'une décision de cour criminelle départementale (l'appel se fait devant la cour d'assises d'appel).

La Chambre criminelle veille à la motivation des peines criminelles prononcées : la cour d'assises doit exposer les éléments de gravité et la personnalité de l'auteur (Cass. crim., 27 mars 2019, n° 18-82.351, publié au Bulletin). Lien officiel : https://www.courdecassation.fr/décision/5fca7441d7153261265b2084

Le cabinet anticipe la juridiction compétente des le stade de l'instruction et adapté la stratégie probatoire au mode de jugement retenu, qu'il s'agisse de la cour criminelle départementale ou de la cour d'assises.

Combien coûte l'accompagnement ?

Les honoraires sont fixes après un premier échange permettant d'identifier le stade procédural et le périmètre exact de l'intervention. Plusieurs formats sont proposes selon le besoin.

La consultation initiale a forfait permet d'analyser le dossier, de hiérarchiser les options procédurales (plainte simple, plainte avec constitution de partie civile au sens de l'article 85 du Code de procédure pénale, saisine de la CIVI sur le fondement de l'article 706-3) et d'orienter vers la voie la plus protectrice.

Les missions plus larges (assistance lors du dépôt de plainte, suivi de l'instruction, audience devant la cour criminelle départementale ou la cour d'assises, saisine de la CIVI, action civile) font l'objet d'un devis distinct. La complexité, la durée prévisible, le nombre d'audiences et les actes d'enquête attendus déterminent le forfait.

L'aide juridictionnelle est mobilisable sous conditions de ressources. Pour les victimes de viol, l'article 9-2 de la loi du 10 juillet 1991 prévoit une aide juridictionnelle sans condition de ressources lorsque l'instance porte sur les faits criminels les plus graves.

La mission ne démarre qu'après signature de la lettre de mission et règlement de la provision convenue. Le cabinet vous accompagne du dépôt de plainte jusqu'à la liquidation du préjudice devant la juridiction pénale ou la CIVI.

Références

Textes officiels et pages liées

Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.

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