Cabinet Kohen Avocats — Violences intrafamiliales et défense pénale
Avocat ordonnance de protection à Paris : obtenir ou contester la mesure
Le cabinet saisit le juge aux affaires familiales en urgence — décision dans les six jours, protection provisoire immédiate possible en vingt-quatre heures — et défend aussi la personne visée par la requête, à Paris et en Île-de-France.
Urgence confidentielle, 24h/24 – 7j/7. Danger immédiat : appelez le 17. Le 3919 (Violences Femmes Info) écoute et oriente, gratuitement et anonymement.
Maître Hassan Kohen
Avocat au Barreau de Paris — droit pénal, violences intrafamiliales et défense d'urgence.
Fiche officielle sur l'annuaire des avocats de France (CNB) · 4,9/5 sur Google (233 avis)
Page mise à jour le 3 juillet 2026.
Requête en urgence
Saisine du juge aux affaires familiales : décision dans les six jours, protection provisoire immédiate possible en vingt-quatre heures.
La preuve du danger
Violences vraisemblables et danger actuel : deux conditions cumulatives, un dossier de preuve à construire pièce par pièce.
Après l'ordonnance
Douze mois de mesures, appel sous quinze jours, sanctions pénales en cas de violation : l'exécution s'organise et se défend.
Réponse rapide
L'ordonnance de protection des articles 515-9 et suivants du Code civil permet au juge aux affaires familiales de protéger en urgence la victime de violences au sein du couple, même sans cohabitation et sans plainte pénale préalable. Le juge statue dans un délai maximal de six jours et peut interdire tout contact, attribuer le logement, aménager l'autorité parentale et autoriser la dissimulation d'adresse. Depuis la loi du 13 juin 2024, une ordonnance provisoire de protection immédiate peut même être rendue en vingt-quatre heures. Le cabinet intervient pour la victime comme pour la personne visée, en urgence au 06 89 11 34 45.
Comprendre votre situation
L'ordonnance de protection, expliquée
L'ordonnance de protection est prévue par les articles 515-9 et suivants du Code civil : le juge aux affaires familiales protège en urgence la victime de violences, sans attendre le procès pénal. Conditions, mesures, délais, recours : tout ce qu'il faut comprendre, point par point.
Définition
Une protection civile d'urgence, en six jours
Ce que le juge aux affaires familiales doit constater pour délivrer l'ordonnance.
Des violences au sein du couple ou par un ancien conjoint, partenaire ou concubin — même sans cohabitation, présente ou passée.
Un danger pour la victime ou pour un ou plusieurs enfants.
Une double vraisemblance — des violences et du danger — appréciée sur pièces, contradictoirement débattues.
Aucune plainte pénale préalable n'est exigée : la voie civile est autonome.
Le juge statue dans un délai maximal de six jours à compter de la fixation de la date d'audience. Depuis la loi du 13 juin 2024, en cas de danger grave et immédiat, une ordonnance provisoire de protection immédiate peut même être rendue en vingt-quatre heures, sur demande du procureur avec l'accord de la victime. Le dispositif protège aussi la personne majeure menacée de mariage forcé.
Les mesures
Protéger la personne, organiser la vie quotidienne
Le juge choisit parmi les mesures de l'article 515-11 du Code civil, après débat contradictoire.
Mettre à distance
- Interdiction d'entrer en contact avec la victime, de quelque façon que ce soit.
- Interdiction de paraître dans certains lieux qu'elle fréquente.
- Interdiction de détenir une arme, avec remise aux forces de l'ordre.
- Dissimulation de l'adresse de la victime, domicile élu chez l'avocat.
Organiser le quotidien
- Attribution du logement à la victime, même partie en hébergement d'urgence.
- Autorité parentale, résidence des enfants, droit de visite — au besoin en espace de rencontre.
- Contributions financières : charges du mariage, entretien des enfants.
- Jouissance de l'animal de compagnie, aide juridictionnelle provisoire.
Le conseil du cabinet : demander toutes les mesures, sans hiérarchie, affaiblit la requête. On cible celles que les pièces soutiennent vraiment — et pour la personne visée, on conteste précisément celles qui sont disproportionnées.
En complément, le procureur peut attribuer un téléphone grave danger :
Votre défense
Le rôle de l'avocat, côté victime comme côté défense
Une procédure rapide se gagne dans la préparation, pas à l'audience.
Construire le dossier de preuve
Certificats médicaux, attestations, messages, plaintes : chaque pièce est annexée à la requête et orientée vers la double vraisemblance.
Déclencher les bons canaux
Protection immédiate en vingt-quatre heures via le parquet, téléphone grave danger, articulation avec la plainte pénale.
Plaider en chambre du conseil
Débat contradictoire sur chaque mesure ; auditions séparées possibles à la demande de la victime.
Exécuter, adapter, contester
Notification, signalement des violations, demande de modification ou de mainlevée, appel dans les quinze jours.
Pour la personne visée par une requête : la vraisemblance des faits et l'actualité du danger se contestent sur pièces, et chaque mesure disproportionnée se combat — sans jamais violer l'ordonnance dans l'intervalle, sous peine de trois ans d'emprisonnement.
Chronologie
De la requête à la décision : le déroulé
Les étapes habituelles, avec les délais légaux.
Requête au juge aux affaires familiales
Déposée par la victime, si besoin assistée, ou par le ministère public avec son accord — pièces annexées.
En cas de danger grave et immédiat
Ordonnance provisoire de protection immédiate rendue en vingt-quatre heures, sur les seules pièces de la requête.
Convocation des parties
Par tous moyens adaptés ; le ministère public donne son avis.
Audience en chambre du conseil
Débat contradictoire hors public ; auditions séparées à la demande de la victime.
Ordonnance dans les six jours
À compter de la fixation de la date d'audience ; exécutoire de plein droit, notifiée aux parties et au procureur.
Douze mois de mesures
Prolongation possible si divorce ou saisine du juge sur l'autorité parentale ; appel dans les quinze jours ; violation = délit.
Préparer la requête
Les pièces utiles à réunir
Ce qui établit la vraisemblance des violences et l'actualité du danger.
Certificats médicaux, comptes rendus d'urgences ou d'UMJ, arrêts de travail.
Plaintes, mains courantes, récépissés de dépôt, suites données.
Messages, courriels, enregistrements, captures d'écran datées.
Attestations de témoins conformes à l'article 202 du Code de procédure civile.
Éléments sur les enfants : école, médecin, suivi psychologique.
Logement et ressources : bail ou titre, charges, revenus des deux parties.
Transmettez ce que vous avez, même incomplet : le cabinet hiérarchise, complète et met en forme la requête en urgence au 06 89 11 34 45.
FAQ
Questions fréquentes
Treize réponses détaillées, sourcées sur les textes et la jurisprudence de la Cour de cassation.
Qu'est-ce qu'une ordonnance de protection ?
L'ordonnance de protection est une décision civile d'urgence créée par la loi du 9 juillet 2010 et renforcée par les lois du 28 décembre 2019 et du 13 juin 2024. L'article 515-9 du Code civil permet au juge aux affaires familiales de la délivrer lorsque les violences exercées au sein du couple, y compris lorsqu'il n'y a pas de cohabitation, ou par un ancien conjoint, un ancien partenaire de PACS ou un ancien concubin, y compris lorsqu'il n'y a jamais eu de cohabitation, mettent en danger la personne qui en est victime ou un ou plusieurs enfants.
Elle ne juge pas la culpabilité pénale de l'auteur : elle organise une protection concrète et rapide — interdiction de contact, éviction du logement, aménagement de l'autorité parentale, dissimulation d'adresse. L'article 515-13 étend le dispositif à la personne majeure menacée de mariage forcé. Le volet pénal (plainte, poursuites) suit son propre cours, en parallèle.
Quelles sont les conditions pour obtenir une ordonnance de protection ?
Deux conditions cumulatives, posées par l'article 515-11 du Code civil : des raisons sérieuses de considérer comme vraisemblables, d'une part, la commission des faits de violence allégués et, d'autre part, le danger auquel la victime ou un ou plusieurs enfants sont exposés. Il ne s'agit pas d'exiger une preuve parfaite : la vraisemblance suffit, mais elle doit porter sur les deux éléments, au vu de pièces contradictoirement débattues.
La Cour de cassation juge que cette appréciation relève du pouvoir souverain des juges du fond : « c'est dans l'exercice de son pouvoir souverain que la cour d'appel, qui a examiné les dépôts de plainte effectués par les deux parties et les certificats médicaux versés aux débats [...] a estimé que le prononcé d'une ordonnance de protection était justifié » (Cass. 1re civ., 10 février 2021, n° 19-22.793, publié au Bulletin). D'où l'importance décisive du dossier de preuve présenté au juge.
Faut-il avoir déposé plainte avant de demander une ordonnance de protection ?
Non. L'article 515-10 du Code civil le dit expressément : « Sa délivrance n'est pas conditionnée à l'existence d'une plainte pénale préalable. » La victime peut saisir directement le juge aux affaires familiales, si besoin assistée d'un avocat ; le ministère public peut aussi saisir le juge avec son accord.
L'audience se tient en chambre du conseil, hors la présence du public, et les auditions des parties peuvent avoir lieu séparément à la demande de la partie demanderesse — une garantie importante quand la confrontation est redoutée. En pratique, une plainte ou une main courante renforce le dossier, mais son absence n'interdit rien : le cabinet construit la requête avec les pièces disponibles (certificats médicaux, messages, attestations) et articule ensuite, si nécessaire, le volet pénal.
En combien de temps l'ordonnance de protection est-elle rendue ?
Le délai est fixé par l'article 515-11 du Code civil : l'ordonnance de protection est délivrée « dans un délai maximal de six jours à compter de la fixation de la date de l'audience ». C'est l'une des procédures civiles les plus rapides du droit français.
Depuis la loi du 13 juin 2024, une ordonnance provisoire de protection immédiate peut en outre être rendue en vingt-quatre heures lorsque le danger est grave et immédiat (article 515-13-1 du Code civil). La décision est exécutoire de plein droit ; elle peut être frappée d'appel dans un délai de quinze jours suivant sa notification (article 1136-11 du Code de procédure civile), sans que l'appel suspende son exécution. Le calendrier réel dépend de la fixation de l'audience par le greffe : une requête complète et bien montée accélère toute la chaîne.
Qu'est-ce que l'ordonnance provisoire de protection immédiate (protection en 24 heures) ?
C'est la grande nouveauté de la loi n° 2024-536 du 13 juin 2024. L'article 515-13-1 du Code civil permet au ministère public, avec l'accord de la personne en danger, de demander — en même temps que l'ordonnance de protection — une ordonnance provisoire de protection immédiate, « délivrée par le juge aux affaires familiales dans un délai de vingt-quatre heures à compter de sa saisine », au vu des seuls éléments joints à la requête, si le danger apparaît grave et immédiat.
Le juge peut prononcer à titre provisoire l'interdiction de contact et de paraître, l'interdiction de détenir une arme avec remise aux forces de l'ordre, la suspension du droit de visite et d'hébergement et la dissimulation d'adresse. Ces mesures durent jusqu'à la décision sur l'ordonnance de protection elle-même. La violation d'une ordonnance provisoire est pénalement réprimée dans les mêmes conditions que celle d'une ordonnance de protection (article 227-4-2 du Code pénal).
Quelles mesures le juge aux affaires familiales peut-il prononcer ?
L'article 515-11 du Code civil dresse la liste complète : interdiction de recevoir, rencontrer ou entrer en relation avec certaines personnes ; interdiction de se rendre dans certains lieux où se trouve habituellement la victime ; interdiction de détenir ou porter une arme, avec remise des armes au service de police ou de gendarmerie ; proposition d'une prise en charge sanitaire, sociale ou psychologique ou d'un stage de responsabilisation.
Le juge statue aussi sur la vie quotidienne : attribution de la jouissance du logement au conjoint, partenaire ou concubin qui n'est pas l'auteur des violences ; modalités de l'autorité parentale, du droit de visite et d'hébergement et des contributions financières ; attribution de la jouissance de l'animal de compagnie du foyer, depuis la loi de 2024 ; autorisation de dissimuler son domicile en élisant domicile chez son avocat ou une personne morale qualifiée ; admission provisoire à l'aide juridictionnelle. Chaque mesure est débattue contradictoirement — la sélection des demandes est un choix stratégique que le cabinet arbitre avec vous.
Qui conserve le logement en cas d'ordonnance de protection ?
La règle est protectrice et claire. Selon l'article 515-11, 3° et 4°, du Code civil, la jouissance du logement conjugal ou commun « est attribuée, sauf ordonnance spécialement motivée justifiée par des circonstances particulières, au conjoint qui n'est pas l'auteur des violences, et ce même s'il a bénéficié d'un hébergement d'urgence ». La même règle vaut pour les partenaires de PACS et les concubins.
Autrement dit : la victime qui a fui le domicile ne perd pas son droit au logement — c'est l'auteur des violences qui a vocation à être évincé, et le juge peut mettre à sa charge la prise en charge des frais afférents. Le cabinet prépare ce volet avec les justificatifs utiles : bail ou titre de propriété, charges, situation des enfants, solutions de relogement du défendeur. Pour la personne visée par la requête, la disproportion de la mesure d'éviction se discute pied à pied devant le juge.
Ordonnance de protection et enfants : autorité parentale, résidence, droit de visite ?
Le juge aux affaires familiales se prononce, dans l'ordonnance elle-même, sur les modalités d'exercice de l'autorité parentale, la résidence des enfants, le droit de visite et d'hébergement et la contribution à leur entretien (article 515-11, 5°). Lorsqu'une interdiction de contact est prononcée, la décision de ne pas ordonner un droit de visite en espace de rencontre ou en présence d'un tiers de confiance doit être spécialement motivée.
La Cour de cassation a précisé deux points majeurs. D'abord, pour interdire au défendeur de rencontrer les enfants hors droit de visite, le juge « n'avait pas à se prononcer sur l'existence d'un danger encouru par l'enfant » : la protection du parent victime suffit (Cass. 1re civ., 23 mai 2024, n° 22-22.600, publié au Bulletin). Ensuite, les règles d'audition du mineur capable de discernement « sont applicables à la procédure aux fins de délivrance d'une ordonnance de protection » : le refus d'auditionner doit être motivé (Cass. 1re civ., 20 mai 2026, n° 24-15.753, publié au Bulletin).
Combien de temps dure une ordonnance de protection ?
Les mesures sont prises « pour une durée maximale de douze mois à compter de la notification de l'ordonnance » (article 515-12 du Code civil, dans sa rédaction issue de la loi du 13 juin 2024, qui a doublé la durée initiale de six mois).
Elles peuvent être prolongées au-delà si, pendant ce délai, une demande en divorce ou en séparation de corps a été déposée, ou si le juge aux affaires familiales a été saisi d'une demande relative à l'exercice de l'autorité parentale. Le même texte permet au juge, à tout moment et à la demande de l'une des parties ou du ministère public, de supprimer ou modifier tout ou partie des mesures, d'en décider de nouvelles, d'accorder une dispense temporaire au défendeur ou de rapporter l'ordonnance. La durée effective de la protection se pilote donc activement — le cabinet anticipe le relais par la procédure de divorce ou la saisine au fond quand la situation l'exige.
Que risque la personne qui ne respecte pas une ordonnance de protection ?
La violation des obligations ou interdictions d'une ordonnance de protection — ou d'une ordonnance provisoire de protection immédiate — est un délit autonome. L'article 227-4-2 du Code pénal, dans sa rédaction en vigueur depuis le 15 juin 2024, le punit de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. Un contact interdit, même par SMS ou par un tiers interposé, suffit à caractériser l'infraction ; la garde à vue est possible.
La chambre criminelle contrôle strictement ce contentieux : dans un dossier de non-respect d'ordonnance de protection et de harcèlement moral aggravé, elle a rappelé que le cumul d'une peine d'emprisonnement et des peines complémentaires d'interdiction de paraître ou d'entrer en contact, issu de la loi du 30 juillet 2020, « ne peut recevoir application que pour les faits commis après son entrée en vigueur » (Cass. crim., 31 janvier 2024, n° 22-86.821, publié au Bulletin). Victime d'une violation : faites constater chaque manquement et signalez-le sans délai. Poursuivi : la matérialité et la date de chaque fait se discutent précisément.
Peut-on contester une ordonnance de protection ou faire appel ?
Oui, dans un délai bref : « L'ordonnance de protection est susceptible d'appel dans un délai de quinze jours suivant sa notification » (article 1136-11 du Code de procédure civile). L'appel ne suspend pas l'exécution des mesures. Indépendamment de l'appel, l'article 515-12 du Code civil permet à tout moment de demander la modification, la dispense temporaire ou la mainlevée des mesures.
Sur le fond, la défense porte sur les deux conditions cumulatives : la vraisemblance des violences et le danger, qui doit être actuel — le juge est « tenu de se placer à la date où il statue » et peut refuser la mesure lorsque la demanderesse « ne démontrait pas l'existence d'un danger actuel » malgré des violences passées vraisemblables (Cass. 1re civ., 13 février 2020, n° 19-22.192). Sur la forme, l'absence d'annexion des pièces à la requête est une nullité de forme qui suppose la preuve d'un grief (Cass. 1re civ., 16 novembre 2022, n° 21-15.095, publié au Bulletin). Le cabinet défend aussi bien la victime que la personne visée par la requête.
Qu'est-ce que le téléphone grave danger (TGD) et comment l'obtenir ?
Le téléphone grave danger est un dispositif de téléprotection attribué par le procureur de la République, prévu par l'article 41-3-1 du Code de procédure pénale : en cas de grave danger menaçant une victime de violences conjugales — ou de viol —, le procureur peut lui attribuer, pour six mois renouvelables et avec son consentement exprès, un téléphone permettant d'alerter immédiatement les autorités, avec géolocalisation au moment de l'alerte.
Deux voies y conduisent : soit l'auteur fait déjà l'objet d'une interdiction judiciaire d'entrer en contact — notamment dans le cadre d'une ordonnance de protection ou d'une ordonnance provisoire de protection immédiate, d'un contrôle judiciaire ou d'une condamnation —, soit le danger est avéré et imminent, par exemple lorsque l'auteur est en fuite. L'attribution suppose l'absence de cohabitation. L'ordonnance de protection et le TGD se complètent donc : la première pose l'interdiction, le second donne à la victime un moyen d'alerte immédiat. Le cabinet formule la demande auprès du parquet en parallèle de la requête devant le juge aux affaires familiales.
Pourquoi une demande d'ordonnance de protection peut-elle être rejetée ?
Trois causes dominent le contentieux. D'abord, l'absence de danger actuel : les deux conditions de l'article 515-11 sont cumulatives, et des violences passées vraisemblables ne suffisent pas si, au jour où le juge statue, le danger n'est plus démontré (Cass. 1re civ., 13 février 2020, n° 19-22.192). Ensuite, la faiblesse du dossier de preuve : sans certificats médicaux, attestations, messages ou plaintes, la vraisemblance des violences elle-même peut être écartée, et cette appréciation relève du pouvoir souverain des juges du fond (Cass. 1re civ., 10 février 2021, n° 19-22.793). Enfin, des demandes mal calibrées, qui fragilisent l'ensemble de la requête.
Un rejet n'est pas une fin : appel dans les quinze jours, nouvelle requête sur des faits nouveaux, action au fond devant le juge aux affaires familiales, plainte pénale. La bonne stratégie se décide sur pièces — c'est précisément le travail du cabinet, dès le premier appel.
Références
Textes officiels et pages liées
Les sources de cette page et les expertises voisines du cabinet.
Textes officiels
- Article 515-9 du Code civil — conditions de l'ordonnance de protection
- Article 515-11 du Code civil — délai de six jours et mesures
- Article 515-12 du Code civil — durée de douze mois
- Article 515-13-1 du Code civil — protection immédiate en vingt-quatre heures
- Article 227-4-2 du Code pénal — violation de l'ordonnance
- Article 41-3-1 du Code de procédure pénale — téléphone grave danger
Pour aller plus loin
Besoin d'une ordonnance de protection — ou visé par une requête ?
Contactez le cabinet avant l'audience. Nos avocats montent le dossier de preuve, saisissent le juge aux affaires familiales en urgence et défendent chaque mesure, à Paris et dans toute l'Île-de-France. Disponible 24h/24 – 7 jours/7.